CONCLUSION
Ilest temps de clore cette discussion. J'aurais pu en dire beaucoup plus, car M. Cimon a soulevé bien des questions. Je, me suis contenté de r' rondre aux principales. C’est assez, il ne faut pas ennuyer le public. Edo
M. Cimon a émis le vœu que cette discussion tournerait, à Pavantage de nos compairiotes.. Je me flatte qu’il en sera ainsi, J'espère aussi que nos bons rapports d’autrefois seront toujours les mêmes. L’ardeur passagère d’une polémique, comme celle-)à ne doit pas brouiller de vieux :rnis. |
Je crois avoir bien démontré que M. Cimon n’a pas été juste eavers les écoles d'agriculture, en.disant que le système de cylture qu’elles enseignent coûte trop cher, On nous adresse encore d’autres reproches. On en fait.même circuler dans le public, J’y
répondrai. Muis comme M. Cimon y est étranger, mes réponses
ne s’adresseront.pas à lui.
a FE. Pinore, Ptre.
Ste. Anne, 19 mars 1868. ... 2 il.
: ÉCOLES D’AGRICULTURE. Ni.
Réponses aux adversaires.
Douze cents piastres pour une école d’agriculture ! C’est énorme. 4 On spécule sur le travail des élèves. .
Il faut cent seize piastres pour sounte- .… nir un élève à l’école, PAT PAL
En promettant de répondre aux adversäires de nôtre école,
et de toutes celles qui voudraient s’organiser sur notre plan je
mai pas voulu m’éngager à entrer dans‘une lutte corps à côrps
«avec qui que ce soit, malgré d’insolentes provocations. Jine
du pugilet, Les amateurs de la boxe visant à la célébrité, pauvent Cherchër des compagdons: ailleurs qu'ici. Leur public, à eur, peut: bien ‘avoir bésoin de ces sortes de spectacles, Mais le grand public. qui a du bon sens et le sentiment des convenances, ressent un profond dégoût, Il est toujours jusie. Sa justice est terrible quelquefois, : Je: l'ai déjà dit, si quelques contemporains sont ingrats, Ja. postérité regonnaissante saura bien leur mettre Au front une marque qui les fera reconnaître. i
Parmi les flots d'encre amère répandus dans une certaine feuille pour déconsidérer. notre œuvre, quelques gouttes seulemeut ont pu nous atteindre. Un seul coup d’éponge suffira pour lés faire disparaître, ci
10. “ Douze cents piastres Pour soutenit une école d’agricultüre ! C’est énorme. ”
Oui, c’est énorme pour payer tout le personnel et l’ent etiéà ’ünè maison montée Pour ‘donner un bon cours théorique et pratique d’agriculture, Voyons : fait Directeur dé létablissément, pension comprise... ,,,$ 200.00 Maître de diseipline, pension comprise. ..,,.,.:,.: 130.00 Professeur d'agriculture. . desssoossesses 400.00 Professeur de ‘droit rural ou de zootechnie, altérnatiè VORERÉ, s ap dd 469 dénaibot te sv dope R El e 2 86 35 à 50.00
Abonnement aux journaux d'agriculture :......,, 10:00
UT LOUELT 00 TONER SES 20.00 Chauffage ereoosereseoor ee s she Gé dde voue" . 40.00 Lavage et menus HO ess ne sone se sous co * © 26.00 :mpressions Re no nibinie pers ss 100) Assurance de le maison: sur $1600,,...,,,,,..... 94.00 Loyer calculé sur les frais de construction, $2000 à
buit par cent . 6,110 0 2 ++. 160.00
a re $#1,234.00 Retranchant l’allocation. +. 1,200.00 On trouve que le Collége est en pérte de $34.00, Sans compter tous les troubles et les misères de Toutes sortes oécasibhnées à tous ceux qui prennent part à la direction de Pétablissément ....... oc... 34.00 est énorine, n'est-ce: pas ? dE Ces douze cents piastres-sont en effet une éhormité, si on les “ompare aux grüs salaires de certaines institutions d’enseignemeñt public; dont: chaque-professenr regbit entre millé à douse cents piästres par année 4000 : en ui
N° Cana tatte ds"
N'est-ce pas encore une énermité de voir tant d’argent don: né au Collége de Ste. Anne, qui a pris seul l'initiative d’une: création si nouvelle et’ si difficile, au prix de sacrifices et de troubles sans nombre, dans le seul but de rendre service à l’agriculture ! Il y a vraiment de quoi faire crever de jalousie à la vue d’un tel gaspillage des deniers publics.
