I LXX
AYaTUYjastç /.6ptov Tbv Oeov cou è? SXtqç rrjç 8tavo(aç Œou xai èÇ ôXyjç T^ç tl;u)^Y)ç aou xai èÇ SXtqç -rijç âuvifxewç aou.
^ (Deut. VI, 5.)
A^axi/jastç t6v 'tcXtja(ov aou (î)ç aeauTév.
(Lév. XIX, 48.)
Hébreu.
mm ns ronsi
(Deut. VI, 5.)
: ■]io3 lyih n3nNi
(Lév. XIX, 18.)
Nous avons ici un mélange d'emprunts aux LXX et au texte hébreu. Les termes employés par Matthieu sont xapSia, if^^yi^ et Siavota ; ceux qui sont employés par les LXX sont Stavoia , if^yi et SuvajjLiç. On voit du premier coup d'œil que notre auteur a employé xap&ia de lui-même, pour rendre exactement le 3^ du texte hébreu. De même if\)y^ traduit littéralement E^aj. Reste Jiavoia. L'hébreu iSD est très-mal rendu par ^lavoîadans Matthieu, excellemment par Suvap-iç dans les LXX. Il est probable que Stavoia est dans notre Évangile une réminiscence des LXX. L'Évangélisle savait qu'il y avait trois termes à énumérer. Il en connaissait deux
sûrement, par le souvenir des mots 3^ et 2^33 qui se présentaient
naturellement à sa pensée ; le troisième lui aura été fourni par une réminiscence des LXX. Il aura recouru au texte des LXK, en prenant dans leur version, pour compléter son énumération, le premier terme quelconque qu'il n'avait pas fait entrer dans sa traduction de l'hébreu. Sans une explication de ce genre on ne comprendrait pas comment le mot Jtovoia, terme vague et qui ne renforce nullement la pensée , aurait été choisi plutôt qu'un autre pour clore l'énumération.
Remarquons encore un hébraïsme : l'emploi de la préposition 6v, au lieu de èl qui se trouve chez les LXX.
Sur la citation Lév. XIX, 18 il n'y a rien à dire. C'est la troisième fois que nous la rencontrons.
Matthieu.