‹ Examen des citations de l'Ancien Testament dans l'Évangile selon Saint MatthieuChapitre 14 sur 31 · EùXo'ViQfxévoç ô èpX^lJi.evoç èv èv6i;.aTi xup(ou · texte numérisé non relu

EùXo'ViQfxévoç ô èpX^lJi.evoç èv èv6i;.aTi xup(ou

(Ps. CXVII, 25-26.)

Hébreu.

mrV N3N .25

nt&3 San ma .26

:nin^

(Ps. CXVIII, 25-26.)

Cette citation est une combinaison de plusieurs éléments différents. Nous rencontrons en premier lieu un élément étranger aux LXX : wGawà. Montrons tout d'abord que pour être étranger aux LXX, ce terme n'est pas nécessairement emprunté de l'hébreu.

«La formule Hos'-k-nâ (à la lettre, sois propice^ ou domine le salut), ne nous est connue que par le texte du Psaume CXVIII, 25, où elle commence une phrase que l'on suppose avoir été depuis une formule liturgique d'un usage fréquent.» (Reuss; /Synoptiques, p. 551.)

Puisque cette formule était passée dans la langue courante, il ne s'ensuit pas nécessairement, malgré son origine hébraïque, que celui qui l'employait, en connût la véritable signification. Il pouvait dire wGavvà, comme beaucoup de catholiques de nos jours disent Te deum ou De profundis, çans se rendre exactement compte du sens des mots.

Ici celui qui emploie la formule la comprend-il? Il faudrait, pour que la chose fût sûre, que le reste de la citation fût fait d'après l'hébreu. Nous verrions, s'il en était ainsi, que l'auteur a connu le texte hébreu, l'a compris, l'a traduit en partie, et a voulu conserver à la formule hosannah sa tournure hébraïque, au lieu de la gréciser. Mais au contraire, dans notre texte c'est une ligne de la version des LXX qui fait suite à dxjavva. (L'expression ev T^ ôvo(;.aTt, fréquente chez les LXX, ne se trouve en effet dans notre Évangile que dans cette citation et sa répétition XXIII, 29 ; notre auteur dit plus volontiers, eîç to ovojjia, cf. XVIII, 20). On peut ainsi présumer que dxjavvà est cité comme un terme connu de seconde main seulement, par des souvenirs personnels, et non directement par le texte hébreu.

Nous pensons donc que notre citation, malgré les éléments subjectifs qui l'embarrassent (à<ïawà, tô ulw AaucîJ, ev rotç i><|;t(ïToiç), a son origine dans la connaissance du texte des

Kai Xé^ei aôioiç* ^é-

aexai, u^jlsiç Se aùxbv

TTOtSlTe ŒTCTQXaiOV Xy)(J- TÔV.

N« 35. (Matth. XXI, 13.)

'0 ^àp oTxdç iJLOu otxoç TcpocJcUX^b xXr|6Y|CJ£Tat -rcadiv Tot(; lOvsatv.

(Esaïe LVI, 7.)

M*^ ffTuifjXatov XY)(JTt»)v ô oïxéç ii.ou oS è7:ix.6xXY)-

aÙTÛ èx£t èv(«)'TCiov ujjlûv (Jér. VII, il.)

Hébreu.

(Es. LVI, 7)

n^n D'haïs niyan

(Jér. VII, 41.)

Nous avons ici deux passages de deux prophètes différents combinés ensemble, probablement d'après la version des LXX. On peut se demander si la phrase tout entière, depuis 6 oïxoç jusqu'à Xyigtûv, est présentée par l'auteur comme une citation, ou si, au contraire, ysypaïuTai ne porte que sur le premier membre de phrase, Jésus reprenant la parole en son propre nom à

u(A€iç de.

Nous pensons, tout en voyant dans l'expression (nnfXaiov Xyierrôv une allusion évidente à Jérémie VII, 1 1 , que c'est de cette dernière manière que la citation aura été faite par Jésus. Quant au rédacteur de l'Évangile, il n'a vu probablement qu'une seule citation dans cette réunion des paroles de deux prophètes.

Matthieu.

• ..OuSéxoTe àvéyvwTe

xat 6Y;XaÇ6vTO)v )wtTT;ptbu) atvov

N* 36. (Matth. XXI. 16.)

'Ex, atéiJLaTo*; vtjTciwv

T^aco atvov.

(Ps. VIII, 3.)

Hébreu.

La citation est tirée littéralement des LXX. BYi^aÇw et wirno; sont des axa^ «pYî(jL£va dans notre Évangile. Il n'y a pas de remarque particulière à faire.

Matthieu.

xaîç '^poLc^aXq' X{Oov Sv

xapà xupîou i'^i'^e'zo aS- TYj xal èdTt 6au[jLa(jTY) èv

No 37. (Matth. XXI, 42.)

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