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au caractère le plus intime, j'entends au mode intellectuel lésé, nous trouverons que ce mode lésé n'est pas le même dans Ximbècillitè et dans là démence. Ce qui manque dans la démence, c'est la liaison, la suite des idées ; ce qui manque dans Vimbècillitè, c'est la formation complète des idées. L'imbécile n'a que des idées à demi formées ; son intelligence est une intelligence arrêtée dans son développement, une intelligence avortée : « L'imbécile est un grand enfant1, » comme le dit très bien Esquirol.
Or, qu'on étudie l'enfant 2 ; on verra qu'il a d'abord des mois sans idées, qu'il n'a que des idées à demi formées, qu'il a longtemps plus de mots que d'idées; oii verra qu'il applique d'abord les mots au hasard, puis qu'il les applique mieux, puis qu'il les applique juste aux idées. Cette application, cette adaptation juste des mots aux idées est le caractère le plus sensible de la raison. L'enfant y arrive chaque jour par un progrès nouveau; X imbécile n'y arrive jamais, Vintbécile n'arrive jamais jusqu'à la raison.
V imbécile et le fou par démence ont, tous deux,