‹ Examen de la phrénologieChapitre 66 sur 92 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

i. IoiJ., p. Si.

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Je pourrais multiplier ces citations d'Hippocrate. On trouverait partout la même raison supérieure, fine, indulgente, la même vue philosophique et nette qui s'étend, qui s'élève du corps à l'esprit, des maladies du corps aux maladies de l'intelligence.

Hippocrate n'a parlé de la folie que d'une manière incidente, à propos de l'épilepsie. Arélée, Cselius Aurelianus , Galien , en ont traité d'une manière expresse. Les deux premiers l'ont très bien décrite. Je remarque surtout Arétée. La folie, dit-il, une par son genre, est multiple par ses espèces. Il y a la mélancolie, la manie, l'hypocondrie, les erreurs du jugement, les illusions des sens : le fou qui ne voit pas ce qui est devant ses yeux, celui qui voit ce qui n'y est pas, celui qui voit ce qu'il faut voir, mais qui en juge mal, etc. r.

Galien considère la folie en physiologiste. Le siège de la folie est dans le cerveau, organe de toutes les facultés, de toutes les affections, de toutes les passions de l'àme2. Dans la folie, le cerveau est toujours malade, soit primitivement, soit sympathiquement, c'est-à-dire à l'occasion d'un au-

1. Ards medicœ principes, édition de Huiler, t. Y, p. 55 et 58.

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