Aujourd’hui, qu'après une. expérience très-laborieuse de huit ans, le problème de l’enseignement de l’agriculture comme profession est résolu, n’est-pas une énormité de voir ces. mêmes écoles d'agriculture demander un peu plus d’argent dans l'intérêt même de la chose, pour pouvoir se mettre en état de mériter de plus en plus la confiance publique ?
N'est-ce pas une énormité de les voir se plaindre de cette chétive pitance, à la vue d’autres institutions qui regorgent 4-—
N'est-ce pas une énormité de voir qu’elles refusent de se laisser enterrer vivantes ?
. Oui, vraiment, elle est exigeante, prétentieuse, et bien coupable, cette école de Ste. Anne, à quelque poist de vue qu'on la considère.
Mais où vont donc les $24 qu’elle reçoit de chaque élève 1-— Nous le verrons un peu plus loin.
Passons à l’examen du second grief, la spéculation sur le tea+ vail des élèves.
Si toutes les spéculations r’étaient pas plus heureuses que celle-là, il y en a bien peu qui feraient fortune, Dans toutes les écoles d’agriculture que j’ai visitées en France, le travail. des élèves n’est pas du tout considéré comme capable d'enrichir le propriétaire. Il serait donc bien surprenant qu’il en fut eitrement à Ste. Anne. Ici comme en France et à Glasnevin en Irlande, on s’en sert néanmoins, non pour faire de l'argent, maid pour répondre aux exigences du programme, qui. veut que les élèves presnent une part raisonnable à tous les travaux, dans la mesure de leurs forces, et à la tenue générale de la ferme pour s'initier peu à peu à la pratique, et devenir de bons chefs d’exploitation. Le meilleur enseiguement serait incomplet sans cela.
Mais autre chose est de faire travailler les élèves, autre chose est d’obtenir d’eux, en toute occasion, un: travail profitable: :à l’é‘ablissement. Sans doute qu’il l’est assez souvent, Je ne puis we faire des éloges de la bonne volonté du plus grand nombre. Mais entre le bon vouloir et l’habileté il y a une différence. L@ élèves qui avant leur entrée à l’école avaient fait un. bon apprentissage des travaux de culture chez leurs parents, nous ont Sté très-utiles, Malheureusement c’est ie plus petit nombre Ces élèves, l’école les connait bien, et sera toujeurs fière de les avouer comme siens. Le travail des autres pris :dens son ensemble est
iUr a à RARE Se de ANR Vars PTS CRT ee jee
plus profitable à eux-mêmes qu’à l’école, Rien de surprenant en
cela.
Ceux qui nous reprochent de spéculer sur le travail desélèves ne pensent pas sans doute qu’un travail mal fait ou négligé porte toujours ses conséquences. |
Voici deux exemples entre mille qui font voir que s’il y a | quelquefois avantage, il y a le plus souvent perte réelle pour l’établissement. Ces exemples sont tirés du livre de compte des travaux.
Deux élèves ont mis dix-neuf jours à labourer un champ de huit arpents: Deux autres dix-sept jours pour un champ de sept arpents. Il a donc fallu 36 jours à deux élèves pour labourer une étendue de 15 arpeuts. Un laboureur ordinaire aurait pu faire le même ouvrage en 10 jours. Donc 26 journées d’attetage perducs. Comptons : 2 chevaux à $1.20 donnent $31.20. Un laboureur à gages aurait coûté $6.40. Perte sur le temps seulement 24.80, sans compter les défauts du labour. Souvent on est obligé de les faire réparer par un employé de la ferme. A tout cela il faut ajouter le dommage causé aux chevaux qui ne sont pas toujours menés régulièrement comme ils devr: ‘nt l’être, malgré la bonne volonté des élèves que j’aime à reconnaître toutes les fois qu’il s’agit de laboure:. Ils comprennent bien que c’est la partie la plus importante des travaux du cultivateur, et ils s'y appliquent avec zèle.
