çwvY) èv 'P<x[jLà •^>to6c0Y) )tXau8[jLbç %ol
oSupi^bç TCoXùç, 'PayY)X x.Xa'!ou(j<x Ta Téx,va auTYJç xat oôx rfi{kz xapaîtXYjôtjvat Sti oix £ia^v.
N» 4. (Matth. II, t7-i8.)
ÔYj 0pY)vou /.at )cXau8[ji.cu xal è^upjjLOU* *Pax^^
àxO)lXaiO[JL£VY] 0ÔX,Y|é£X£
aÙTYJÇ ÎTt oux £ia^v.
Var. A. £TCi TO)v utwv auTTQç xat oux 'iq6£X£ TCapaxXYjÔTQvai.
(Jér. XXXVIII, 15.)
Hébreu.
n^33 '^y roDD htm •^y DPunS n3N0
(Jér. XXXI, 15.)
La citation est évidemment empruntée aux LXX. L'Évangélisle se sert comme eux des substantifs xXau8pLoç et o^uppç (dont le dernier est chez lui un aiua^ eîpYifjievov), et il reproduit la finale du cod. A : oùx YiSeXe TçapaxXTiÔ^vai.
M. Réville fait remarquer que «le membre de phrase Oprivo; — «rcoXu; est emprunté pour les mpts aux LXX; et que pour la construction il serre de plus près l'original.» {Éludes crit,, p. 26.)
L'Évangélisle commet en effet un hébraïsme, lorsqu'il remplace par des nominatifs les génitifs employés par les LXX. Que cet hébraïsme soit une réminiscence du texte hébreu lui-même et non le fait de Tàuteur; c'est fort possible.
Dans le détail on va voir que rÉvangéliste serre les LXX de très près. Remarquons d'abord qu'il ne mentionne (comme le font les LXX) les enfants qu'une seule fois; tandis qu'ils sont mentionnés deux fois dans le texte hébreu. M. Ré ville dit : «Les LXX traduisent -Pay^^X a7to>c>.atOjjtivYi oOx vîÔeXe uauaaGÔat sm toi; utoî; aÙTvi;. Notre Èvangéliste côtoie de plus près le texte original.» (p. 27 ibid.). Ici nous ne pouvons pas nous ranger à l'avis du savant critique. M. Réville a-t-il remarqué dans le texte des LXX là variante fourme par le cod. A? Le cod. A est serré de trèsprès par le texte de iiotre auteur, de beaucoup plus près que le texte hébreu. Si l'on écrivait le texte des LXX, tel qu'il nous est donné par le cod. A, la citation de Matthieu serait presque littérale.
Ici l'auteur a donné le nom du prophète qu'il cite. C'est la première fois que ce cas se présente, et il se reproduira de temps en temps, surtout à propos des citations d'Esaïe. La formule d'introduction est analogue à celle de I, 23 et de II, 15.
Hébreu.
N» 5. (Matth. II, 23.)
sic TiéXiv XgYoï^ivr^v Na- Çapéx • 5ii(dç 7cXY)p(o6ïi
Twv 5x1 NaÇ(i)paroç/.XYî-
On n'a pas encore pu retrouver dans l'Ancien Testament le passage auquel il est fait allusion ici. L'emploi du pluriel twv TupoçYiTwv semblerait peut-être indiquer que TÉvangéliste n'était pas luimême tout à fait au clair sur ce point. Nous laisserons ici parler M. Reuss, qui a résumé de Ifii façon la plus nette les discussions aiixquelles ce passage peut donner lieu : «Nazareth n'est nommé nulle part dans l'Ancien Testament, pas plus que l'adjectif Nazaréen. Aucun des innombrables essais que l'on a tentés pour sortir d'embarras tfa abouti à une explication tant soit peu plausible. Celle qui est aujourd'hui adoptée le plus généralement, et qui de
l'aveu de tous ses défenseurs n'est qu'un pis aller, serait de nature à nous donner la plus triste idée des études bibliques de TÉvangéliste, s'il fallait se résigner à l'admettre comme bonne et authentique. On prétend que l'auteur a eu en vue le passage Esaïe Xl, 1, où le prophète dit en parlant du Messie : Un rejeton sortira de la racine (ou du tronc) d'Isaï. Rien de plus connu que ce terme de rejeton par excellence employé par les prophètes pour désigner le roi de l'avenir. Or le mot hébreu pour ce rejeton est dans le passage d'Esaïe Neçr : et c'est de ce mot Neçr que l'Évangéliste aurait fait un habitant de Nazareth ! » (Reuss, trad. de la Bible, Synoptiques, p. 153 -154.) Cette opinion est également celle de M. Réville {Étvdes crit.y p. 27), qui rappelle que c'est à ce passage d'Esaïe (XI, 1) que les Eruditi Hebrai dont parle Jérôme [ad, Jes. XI, 1) rapportaient le Na2^<opatoç x^TiÔTjacTat de Matthieu. Voir aussi le commentaire de Meyer {Eandb, iib, Matth, s. 87), où l'on trouvera le même renseignement, avec la liste des exégètes contemporains qui se rangent à l'opinion de Jérôme. (Entre autres : Kôstlin, Bleek, Hengstenberg, Kahnis.) Faute de mieux, c'est donc de cette hypothèse que nous devrons nous contenter. Puisqu'elle est fondée en somme sur un passage messianique, elle nous paraît encore plus vraisemblable que celle qui voudrait identifier le Naî^topaîo; au •^•^3 (dans les LXX Na^eipato;) de Juges XIII, 15.
