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^ûç [1.1^** ol y.aTOixouv- T£<; èv X<»*P<? ^i? ÔavaTou 9(ï)ç Xi[Jit};si è^ b\LaLç.
Var. 1** post £Ôv{i)v A add. Ta [xspt] ty)ç louSataç.
2o pro TcopEUoji.t A die. xa6rj(JL6Voç.
(Esaïe IX, 1-2.)
Hébreu.
SpnptyN'\nviii,23.
inPiNîTi +>na3
n^Dhnn nirn ix, i.
(Es. VIII, 23; IX.1.)
Malgré la façon arbitraire dont l'Évangéliste a traité le texte de l'Ancien Testament, on peut cependant voir assez clairement que la citation est faite moins d'après les LXX que d'après l'original hébreu.
On remarquera en effet : 1" la répétition du mot yfi dans Matthieu (v. 15), tandis que les LXX emploient une fois x^p* et une fois Y^. — 2** la façon originale dont l'Évangéliste a rendu l'expression hébraïque Q^n ITH par oJov hoCkoidtnïç , expression nullement grecque, imitée directement de l'usage hébreu d'employer le mot n^T d'une façon absolue comme préposition. (Cf. Gesenii Thés. I, p. 352, col. 1 ; et Wilke, dans sa Clavis à l'art, ô&oç, p. 304.) Les LXX au contraire ont dit en bon grec oî tyiv iwcpa'Xtav, traduction excellente que l'Évangéliste n'aurait eu aucune raison de rejeter s'il Tavait connue. — 3** on remarquera encore des différences dans le choix des temps des verbes et des personnes des pronoms. Les LXX se servent de l'impératif t^ers (IX, 2), tandis que l'Évangéliste donne beaucoup plus exactement la 3^ pers. sing. de l'aoriste eï^ev (v. 16), et du pronom de la 2® pers. ûpiaç (IX, 2), tandis que l'Évangéliste traduit exactement par aÙTot; (v. 16) l'hébreu Qrphy-
M. Renan [Les Évangiles, p. 176, note 1) dit cependant que la citation Matth. IV, 15, 16 atteste la double connaissance du texte hébreu et du texte des LXX. Il ne donne pas les raisons qui motivent son jugement. On retrouve en effet chez Matthieu la var. A des LXX, xa8Y((jLevoç, et peut-être cette rencontre n'est-elle pas fortuite^ car il serait singulier que deux traducteurs se fussent rencontrés par hasard pour traduire l'hébreu n^Dhîin psir un mot qui indique l'absence de mouvement. Matthieu a aussi en commun avec les LXX l'expression èv jj^wpa xat dxta ôavaTou. Au verset 15, Matthieu traduit nsON V^^ Y^ • pourquoi n'aurait-il pas conservé la même traduction au verset 16? Peut-être faut-il voir là des réminiscences du texte grec.
En tout cas, il reste certain que l'Évangéliste connaissait le texte hébreu. Il l'a défiguré, c'est vrai. En prenant pour sujets de sa première phrase les mots yv) ZaPou>.(àv xal yv! Neç6a>.eipL qui sont dans l'original des compléments directs , il s'est mis dans rimpossibilité de rendre l'antithèse établie par le prophète entre les mots Spn WN'^n et T3Dn mPINÎI- D^ plus , il a traduit inexactement HM psir âv^Tei>.ev. Mais malgré ces différences, c'est au texte hébreu qu'il faut s'en rapporter pour comprendre l'économie de la citation .
Remarquons que la formule d'introduction est la même que nous avons déjà rencontrée plusieurs fois (I, 23; II, 15; II, 13; II, 23).
Ici l'Évangéliste cite le nom du prophète.
N« 12. (Matth. V, 21.)
01) <pove6(j£tç.
(Exode XX, 45.)
Hébreu.
(Ex. XX, 13.)
Matthieu.
TOiç àpyipiio^^' oô ÇOV66- (Jeiç* bç $'âv çoveùcï) Ivoxoç 2^'cai TY) /.p((Jet.