Si du champ de labour on passé à la moisson, où trouve que bien souvent leur travail n’est guère plus profitable. Dans une après-midi, six élèves n’ont coupé à la faucil.e que deux perches et demie en superficie, en blé. Un seu! jour: ‘er aurait pu en faire autant en bien moins de temps. Donc éparei : ile cinq faucilles achetées exclusivement pour les élèves, :32.00. A cela, ajoutez le dommage causé au blé coupé ce jour-ià. Il a germé parce que ceux qui l’avaient coupé, ne l'avaient pa: mis en quinfaux, comme ils devaient le faire.
On pourrait citer encore beaucoup d’autres exemples ; mais ceci doit suffire. Je ne parlerai point des dommages causés aux instruments soit par manque d’habileté, soit par négligence, soit même par légèreté. Tout cela se suppose et va de soi, On ne peut attendee de jeunes élèves que l'intérêt ne simule pas et que l’âge n’a pas encore mûris, qu’ils soient sérieux, appliqués et
sintéressés à bien faire comme des journaliers choisis et bien payés. C’est un inconvénient inévitable, il faut le subir.
Où est donc la spéculation s’il y a à peine cempensation entre le gain et la perte ? |
Paisque les choses se passent ainsi dans toute ‘école d’agricul- ‘fure, comment peut-on dire que l’on spécule sur les élèves ?
AT D ARE GET ET Do D Dal: jp E
. Voyons le troisième reproche. En disant sèchement que chaque
élève est obligé de payer $116.00, on donne à entendre que l'école reçoit cet argent et en fait son profit. Mensonge. L’école ne reçoit que $24.00. Le reste est pour la pension toujours prise dans une maison du voisinage, aux frais des élèves, Voilà ce qu’on re dit pas. On ne dit jus non plus «7e la Chambre d'agriculture donne $50.00 a chage élève. Les $116.00 se trouvent donc réduites à 866.00. Voilà de la bonne foi, n’est-ce pas ?— C’est ainsi que l’on veut surpr. re la créuuiité du publie.
Mais où vont ces $24? Là est suis doute le mot de l'énigme qui cache la fameuse spéculation. Voyons un peu. Cet argent sert à acheter des livres, à réparer les outils de l’atelie , à faire toutes les réparations nécessaires à la maison et aux initruments brisés mal à propos, à entretenir les lits et l’omeublement, enfin à fournir ce qui manque aux $1200, pour qu’ le coliêge ne soit pas en dettes pour soutenir l’école. Ces $44 servent à payer l'instruction théorique et pratique, le logement le jour et la nnit, lusage de la bibliothèque et de l'atelier.
Ce reproche de spéculation n’a done d’autre appvi que le mensonge et la mauvaise foi. 11 n’a pas même Pexeuse de l’ignorance de ce qui se passe ii.
C’est ainsi qu'après dix ans d’un dévouement san: bornes, et de sacrifices de toutes sortes au profit d’une cause qui intéresse tout le monile, le public apprend avec étonnement que tout cela n’est au fond qu’une honteuse spéculation.
Honte à ceux qui insmitent les écoles auxquelles ils sont redevables de quelques lambeaux r'e science agrico' à peine suffsants pour couvrir leur ignorance |
Honte à ces jeunes agronomes de fraîche date qui, nour mieux se faire accepter du public agricole, sont cbligés de jouer le rôle d’échos complaisants ! Fa
Le bon sens du public en fera bonne justice. Ils reçoivent déjà le juste châtiment dà à l’ingraticute, Cela suffit. N’en parlons plus. "3
Il me reste un autre sujet à traiter, puur compléter ce que j'ai à dire de l’organisation des écoles l’agriculture,
Tout ce que je vicas de dire sur notre école d’agriculture, la ferme-modèle et les principes de son organisation me donre l'idée de compléter ce travail par un exposé succinct de l’organisation de l’enseignement agricole en Europe. Ii m’a semble
-que cette étude pourrait être utile. Je coninencerai par la
‘France, où cet enseignement vient d’entrer dans une phase nouvelle, pleine d’espérance pour lavenir. Je prsserai de là en Angleterre et en Ecosse, puis en Irlande, où je m’arréterai’a
ee À 2 oo RESTE SEEN EPA a age ee FE acte aa aa agente ire near
Gasnevin, la première école d’agriculture du pays que j'aie visitée et bien étudiée.