Matthieu.
PoÔVTOÇ èv Ttj èpif)[Jl(i) •
xupbu, cùOetaç 'luoisiTe Tàç Tp(6ouç aÔTOU.
N» 6. (Matth. m, 3.)
60b V xup(ou, eô6e(aç icoieÏTs xàç Tp{6ouç Tou
(Esaïe XL, 3.)
Hébreu.
y^vn rrffv im ^2t
Cette citation est faite d'après les LXX et implique soit l'ignorance, soit la négligence voulue du texte hébreu. En effet, comme les LXX, l'Évangéliste unit çwvtï à év 'rt £p>f(xcj>, tandis que le texte hébreu construit \3B "13103 i^^^j^^^^^ ^^ désert. (Cf. Reuss, Bible, Les Prophètes, t. II, p. 227 : «Les Septante ont altéré le sens en mettant : Une voix crie au désert. Jéhova ne demeure pas au désert»). Déplus l'Évangéliste omet comme les LXX de traduire Cependant tout en se conformant au texte des LXX
pendant la plus grande partie de sa citation, notre auteur Taltëre gravement à la fin quand il dit aÙTou au lieu de Oeof> ';^pLâv. Cette modification du texte change la valeur du mot xupioii à la ligne précédente.
N- -7. (Matth. IV. 4.)
Matthieu.
xsv Yé^paicrat* oix èx'
divOpcoicoç àXk ' Ixi Tcavxl ^i^[Aaxt èxxop6UO(Aév(»> Stà
ÏTQffSTat h âv6p(i)iuo(; dtXX ' lirt wavTt fiî)iiaTt tcS èx.icopsuoiiéva) 3ià aTé{ji.a- Toç Oeou CvjasTAt 6 âvOpco- 7C0Ç. var. A. cm. tw (Deut. VIII, 3.)
Hébreu.
Tch nn"Sn-Sy sS "by "^D msn mrr
: msn mm
La citation est faite littéralement d'après les LXX. Que TÉvangéliste ait omis le second ÇiQdeTai 6 avOpcdiroç, cela n'est pas étonnant. Cette répétition n'est pas nécessaire au raisonnement : elle manque aussi dans Philon qui cite ce même passage : {Legis allegoT, III, 61.) Ce qui prouve surabondamment que la citation est bien réellement tirée des LXX, c'est la construction èxiuopeuo- {jtivw 5ià. Matthieu construit toujours 'exicopeiiedflai avec eÇ. (Cf. XV, 11, 18.)
La formule d'introduction yiypaïuTai est l'expression par laquelle les docteurs juifs indiquaient qu'ils citaient l'Ancien Testament mot pour mot (a^nS /Zï^rOl /S'^nSlD)- (Gf- Mounier, De lods nonnullis Evangeliorum in çuidtcs V, Ti. libri ab Jesu landantur , p. 32; où il renvoie à ce sujet à Surenhusius, BiêXoç )taTaX>.ayYiç. Lib, I : de formuïis alUgandi Script, sacr, Thesis /.) Nous la retrouverons dans les trois citations qui suivent.
Matthieu.
Kat Xé^et
uîbç et ToO Oeou 'pàXe
Tat yàp 5ti toÏç d^/'IXotç aÙTou èvTeXetTûtt icept aou xai èict xstpcov àpoua(v ae iATf)woTe icpoaw|;t]ç
N« 8. (Matth. IV, 6.)