‹ Examen de la Vision Pour le Service de la MarineChapitre 3 sur 14 · CR · texte numérisé non relu

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ui] annuler le fruit deleurs études. Cet incident, quoique n’étant pas nouveau, fut le sujet d’une interpellation à la Chambre, et il fut établi que dorénavant l'examen de la vision serait pratiqué avant le concours des candidats.

Cette décision était à prévoir, mais est-elle suffisante ? — Trois années de préparation spéciale sont nécessaires aux candidats, et les quelques mois qu’on leur fait gagner en les détournant, avant le concours d’admission, d’une carrière à laquelle limperfection de leur vue les empêche de prétendre, est une bien faible compensation, si on les oppose aux trois années devenues inutiles. Tout dernièrement, émus par la mésaventure survenue à leurs collègues au mois d’octobre 1887, trois élèves du lycée de Rochefort, se destinant à la carrière maritime, vinrent consulter pour leur vue un professeur de notre école, M. Fontorbe, qni, après examen, les engagea à diriger leurs études vers un autre but. Avertis à temps de la sorte, ils n’eurent point à regretter leur démarche. È

Un examen provisoire de la vision qu’on ferait subir aux futurs officiers de marine, dans tous les lycées où il existe pour eux des cours spéciaux, serait donc une institution désirable. Peu de formalités sont nécessaires: une simple convention entre le proviseur du lycée et le directeur du service de santé du port pourrait prévenir les fâcheuses conséquences qu'entraîne quelquefois l’imprévoyance des jeunes candidats à l’école navale. Il suffit, je crois, de signaler ce desideratum, pour le voir disparaître.

Revenons à l’examen ordinaire de la vision pour le service militaire et maritime. J’ai cru devoir en faire le sujet de : ma thèse inaugurale, parce qu’il est généralement assez peu connu.Cependantil est facile, grâce aux règles posées par le règlement. L'appareil instrumental a été amélioré et simplifié depuis plusieurs années. De plus, de nombreux ouvra-

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ges publiés par les médecins militaires, et en première ligne, je citerai ceux du professeur Chauvel, servent de guides et évitent tout embarras au commençant. Les chirurgiens de marine n’ont point laissé ce sujet de côté. Entre autres,, M. Barthélemy, directeur du service de santé, publiait au mois de juillet 1880, dans les Archives de Médecine navale, d’après les leçons faites dans sa clinique, une Znstruction qui renferme un exposé complet des moyens à employer pour bien conduire l’examen de la vision au point de vue du service à terre et à la mer.

Je prendrai ce rapport comme guide dans le travail que je soumets à la bienveillante appréciation de mes juges. Je suivrai pas à pas ce document qui m'a paru présenter le plus de conseils pratiques et scientifiques tout à la fois. Je me contenterai d'indiquer les procédés les plus simples, et, parmi eux, deux sont nouveaux.

J’étudie à la fin de ce court exposé un moyen pour découvrir la simulation de l’amaurose unilatérale, qui, à ma connaissance, n’a pas encore été décrit. Il est employé depuis plus de deux ans à notre école de Rochefort par M. Fontorbe, professeur de clinique chirurgicale. M. Fontorbe a bien voulu me permettre de le décrire. Qu'il me soit permis de lui exprimer ma plus vive gratitude.

Je prie aussi M. le professeur Jaumes d’agréer mes remerciements, pour l'honneur qu’il m'a fait en acceptant la présidence de cette thèse.

PROR/LE SÉERVICELDE. LA.MARINE

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