Je ne dirai rien que je n’aie vu ou lu dans des documents authentiques que j’ai entre les mains. Ce sera le sujet de deux prochaines lettres. ;
. F. Picore, Ptre.
Ste. Anne, 22 mars 1868. ;
men es
Organisation de l’enseignement agricole en France
Les établissements d’enseignement agricole soutenus par Etat sont de deux sortes, les écoles impériales et les fermes-ecoles.
I y a trois écoles impériales, Grignon, Grand-Jouan et La Saussaie. “ Les études y sont orgenisées de manière à donner enseignement le plus convenable à une école de deuxième degré ayant au-dessous d’elles les fermes-écoles et au-dessus Pinstitut aational agronomique. ?—(Programme de 1851.)
On a tenté l’établissement de cet institut natioral agronomique à Versailles, Mais après avoir dépensé beaucoup d'argent 00 y a renoncé. Les collections achetées à grands frais pour le musée ont été partagées entre les trois écoles impériales. Depuis l’année dernière il est question de le rétablir à Grignon même. Un journal.a annoncé aue deux cent mille francs ont déjà été dépensés sur le terrain dans ce but.
Outre les établissements d'instruction agricole créés par PEtt, il y en a beaucoup d’autres dus à l'initiative particulière mais subventionnés plus ou moins par le trésor public, comme par exemple, l’Institut agricole de Beauvais fondé par les bons Frères de la Doctrine chrétienne, et plusieurs autres écoles semblables établies par des corps religieux. Il y a aussi les colonies ou établissements agricoles charitables pour les orphelins et.les jeunes délinquants où vagabonds qui se perdent dans les grandes villes.
11 y a de plus dans un bon nombre de départements des cours publics d'agriculture aux frais de l'Etat en grande partie.
Telle a été à peu près l’organisation de l'enseignement agricole en France jusqu’à l’année dernière. Depuis longtemps cet enseignement était jugé insuffisant, Dans toute occasion lagriculteur faisait entendre ses plaintes dans la presse et ailleute.
« ms 09
£ i Parmi les nombreux griefs dont elle avait à se plaindre, elle faisait valoir le besoin d’une instruction agricole plus étendue.
Le gouvernement cédant à la pression de Popinion publique ordonna une enquête pour prendre connaissance des besoins et des vœux des populations de la campagne. Cette enquête fut ouverte à la fois sur tous les points du territoire français. Les hommes les plus compétents par leur instruction, leur position ou leur expérience dans chaque localité furént entendus.
Cette, grande enquête demanda Pintroduction de l’enseignement de Pagriculture et de l’horticalture dans les établissements d'instruction publique. Mais Empereur voulait connaître les meilleurs moyens de donner satisfaction à un vœu si légitime. Il institua le 12 février dernier une commission spéciale chargée d'étudier et de proposer les mesures nécessaires pour développer les connaissances agricoles dans les écoles normales primaires, dans les écoles publiques et dans les cours d'adultes des commuñes rurales. Cette commission réunie au ministère de l’instruction publique se mit à l'œuvre sans délai, Les nombreux documénts recueillis furent placés sous ses yeux, et plusieurs agronômes distingués au savoir et à Pexpérience desquels elle avait fait appel, s’empressèrent de lui fournir tous les renseignements dont ils disposaient et qui étaient de nature à éclairer la question;
Après une étude approfondie de la matière, la commission arrêla le programme des diverses mesures qu’elle croyait indispensables pour généraliser promptement Penseignement de l’agriculture et de l’horticulture dans les établissements publics d’instruction primaire. Après avoir rendu compte à l’Empereur de l'exécution du décret du 12 février, le ministre demanda et obtint la permission de publier les propositions de la commission, dans l’espoir que de la discussion à laquelle sans doute, elle donnerait lieu, jaillirait quelque lumière nouvelle. Le rapport de M.
