‹ Examen de deux ovaries féminins prélevés à la fin de la grossesseChapitre 9 sur 20 · ON · texte numérisé non relu

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et s'enfonce dans ces dernières en coins ou en fusées qui accompagnent les fusées vasculo-conjonctives.

3° La vitrée de Slaviansky disparaît dans le remaniement général.

= 4° Les cellules folliculeuses qui restent donnent les cellules propres du corps jaune, dénommées aussi cellules lutéiniques.

5° La cavité folliculaire correspond à la cavité du corps jaune, occupée par un coagulum séro-fibrineux, hémorragique ou albumineux.

Les cellules thécales et lutéiniques persistent ensemble et en attitude fonctionnelle font du corps jaune une glande endocrine à double fonction : l’écorce thécale fournit encore de l’hormone œstrogène (folliculine), les cellules lutéiniques donnent l'hormone progestative. La déhiscence folliculaire n’enfraîne pas nécessairement la lutéinisation de la granulosa. Dans un certain nombre de cas, il semble que cette transformation ne se fait pas. Le follicule s’hyperplasie alors avec un type « follicule plissé » qui sera étudié plus loin.

C. — FOLLICULES INVOLUTIFS On décrit habituellement deux modes involutifs : la dégénérescence et l’atrésie folliculaire, laissant dans la petite pathologie de l'ovaire les follicules Kystiques. Ceux-ci sont cependant à peu près constants, non seulement dans l’ovaire de la femme, mais encore dans celui de la plupart des animaux domestiques et de la Guenon ainsi que l’a démontré notre Maître le Professeur Dubreuil, dans la thèse de son élève Collin. Enfin il faut faire une place à la forme fréquente décrite dans le même travail : le follicule plissé (follicule déhiscent non lutéinisé).

On doit distinguer quatre types involutifs

1° Follicules dégénératifs; 2° Follicules atrétiques;

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3° Follicules kystiques; 4° Follicules plissés.

a) Follicules en dégénérescence. — Ce mode touche les follicules primordiaux ou primaires (dégénérescence physiologique de la puberté et au cours de la vie génitale). TI n’a pas d'intérêt pour le sujet de ce travail.

b) Follicules atrétiques. — Ce mode atteint les follicules cavitaires petits et moyens. La granulosa, le cumulus et l’ovule dégénèrent, les deux derniers persistent quelquefois longtemps, bien que très atrophiés. La thèque interne s’hypertrophie très fréquemment d’une façon qui peut être considérable si le follicule est assez gros. La vitrée s’épaissit fortement du fait d’une intense immigration polyblastique. I y a formation d’une épaisse membrane fibroïde à limite externe floue, à limite interne nette, étouffant dans son extension la thèque interne hyperplasiée. Une couche de tissu conjonctif muqueux, né de la pénétration. intravitréenne de polyblastes, refoule devant elle les restes de la granulosa et du liquor folliculi sans jamais les pénétrer (le mésenchyme respecte tout le domaine épithélial en lIyse progressive). Finalement la cavité intra-vitréenne s’organise entièrement, le tissu d’organisation se réduit à son tour, la vitrée se plisse et les structures externes et internes disparaissent.

Le fait important n’est pas l’involution folliculaire mais lhyperplasie thécale qui fait des follicules atrétiques des organites physiologiques d'importance majeure comme on le verra dans les faits personnels rapportés plus loin. On doit noter dès maintenant que le contingent de glande thécale d’un ovaire est d'autant plus considérable que cet ovaire contient davantage de follicules involutifs atrétiques.

c) Follicules kystiques. — Ce mode d’involution est normal, habituel au même titre que les précédents. Il atteint les follicules cavitaires moyens et gros, et il est très prolongé,

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