‹ Examen de la phrénologieChapitre 11 sur 92 · Gall, t. IV, p · texte numérisé non relu

Gall, t. IV, p

« tellectuelles supérieures1. » Et toujours Gall se trompe : la raison, la volonté, ne sont pas des résultats, ce sont des forces, et les forces primitive de la pensée.

Gall définit tout aussi singulièrement la liberté morale, ou le libre arbitre.

« La liberté morale, dit-il, n'est autre chose « que la faculté d'être déterminé et de se déter- « miner par des motifs 2. » Point du tout : la liberté est précisément le pouvoir de se déterminer contre tout motif. Locke définit très bien la liberté, puissance : être déterminé, se laisser déterminer, c'est obéir.

Gall dit encore : « La liberté illimitée suppose « que l'homme se gouverne non-seulement indé- « pendamment de toute loi, mais qu'il se crée « sa propre nature3. » Nullement : cela suppose qu'il peut choisir ; et, en effet, il choisit.

Gall dit enfin : « Tout phénomène, tel que a celui d'une liberté absolue, serait un phéno- « mène qui aurait lieu sans cause 4. » Pourquoi sans cause ? La cause est dans la force de choisir, et cette force est un fait.

Toute la doctrine de Gall est une suite d'er-

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