Duruy est du 27 août 1867. Voici les principales dispositions de ce programme :
10. Organiser immédiatement, partout où les circonstances le permettent, un cours d'agriculture et d’horticulture dans les écoles normales qui n’en ont pas encore ; ; |
20. Créer dans chaque département un emploi de professeur d'agriculture chargé de l’enseignement agricule dans l’école normalo, le lycée ou le collége, et des conférences qui pourraient être faites aux instituteurs et aux eultivateurs. .. ......... be, choisir des professeurs d'agriculture parmi les meilleurs élèves de là troisième année des écoles normales, ceux qui auraient une äpütude spéciale pour cet enseignement, les envoyer pendant deux ou trois ans dans une école d'agriculture ; ESA
- 8. Provoquer et encourager l'annexion d’un Jardin aux écoles normales et aux écoles primaires rurales qui n’en possèdent pas encore, afin d'exercer les enfants à la pratique de l’horticulture ; instituer des promenades agricoles une fois par semaine avec un objet d’étuues qui corresponde aux travaux de la SaisOn ;
40. Modifier le réglement des écoles prinaires communales de telle sorte que dans chaque commune l’on puisse, par la fixation des heures de classes et de l’époque des vacances, concilier les exercices classiques avec les travaux des champs.
.,e U Le programme renferme quelques autres propositions d’une
. moindre imnortance.
. M. Durey ne provoqua pas en vain la c'iscusston sur ces divers articles, et il eut lieu de s’en applaudir. La Société d’agriculture de Compiègne ayant pour Président M. le Vicomte de Tocqueville et pour Secrétaire M. Le. Gossin, deux hommes éminents et faisant autorité dans les questions de cette nature, crut répondre à l'appel de M. Duruy, en institrant une commission pour examiner et discuter les arrêtés miaistériels. Dans sa séance du 30 novembre 1867, cette société fit rapport que la commission avait passé en revue les différents articles, savoir :
À l'article premier, adhésion complète.
À l’article second, adhésion en principe à la nomination d’un professeur départemental] d'agriculture, mais à la condition que les chaires d'agriculture fussent excinsirement confiées à des hommes éprouvés déjà sur le terrain de le pratique. Car dans lopinion de Ja commission, ce fonctionnaire ne remplirait dignement et utilement son mandat que joignair l’expérience à Ja science, la pratique à la théorie, Quelque bien o: gaaisée que soit une école d’agriculiure, quelques distiugues q:'ca soient les élèves ils n'auraient pas, au sortir même des banes ce Peccle, une autorité suffisante sur les populations ces Campagnes, Dans les leçons données aux élèves des écoles norimaies ct autres établissements
d'instruction, il pourrait leur échapper certaines erreurs qui dis-
créditeraient à linstant la parole du raaître. Pour rendre l’article 3 encore plus acventné dans la première partie de ses conclusions, la commission propcsa d'émettre le
- Yœu qu’à avenir aucun plan d'école rurale ne put étre accep- .t6 si ce plan ne présentait pas de jardin,
Par rapport aux promenades agricoies, bien que Ja commission en approuvât le principe, elle pensa cependant qu*il ne conviendrait pas de les prescrire d’une manière générale yne fois par semaine. À la rédaction officicile jn Cummissior. proposa de substituer celle-ci : « Encourager les promenades agricoles
avec un objet d’études qui corresronde aux travaux de la saison, ”
— 99 as
À l’article 4, la commission proposa une adhésion d'autant plus accentuée, qu’il a été constaté à l'Exposition universeiie que le système mis en projet est appliqué à la Prusse et à la Saxe avec le plus grand succès. C’est même à la faveur de telles dispositions que, dans ces contrées, l’enseignement primaire a pu se généraliser au point de réduire à un pou: ceni le nombre dé ceux qui ne savent ni lire ni écrire.
Relativement aux modifications en question, la commission proposa d’indiquer comme moyen d’atteindre le Lit, le partage de la journée scolaire, dans les six mois d’été, en trois classes de deux heures chacune. L’une spéciale, aux enfants de l’école en âge de concourir aux travaux agricoies, serait obligatoire pour ces enfants. é
Ce ne fut que le 30 décembre dernier que le ministre de l’instruction publique arrêta le programme de l’euseignement agricole dans les écoles primaires rurales et dans les écoles normales primaires. :
‘Ce programme comprend six grandes divisions, subdivisées en 36 chapitres.