XXXVIII PRÉFACE
visible; 3.* Que l’É.glise a dfl présenter avant Jésus-Christ les mêmes caractères que depuis sa venue , l’unité, l’universalité , la perpétuité. Il termine ce Chapitre en disant que tels sont les principes de la Théologie Catholique sur l'Église primitive. •
Dans la réponse , on admet les principes reconnus vrais par tous les Théologiens , mais on rejette les conséquences que M. Gcrbct prétend tirer de ces principes en faveur de son système ; ces conséquences n’appartenant pas à la doctrine Catholique.
Ainsi , on reconnait , avec les Théologiens , que la vraie Religion est aussi ancienne que le monde lui-môme; on reconnait également que l’ordre primitif et général était que les pères instruisissent leurs enfans dans la Religion. Mais en accordant que les pères avaient cette obligation, on nie qu’ils aient été, généralement, fidèles à s’acquitter de ce devoir sacré. L’ordre primitif était , il est vrai , indépendant , de droit , de la volonté des hommes , mais il en dépendait de fait ; puisque Dieu , en oommandant aux hommes , ne leur ôtait pas la liberté de violer ses préceptes. On ne peut admettre comme appartenant à la doctrine Catholique le dogme inconnu à nos pères qu’avant Jésus-Christ il existait une Église universelle ayant chez tous les peuples la plus haute autorité visible. Aucun Théologien Catholique n’a enseigné cette doctrine.
VI. » Dans le sixième Chapitre , M. Gerbet examine le Cartésianisme dans ses rapports avec la foi avant Jésus-Christ. Il prétend prouver que la notion Théolo-