‹ Examen d'un plan de culture proposéChapitre 10 sur 13 · Culture des jardins · texte numérisé non relu

Culture des jardins

En citant ce programme, le Journal d'agriculture pratique du 6 fevrier dit :‘ Ce programme paraîtra sans doute un peu ‘ trop élevé, mais il faut remarquer qu’u ne doit pas être suivi 4 à la lettre. Dans la pensée du müistre, il doit servir de base à ‘“ l’enseignement donné dans les Ccoles normeles et dans les « écoles primaires rurales. ” |

“ Voilà donc, ajoute-t-il, l’enseignement! agricole introduit ‘ officiellement dans les écoles rurales et norwies. Aux termes “ d’une circulaire adressée aux préfets, on va organiser des # cours d'agriculture partout où les circor:'ances le permettront, ‘“ provoquer l’annexion de jardins aux écoles nermales et pri- “ maires, etc., etc. Quelques-unes de ces mesures ont déjà été

“appliquées dans plusieurs départements.

Ste. Anne, 25 mars 1869, F. Piuore, Ptre.

L'enseignement agricole dans 16 Royaume-Uni

ANGLETERRE.—On lit ce qui suit dans le Journal d’agricullure pratique de Paris, du 31 octobre 1867, sous la signature de M. Eymar de Lucy : “ Dans le Royaume-Uni l’enseignement professionnel ne saisit pas l’agriculteur au berceau : les premières années sont dévolues à cette instruction générale et libérale qui convient également à toutes les professions, et d’où se dégagent plus tard les Spécialités. Vient ensuite lé stage ou la participation active pendant deux ou trois ans à tous Îles travaux d’une grande exploitation ; puis enfin, pour touronnèr l'édifice, l'étude a pprofondie de la partie des sciences physiques, naturelles et mathématiques, sur lesquelles ‘ repose : l'art agricole. Déjà un certain nombre d'écoles secondaires ont été êtablies sur différents points du Royaume-Uni, et, pendant plusieurs années, le Collége royal d’agriculture de Cirencester s’est appliqué à fusionner l'enseignement général avec l’enseignement spécial.

succès des examens sur les sciences agricoles. Mais tout cela

la société, dans Hanover square, des examens annuels portant sur la science et la pratique de l’agriculture, Ja tenue des hvres, la mécanique agricole, etc. Ces examens. sont publics et comprennent des épreuves orales et écrites, à la suite desquels les candidats, classés par ordre de mérite, peuvent recevoir des

On voit que “ dans toute cette organisation, l'initiative des particuliers est seule en jeu, et nous’ ne voyons nulle part la ‘ moindre trace de l’action aüministrative ; cependant il est in- " eontestable que le SONVernement, poussé par l'opinion, se fait Une part plus grande qu’autrefois dan: ja conduite des affaires

agrivoles du Royaume-Uni, ” - Ecosse.—En Ecosse la société d’agriculture et des highlands a délivré des diplômes à ceux qui faisaient preuve de con- Raissances, suit en comptabilité rurale, soit en chimie et en botanique appliquée, ou en médecine vétérinaire,

IRLANDE.—Sous le rapport de l’enseignement de V’agriculture, l'Irlande est plus avancée que l’Angieterre. En Angletérre il n’y 3 aueune institution agricole fondée par l'Etat, Le

a esanentnnÉh toirmemenanaenceer Doha ng es SRE AE di rs

FT TPE

Collége agricole de Cirencester, établi en 1845, a été fondé par des particuliers, En Irlande, au contraire, il y atout un systéme parfaitement, organisé. Cette organisation est due aux “Commissaires de l'éducation nationale d'Irlande. ” Elle comprend trois sortes d'écoles : les écoles communes (ordin

