‹ Examen de la phrénologieChapitre 67 sur 92 · De usa pariium, Hb. VIII · texte numérisé non relu

De usa pariium, Hb. VIII

tre viscère, de l'estomac, des intestins, du cœur, du foie, etc.1. 11 en est ainsi dans la manie, dans la mélancolie, dans l'hypocondrie, etc.

On voit que les anciens avaient déjà des idées fort justes sur la folie. Nos modernes ont été bien longtemps avant d'en avoir de semblables. « On « brûle, ditMalebranche, comme des sorciers les « fous et les visionnaires dont l'imagination a été a déréglée... » — « Qu'on cesse, dit-il encore, de « les punir, qu'on les traite comme des fous, et « l'on verra qu'avec le temps ils ne seront plus

Les deux derniers siècles, qui ont tout renouvelé parmi nous, n'ont produit aucun ouvrage important sur la folie. L'auteur de F 'article Manie, dans l' Encyclopédie, dit encore que « la manie « est une de ces maladies où les charlatans réus- « sissent plus souvent que les médecins. » Les médecins négligeaient d'étudier la folie, parce qu'ils la croyaient incurable. Le premier pas qu'ait fait Pinel, dans cette étude nouvelle, a été de reconnaître que la folie est curable ; le second a été de substituer à un traitement barbare un traitement plus humain, mieux raisonné, plus sage; letroi-

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