‹ Examen des citations de l'Ancien Testament dans l'Évangile selon Saint MatthieuChapitre 4 sur 31 · Kai (ju BYîBXeèj;. ^ij 'lo68a oOSajjLwç èXav faTYj · texte numérisé non relu

Kai (ju BYîBXeèj;. ^ij 'lo68a oOSajjLwç èXav faTYj

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N" 2. (Matth. II, 5-6.)

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(Michée V, 2.)

Hébreu.

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(Michée V, 1.)

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La citation est faite d'une façon extrêmement inexacte. Elle a en somme peu de mots communs avec le texte de TAncien Testament. Au lieu que dans te texte biblique (LXX et Hébreu) Bethléem est désignée comme très-petite parmi les tribus de Juda, Matthieu dit au contraire aù^ajiôç éXaj^îcTYj aï.

Après cette observation préliminaire, si Ton examine le texte de près, on peut y distinguer des éléments de provenance tantôt grecque et tantôt hébraïque. Il faut remarquer l'expression èv rotç loyepLociv 'lou&a. Elle n'a pas d'analogue dans le texte des LXX, qui traduisent littéralement "^aSsa par èv /^tXtàaiv. On peut supposer que l'auteur l'a employée par parallélisme avec le mol iiyoupievoç, qui se trouve à la ligne suivante. La chose n'est pas impossible ; mais l'explication que propose M. Réville nous paraît cependant plus plausible : «L'original "laSsa» les milliers ou subdivisions de tribus, est rendu par toi; iyeitAavi comme si l'auteur eût lu ^a^'ïSa- Peut être aurait-il raison contre les LXX qui traduisent par j^iXuxdiv.» {Etudes critiques etc., p. 26.) Nous voyons dans Meyer {Handbuch ub. d. En. des Matth., S. 17), que Chrysostôme traduisait de même par çuXappiç. Nous constatons donc tout d'abord ici un élément hébraïque.

Avec le mot -^youjiLevoç, qui est commun au cod. A des LXX et au texte de l'Évangéliste, nous revenons à la version grecque.

A la fin de la citation, le terme employé par l'Évangéliste, woi- (Aaveî, n'a d'analogie ni avec le eîvai ei; ap/^ovra des LXX, ni avec îe htPO du texte hébreu. C'est peut-être une réminiscence du TQ^\^ qui se trouve au verset 3 du même chapitre de Michée.

Ainsi en résumé, cette citation nous montre le texte hébreu et le texte des LXX fondus en une seule phrase par notre auteur dans un travail personnel.

Matthieu.

Kal ^iv i%& itùÇ T^Ç

TeXeuT^ç *Hp(jt)Sou Tva

TcXTQpWÔYJ 10 ^tjôàv UTCO

xupfcu 8tà Tou -TcpoçtiTou

XSYOVTOÇ • è$ AtYUXTOU

èxiXeda tcv ut6v [aou.

N« 3. (Matth. il, 15.)

Nyjtcioç 'I(jpa7)X Kal è^iù 'Jj'/àicrjffa aùtév yjx\ iq AifUTUTou [A£T£X.iX£<ya Ta xéxva aijTOu.

(cf. Osée XI, 4.)

Hébreu.

Cette fois les LXX sont laissés de côté et la citation est directement traduite de Thébreu. La version de TÉvangéliste est même préférable à celle des LXX. Elle rend littéralement ^J^4 par 'fo^ utdv (iLou, tandis que les LXX s' écartent sensiblement de l'original, soit qu'ils aient mal lu Thébreu, soit qu'ils aient eu en réalité un texte différent du nôtre.

Observons que la formule d'introduction ïva tuXyîpwÔtî to pTiôèv est la même qui a déjà été employée I, 23.

Matthieu.

. 17. TôTe £xXy)po)6y) to

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TCpotpTfjTOU Xé^OVTOÇ *

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