schools), les écoles modèles et les écoles de dégré fupérieut. De cette dernière catégorie il n’y a encore que Glasnevin. On compte une cinquantaine d’écoles communes où l’on enseigne l’agriculture. Les écoles-modèles qui donnent le même ensei- &nement sont au nombre de vingt-huit, En dehors de ce triple enseignement, qui forme dans son ensemble une sorte d’hiérarchie, l’agriculture s’enseigne encore dans 76 work-houses, où maisons de travaux forcés pour les jeunes délinquants. Chacune ‘de ces écoles, sans exception, joint à son enseignement la mise ‘en pratique des leçons de la classe sur un terrain dont étendue varie suivant le dégré de l’école, depuis 3'acres (statutes) jusqu’à 180. L’Irlande compte done plus de 150 écoles d’agricul-

türe, où l’on enseigne plus où moins la théorie et la pratiqué de l’agriculture. |

Ecoles communes d'agriculture ‘(ordinaryschools).—Povr avoir droit à un surplus d'allocation pour l’enseignement de l’agriculture, toute école commune sous contrôle des “ Commissaires ”” doit se soumettre à trois conditions : 10. avoir une classe spéciale d'agriculture tous les jours, outre la théorie dans les classes, la pratique dans un petit champ d’un à trois acres statute à un demi-mille de l’école au plus ÿ 20. cette ferme en miniature sera cultivée suivant un système régulier de rotation, de manière à servir de modèle aux fermiers du voisinage ; 30, la stabulation du troupeau, les soins donnés à la confection des en-

grais et leur application seront les caractères distinctifs de la direc:ion de la ferme,

. Ecoles modèles de district. —Ces écoles peuverit aussi don- -ner un enseignement agricole plus développé, moyennant certaines conditions. Outre une bonne instruction agricole ordinaire donnée aux élèves les plus avancés qui suivent les classes dela section littéraire, on leur donne, pour les mettre en état de devevenir des fermiers capables, des leçons théoriques et: pratiques sur l’agriculture. Une ferine d’une étendue suffisante au dire des Commissaires ” est toujours attachée à ces écoles, Les élèves les plus distingués sont envoyés gratuitement, après leur cours d’études, à l’école principale de Glasnevin pour y terminer leur instruction agricole, et devenir des professeurs d'agriculture, ‘ou des régisseurs et directeurs. de fermes. Îl.y ‘a done dens.ees écoles modèles une classe spéciale pour l’agriculture ouverte à

De 2 à SRE em Ep “rm tu

wa certain nombre d’élèves au-dessus de 15 ans, possédant une iostruction littéraire assez avancée,

Glasnevin.—Cette école est la tête de l’enseignement agricole en Irlande, comine Grignon, Grand-Jôuan et la Saussaie en France. Elle est encore l’unique école d'agriculture sur un grand pied. Située dans le voisinage immédiat de Dublin, (3 statute miles) elle fut fondée en 1838 par les ‘ Commissaires ” des écoles nationales d'Irlande. ” D’après son programme, elle a un double but : 10. former les jeunes gens à la science et à la pratique de l’agriculture ; 20. former des professeurs d’agriculture. Nous verrons un peu plus bas comment elle atteint ces deux buts.

Pour y être admis, il faut savoir la grammaire, la géographie, Paritbmétique, la tenue des livres et un peu de géométrie, le premier livre d’Euclide au moins.

Les élèves travaillent sur la ferme de 3 heures à 6 heures P. M. tous les jours, excepté le dimanche. Deux fois par jour ils sont occupés aux soins du bétail.

Le cours d’études est de deux ans. Il y a cinq professeurs pour l’agriculture, pour l’art vétérinaire, la physiologie et la pathologie ; pour la botanique et la physiologie végétale en rapport avec l’agriculture ; la chimie et la géologie en rapport avec l’agriculture, enfin pour l’horticulture. BE

Ce programme est superbe. Il a quelque chose de séduisant. Celui qui visiterait Glasnevin en touriste, se contentant de jeter un coup d’œil rapide sur le prospectus, le programme, les belles constructions, les jardins à fleurs, etc. remporterait la meilleure idée possible de cette institution, et croirait avoir trouvé l'idéal des écoles d’agriculture. Mais en toute chose il faut voir

Page 1