OU DU SIÈGE DE LA FOLIE. I
le cen%au. Le siège de la folie est évidemment le
même que celui de la raison. D'une part, il n'y a point de folie sans délire, signe extérieur du trouble de la raison. D'autre part, le délire es1 souvent le seul symptôme de la folie.
Il est le seul toutes les fois que la folie est simple.
Tout le reste est complication. Les affections de l'appareil digestif, de la région du diaphragme, du foie, du cœur, etc., loin de venir avant, ne viennent qu'après. On faisait dépendre la folie de ces affections : point du tout, c'est de la folie qu'elles dépendent. « On prenait l'effet « pour la cause, comme le dit Georget ' ; » et la méprise venait de ce que la folie a des préludes, un début, une période d'incubation, qui demandaient un observateur habile, et ne l'avaient pas toujours eu.
« Souvent, dit Esquirol, les aliénés combattent « leurs idées fausses, leurs déterminations inso- « lites avant que personne s'aperçoive du dé- « sordre de leur raison et de la lutte intérieure « qui précède l'explosion de la folie. Longtemps « avant qu'un individu soit reconnu aliéné, ses « habitudes, ses goûts, ses passions changent. « L'un se livre à des spéculations exagérées qui