LXX
il . "Oct Totç ày^éXotç aÙTou ivTeXeiTai icepi (70U Tou SiaçuXiÇai ae év Tcàaatç Tatç ôîoïç aou*
12. èici xetpûv àpouaCv 9e [Ail)icoTe xpoaxé<|^ç wpbç X(Oov Tbv 7c68a aou.
(Ps. XG, 11-12.)
Hébreu.
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(Ps. XGI, 11-12.)
La citation est encore faite ici d'après les LXX. Ce qui est cité est cité littéralement, mais TÉvangéliste a omis une ligne du texte. Nous ne croyons pas que l'omission soit intentionnelle. La ligne négligée ne contient rien qui contredise le raisonnement de Satan ; tout au contraire. D'ailleurs si l'on remarque que le membre de phrase auquel Matthieu rattache le verset 12 du psaume (evreXeiTat irepl goîj ^* xat Im yetpôv...) , et celui auquel les LXX rattachent ce même commencement du verset 12 (Vat; oJot; aoO- ^* 'eirt /ctpwv...), se terminent l'un et l'autre de la même façon par le même pronom coO, on s'expliquera que la consonnance des deux finales ait induit en erreur l'Evangéliste. Enfin, la connaissance que nous avons constatée chez lui de l'hébreu lui faisait accepter plus facilement qu'à un autre la construction brisée il ordonnera, et..., qui rappelle tout à fait la lûanière hébraïque de lier les phrases par un ^. Remarquons cependant que cette construction est ici exceptionnelle ; notre auteur construit en général 'evTe^'XofAat avec un complément. (Cf. XIX, 7, et XXVill, 20. Nous laissons naturellement de côté la formule eveT£t>.aTo ^eywv, qui est une expression toute faite et à laquelle on ne peut pas assimiler le êvre^çîToi de IV, 6.)
Matthieu.
6e6v (Jou.
Np 9. (Matth. IV, 7.)
Oûx èxTcsipa^Êiç x6ptov Tbv Oeév aou.
Var. A. eÇe^retpaaaaOs, (Deut. VI, 16.)
Hébreu.
La citation est littérale d'après les LXX. Gomme eux l'Evangéliste emploie la 2° pers. sing. au lieu du pluriel qui se trouve dans l'original. Ici il néglige la variante du cod. A, et c'est naturel, car il lui fallait employer un futur et non un aoriste.
Sur la formule 7ra>.iv ye-^pairTat , voici ce que dit Mounier (p. 41 ibid.) citant encore Surenhusius: «Hae voces, quas, teste Matthaeo, Jésus verbisa se laudatis prseponit « a doctoribus Gemaricis exprimiintur per 3'^nD Tl'l Bursum sive amplius scriptum estr vel per a'sro Sfl ntiqm- scriptnm est, quse formula ab iis adhibejlur quândo pribr locus posteriori contrarius esse videtur,'et seûsus unius per alterius sensum elucidatur». (GfT. Surenhusius Bt^>.. xQtT. p. 212.) Gf. quoqueT^y^ 10W- •>
Matthieu.
T6t£ Xé^et aÙTÔ b
'/éYpa'ïCTat Y^p * x6piov Tbv 6e6vaouxpo<Jxuvifî(jetç %<x\ aÙTÛ ijl6v(o XaxpeO-
N» 10. (Matth. IV, 10.)
. Kupiov Tbv 6e6v aou
AaTps6aetç.
Var. A. xpo^JX-uvYjaetç pro (foSrfir^ari, (Deut. yi, 43.)
Hébreu.
La citation est faite exactement d'après les LXX, et cette fois d'après la variante du cod. A. Comme les LXX, TÉvangéliste dit {jLovw , quoiqu'il n'y ait rien dans le texte hébreu qui motive cette addition.
Nous pouvons, sans empiéter sur le classement que nous ferons plus tard, faire remarquer dès maintenant que nos quatre dernières citations (IV, 4, 6, 7, 10) ont toutes un air de parenté, sont introduites par les mêmes formules et semblent attester toutes les quatre une connaissance particulièrement littérale de la version des LXX.
Matthieu.