eticev xùptoç tw xupiq) [JLOU* xdOou
Touç èx^poùç ao'J 6x0xiio) ta>v T:otm aou.
N» 41. (Matth. XXII.;;;43-44.)
EtTuev ô xùpioç TW yjDpiiù (jLou* xiôou èxSe- ^i(ùf (JLOU §a)çâv ôô Toùç èX^poùç aou UTCoxéîtov TÔv TCoBûv orou.
(Ps. ax, 1.)
Hébreu.
^\if "^iith mm dnj (Ps. ex, 1.)
La citation est évidemment inspirée des LXX. Malgré le changement de otoiuoSiov en ûttoxoctw, la concordance générale des termes est frappante. Ce qui ne saurait surtout être fortuit, c'est la manière de rendre dN3 par eliuev. S*il avait traduit l'hébreu luimême, il est peu probable que notre auteur se serait ainsi rencontré avec les LXX dans l'idée de rendre un substantif par un verbe. Nous avons vu que dans ses traductions originales du texte hébreu il n'hésitait pas à faire passer des hébraïsmes dans son texte grec (o^ov ^oîkoiaGnç, par exemple, IV, 15), et il aurait trèsbien dit ici Xoyoç ou pvip.a tou xupiou tô xupîc») (/.ou.
No 42. (Matth. XXIII, 39.)
Matthieu.
EûXoYYiixévoç ô èpx^l^evoç èv h6\kOLTi xup(ou. (Cf. Ps. CXVIII, 26; — LXX, CXVII.)
C'est une répétition de Matth. XXI, 9. La citation a déjà été examinée.
Matthieu.
Tb pY)6lv $ià AaviYjX tou
N*» 43. (Matth. XXIV, 15J
...Kal iià «rb fepbv p8é- XuYfJ^a Tûv èpr^[ji.(î)(jet«)v.
(Dan. IX, 27.)
èizi Tb OuaiaaTTjpiov.
(1 Macc. i, 54.)
Hébreu.
u^Tipiif j^:d hm
tnaïUD
La citation est faite d'après les LXX. L'expression pSeXuyjjLa epyifjLwcrecoç est une expression véritablement originale, et ces mots qui sont inconnus à la langue évangélique, ne peuvent avoir été suggérés que par la connaissance des LXX. De même, èv toit^ àyt(j) se rapproche beaucoup plus de èm to Upov que de «33 hy- La citation s'explique donc uniquement par la connaissance des LXX. On peut même affirmer qu'elle suppose l'ignorance du texte hébreu.
Remarquons une grande analogie entre l'expression to p&éXuyfAa ...TO pyiôèv Stà AaviyjX tou xpoçvfTou, et l'expression touto yeyovev iva
IV^TlpCoÔTi TO pYlôèv ^lOC TOU ICpOÇvlTOU.
Matthieu.
. . . .nivxeç &[i.6Ïç ay.av- SaXi(7Ôif|ae(j0s èv èpiot èv Ti^ vuxTt TauTYj* ■yé'^paT:- Tat ^ip' TcaiiÇo) xbv 'ïrotfi.éva xai Sia(j>wpiut(j- ÔT^ffovxat Ta xp66aTa ttJç '3rot[AVY3<;.
N*» 44. (Matth. XXVI, 31.)
HaTaÇaie toùç -jrotpLévaç xai èxa7:i(jai:e xà lupoêaTa.
Var. A. 'ïraTa^ov tov 7Cot[A£va xat âiacrxopxtcjôyjaovxat xa xpoêaia tyjç
(Zach. XIII, 7.)
Hébreu.
nyin-ns yi
La citation est faite d'après le cod. A des LXX. Les deux traductions présentées par les deux manuscrits des LXX sont inconciliables, et ont été faites probablement sur deux textes différents. Le texte B (que l'ont suit habituellement) ne traduit en aucune façon le texte hébreu qui nous a été transmis. En eflFet, "|n est un singulier ; LXX B donne au contraire un pluriel : xaTûc^aTe. De même pour nyin et xoifjtivaç. De plus, pa^sn est une forme féminine et qui ne peut se rapporter qu'à jssn en prenant ce mot pour sujet ; il est impossible de la rendre par un
impératif masculin comme UmiaoL^e et de faire de T^jffl ^^ complément direct. Le cod. B nous donne donc soit un contre-sens, soit la traduction d'un texte hébreu perdu; tandis que le cod. A traduit le texte que les Massorètes nous ont conservé ^ Or, c'est le cod. A qui est reproduit par notre Evangile. Notons bien ces détails ; nous aurons plus tard à nous en servir.
Remarquons en terminant que l'évangéliste a fait au texte une infidélité assez grave, en disant iraTaÇw au lieu de iraTaÇov.
N" 45. (Matth. XXVII, 9-10.)
Matthieu.