‹ Examen de la phrénologieChapitre 19 sur 92 · Voyez le précédent article · texte numérisé non relu

Voyez le précédent article

3. T. IV, p. 340. « De toutes ces facultés résulte enfin la décision. C'est cette décision.... qui est proprement la volonté et le vouloir. » T. Il, p. 10Ô.

« La raison, dit-il encore, suppose une action « concertée des facultés supérieures. C'est le jute gemenl prononcé par les facultés intellectuelles « supérieures '. »

Ainsi la volonté n'est qu'une décision; la raison n'est qu'un jugement. Les facultés se concertent. Singulière philosophie qui substitue partout les fictions du langage aux faits du sens intime, et qui se paye de ces fictions î

Ou le libre arbitre est une force, ou il n'est rien. Gall veut que le libre arbitre ne soit qu'un résultat ; Gall détruit donc le libre arbitre.

Il ne fait enfin de l'idée de Dieu qu'une idée relative et conditionnelle. Car il suppose que cette idée vient d'un organe particulier, et il suppose que cet organe peut manquer.

« On ne peut douter, dit Gall, que l'espèce huit maine ne soit douée d'un organe au moyen du- « quel elle reconnaît et admire l'auteur de l'uni- « vers'2. »

« Il existe un Dieu, dit-il encore, parce qu'il a existe un organe pour le connaître et pour l'ace dorer 3. »

Mais il ajoute : « Le climat et d'autres cir-

Page 1