‹ Examen d'un plan de culture proposéChapitre 11 sur 13 · LE REVERS DE LA MÉDAILLE · texte numérisé non relu

LE REVERS DE LA MÉDAILLE

Una des professeurs de cette école m'a dit, à la fin de ma visite : “ Il n’y a pas de classe pour former des professeurs à ‘ Glasnevin. Cette classe n’a jamais existé. On donne trop de ‘ temps aux travaux manuels, et pas assez à l’étude. Cette école ‘“ ne répond pas aux espérances de ses fondateurs. Ce ne sont “ plus les fils de fermiers qui viennent y chercher l'instruction “ agricole, ce sont les protégés de l’aristocratie des environs de ‘ Dublin qui y envoient les fils de leurs euisiriers et de leurs ser- 4 viteurs, sans s’occuper des qualifications littéraires préalables, 4 telles que requises par les règlements. Il en résulte que les ‘ études sont très faibles. Cette école coûte néanmoins quatre ‘ malle louis sterling au gouvernement. ” A Glasnevin c’est le contraire de Grignon en France, ajouta-t-il, car il avait visité

eette école. “ Là on étudie beaucoup, mais on ne travaille pas

* de l'éducation nationale d’Irlande.

‘ assez dans les champs. Ici on travaille trop et on n’étudie pas “6 assez. Encore si ce travail était.bien dirigé ! Mais non.

“ élèves travaillent le moins qu’ils péuvènt, et ce qu'ils font ils le 4 font sans intérêt, sans chercher à se rendre compte à euz- & mêines de ce que vaut la journée d’un homme bien employé. 4 Pour réussir à Ste. Anne. vous devrez prendre le-milieu entre “ ces deux extrêmes.

Voilà ce que l’on me disait à Glasnevin en 1859. Depuis ce temps rien ne me porte à croire que les choses soient changées,

ai pu voir demes yeux là preuve que le travail ne se fait pas

toujours bien. Voici ce que je lis dans mon journal : “ La partie “6 de la ferme lnissée en pâturage a été fort mal labourée les an- 4 nées précédentes. Je l'ai traversée d’un bout à l’autre. Les ‘# planches ne sont pas arrondies, il y a des trous et des büttes,

‘# comme dans nos champs éanaïliens les plus mal labourés. Il ne faut pas en être surpris puisque les labours comme tous les

4 autres travaux se font par des élèves. ? , : ;

Le jardin n’est pas bien grand, Il a’plus de fleurs que de fruits. C’est plntôt un jardin d'amateurs de fleurs, que celui d'une ferme donnant des profits.

Telle était en 1859 la réalité des choses à Glasnevin absorbant chaque année £4000 dl Aie budget de la cominission ourtant on n’y a rien ménagé:

constructions variées et spacieuses, ameublement approprié, per-

- sonnel choisi, instruments 'aratoires perfectionnés, machine à va- -:peur, ete. Les frais d'installation ont dû être considérables. Tout : eela doit être d’un bien coûteux entretien. nt

RXTRAITS

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