Sur les mots où çoveuçeiç il n'y a pas de remarque à faire. On peut seulement se demander si dans l'esprit de l'auteur la citation ne comprend que ces deux mots, ou si elle se continue avec oç S'àv çoveiJCYi . . . . Il semble bien que les mots ô; S'àv çoveuavi dépendent de ^xouffaTe oti èppsÔYi ; mais cette fin de verset ne se retrouve nulle part dans la Bible.
Constatons ici l'apparition d'une nouvelle formule d'introduction. Elle n'a pas la valeur sentencieuse de ysypaiTTai.
Matthieu.
IIxoudaTe 5x1 gppéôiQ"
où ixoixeùaetç.
Matthieu.
'Eppéey; 8à • hç 5v
aÙTOU 86t<*) aOrî^ àicoa-
No 13. (Matth. V, 27.)
Oî> [xoixsùffetç (Ex. XX, 14.)
Pas de remarque à faire.
N» 14; (Matth. V, 31.)
Hébreu.
Hébreu.
Gela n'est pas à proprement parler une citation. C'est une allusion lointaine au texte de Deut. XXIV, 1 (chez les LXX XXIV, 3). Voici ce que dit la Bible: «Lorsqu'un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux parce qu'il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison» (trad. Segond).
Le terme âicodràdiov qu'emploie notre auteur se retrouve dans les LXX. Seulement les LXX ne disent pas d'une façon absolue âiroaTàciov : une lettre de divorce; mais PiP>.iov à'rco<îTa(jiou. Il est probable que le terme ^XTcodTaaiov leur a été emprunté à l'origine. Mais il est probable aussi qu'après leur avoir été emprunté, il est
devenu Irès-vile un terme usuel, signifiant non pas seulement l'acte de divorcer, mais la lettre de divorce, et qu'il se trouve ici beaucoup , plutôt comme une expression courante du langage d'alors que comme une allusion faite sciemment à Deu t. XXIV, 3.
èppéÔT) Toïç àpYaioiç *
oûx èi:iop)tYiC£i<;, aicoâ(î)cetç 8è Ttj) xupio) To'jç
N» 15. (Matth. V, 33.)
Kai oùx b\LEi.c^e tw
(Lév. XIX, 12.) '
'Eàv 81 £u|y) s'jxyjv x,up(a) Tw ôsô aou, oî)
(Deut. XXIII, 21.)
Hébreu.
(Lév. XIX, 12.)
noHtpS
(Deut. XXIII, 22.
Voilà plutôt encore une allusion qu'une citation. L'auteur rapproche deux passages différents de la Loi, et les combine dans une formule unique, analogue aux sentences du Décalogue.
Le verbe aico&oGvat fréquemment employé par notre Évangile dans le sens de payer un tribut, une dette, n'est pris que cette fois dans le sens de tenir nn serment ^ accomplir un vœu. L'analogie des termes nous porte donc à croire que l'expression airoSwdeiç tô xupiw Toùç opxouç a été suggérée à notre auteur par le aTro^oDvat vjjyi>è xupiw de la version grecque.
Matthieu.
'Hx.o6(jaT£ 5x1 i^^i^r^* èç6aX[jLbvàvTi èçÔaXjAoû,
N» 16. (Malth. V, 38.)
'O<ç>0aX[jLbv àvTt 89- 0aX[jLou 886vTa ivxt ô86v-
TOÇ.
(Ex. XXI, 24.)
Hébreu.
]Z' \v nnn yv
Pas de remarque à faire. L'expression était proverbiale ; il n'y avait qu'une seule façon de la rendre de l'hébreu en grec; il n'est pas étonnant que notre Évangéliste se rencontre ici avec les LXX.
N» 17. (Matth. V, 43.)
'AvaTïjaeiç t^v tcXy;-
(Lév. XIX, 18.)
Hébreu.
Matthieu.
'Hxo6(jaTe 5x1 èçpéôy)*
cou y.at [Ai(iif)(J6tç tbv èx^p^v aou.
La citation est peut-être faite d'après les LXX; mais la phrase est trop courte et les mots ne sont pas assez caractéristiques pour qu'on puisse rien préciser. Les derniers mots du verset sont à remarquer. Nulle part l'Ancien Testament ne dit << tu haïras ton ennemi». Voyez au contraire Ex. XXIII, 4, un précepte d'un esprit tout différent.
Matthieu.