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N<» 33. (Matth. XXI, 4-5.)
'EtxaTs t9} OuYaTpl 2i(î)v* Koù 6 awTiQp COI xapaYéYOvev.
(Es. LXII, 11.)
Xatpe a<p6Spa 66^^- Tsp Si{i)v, xYjpuaas 06- Y^Tep 'UpouaaXifiiJL* fôoù 6 PaatXeuç ep^^exaC aot Bfxaioç xal a(*)Ça)v aÙTbç xpabç xat âxt^eêYîxtoç èiri uxoÇÛYiov xai luûXov
Véov.
(Zach. IX, 9.)
Hébreu.
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Es. LXII, 11.
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-Syi mon-Sy 33*^1 : m3nN-j3 Ty
Zach. IX, 9.
Il est probable que nous sommes ici en présence d'une combinaison de deux textes différents, et que les premiers mots de la citation doivent être' rapportés à Ésaïe LXII, 11, et le reste, à partir de iSou, à Zach. IX, 9. Une confusion entre ces deux passages a pu se faire dans l'esprit de l'auteur. Il est vrai que les
premières lignes de la phrase de Zacharie contiennent également les mots OiiyaTsp 2mov ; mais ils n'ont rien d'analogue à eï-rcaTe, et l'emploi de cet impératif ne peut s'expliquer que par une réminiscence d'És. LXII, 11. Quant^à la provenance de la citation on peut différer d'avis. M. Renan signale cette citation comme inspirée par le seul texte hébreu (Évangiles, p. 176, note 1), mais sans discuter la question. M. Réville {Étud, critiq., p. 29) indique au contraire les trois mots ^paôç, wo^uyiov, eTrtêeêvDtcd;, comme empruntés aux LXX. Pour xpaliç la chose est douteuse ; notre auteur connaît ce mot ; il l'a déjà employé V, 4 ; il peut trèsbien l'avoir placé ici de lui-même. Pour wo^uyiov c'est différent; c'est un ara^ stpvif/ivov dans notre Évangile, tandis que les LXX emploient fréquemment ce mot pour signifier âne; et comme âne n'est pas le vrai sens d'ÙTco^uyiov, et qu'uTuo^oyiov n'est pas le mot qui pouvait se présenter naturellement à l'esprit d'un écrivain grec pour traduire soit llon> soit nTJHN ^ il est probable que nous avons ici un emprunt fait aux LXX. Nous en disons autant d'éictêeêYixaiç : eiciêaîvstv est encore un axa$ etpvifjLsvov, et ce n'est pas un mot que notre auteur aurait employé de lui-même. Il aurait dit xaÔTifÀevoç, par exemple, (comme Luc, Marc et Jean ont dit sxàÔKrev), et il n'aurait pas choisi pour le mettre dans sa traduction un terme spécial et qui ne lui était pas habituel.
Après avoir fait la part de l'influence des LXX, constatons que notre auteur fait preuve ici d'une connaissance certaine du texte hébreu. La citation de Matthieu omet de rendre les mots -pnsc VV^'\y\ (chez les LXX, Sixaio; xal cco^wv); mais cette omission une fois constatée, et si l'on fait abstraction de ces deux mots, on verra que les mots de notre Évangile traduisent littéralement l'un après l'autre tous les mots du texte hébreu :
fl3n ^^^^ -^ "IDSd pa(yt>.eu; aoo — S13^ ^PX.^'^o^^ — "ih ^^^ — (Nin) "^jy ^paûç — SD*^! "^^^ eTçtêsêviîcw; — ^y iizi — ^yOTi ^'^^^ — Sy^ xai 6X1 — "^"^y luô^ov — T3 utov — n^JHN wo^uyiou.
Donc encore ici nous constatons la double connaissance du texte hébreu et du texte des LXX . Ajoutons en terminant, que notre auteur n'a pas compris le parallélisme poétique de l'original, et suppose qu'il s'agit ici de deux animaux, quand il n'y en a qu'un dans la pensée du prophète.
Matthieu.
.... îîffavvà TÛ uto)
èpx^jJievoç èv èvéïxaTt xuptou, waavvà èv tciç
N» 34. (Matth. XXI, 9.)