‹ Examen des citations de l'Ancien Testament dans l'Évangile selon Saint MatthieuChapitre 8 sur 31 · Kat èÇéÔaXev · texte numérisé non relu

Kat èÇéÔaXev

Ta TCveOixaTa X6yw, xal xavTaç Toùç vjix%(ù(; ex®^" Taç èôspdtxeuaev,

17. Siiwç xXïîpwÔY) xb ^rfihf lia Tîaafou tou xpoçTjTou XéYOVTOç* au- Toç Tàç àc6ev£taç Yi[ji.ûv 2Xa66v xal xàç v6aouç è6daTa9ev.

N» 18. (Matth. VIII, 16-1 1.)

OuToç xàç àiwtpTiaç ■îjjji.tov çépst xat icepl •?)[ji.o)V èSuvaTat.

(Es. LUI, 4.)

Hébreu.

Ici le texte de Matthieu n'a rien de commun avec celui des LXX. Notre auteur a traduit directement sa citation de l'hébreu. D'abord il rend, plus exactement que par outo; (LXX), le N^fl hébreu par aÙToç. Puis il traduit littéralement ^sHn (^dladies) par vodouç, tandis que les LXX se sont servis d'un terme moral : àpLaprioç. De plus il emploie des aoristes là où les LXX emploient des présents. Enfin il a le soin de rendre les deux verbes hébreux par deux verbes grecs de force différente {tW2 par e^aêev et 130 par èêaaTaaev), tandis que les LXX, par la construction qu'ils ont adoptée (luspl toi^wv oSuvaTai), ont négligé de traduire ^30-

n est vrai que aoôeveîa; n'a pas la force de ^3'^3NDO> et que l'Évangéliste a renversé l'ordre des mots en plaçant vocouç dans le second membre de phrase, tandis que ^^4n se trouve dans le premier ; mais ces inexactitudes n'ôtent rien à ce que nous avons dit plus haut.

Remarquons la fréquence de la formule ïva ou otuojç luV/ipcoÔYi to pviOev.

Ici encore le prophète est cité par son nom.

Matthieu.

OÙ OuaCav.

No 19. (Matth. IX, 13.)

'EXsoç ôiXù) ^ Ôudt'av.

Var. A. xat ou pro yj.

(Osée VI, 6.)

Hébreu.

-n4i -^nsiBn non

La citation est tirée des LXX. Considérons en effet : V que le texte de Matthieu reproduit encore ici la variante du cod. A des LXX ; 2^ que le mot Ouata est un aiua^ etpvif/ivov, car il ne se retrouve chez Matthieu que dans la répétition de la même citation XII ,7. — Il n'est donc pas probable que ce soit TÉvangéliste qui, traduisant lui-même Thébreu, se soit rencontré par hasard, en employant un axa^ stpn(jLévov, avec les mots des LXX et avec la construction du cod. A. De plus ôéXw ne rend qu'imparfaitement inSOnî 1® verbe hébreu signifie plutôt se plaire à quelque chose que vouloir. Ne serait-il pas étonnant que deux traductions grecques indépendantes se fussent rencontrées dans une même altération du sens de l'hébreu ?

Matthieu.

Out6ç è^Ttv Tcepi o5 Y^YpaicTat • îSoù h{{ù àTcoaréXXd) tov ^rç{ikb^ jxou Tcpb TcpoaoSicou <Jou àç >taTa(jx.£uà(Jst T/]V 6S6v (Jou l[jL7:poa6év 7ou.

N» 20. (Matth. XI, 10.")

'ISoù èÇaTCoffTéXXtoTbv oi^ekà'f [i.oy v.(x\ lict- ^Ki^tzcLi 6Sbv Tcpb icpoa(î)7:ou [JLOU.

Var. A post i8ou add. v(iù,

(Malach. 111,1.)

Hébreu.

Il est difficile d'assigner du premier abord son origine à cette citation. Le début l^où éyà) iizoaréXktù tov ayyeXov [xou reproduit presque littéralement le texte A des LXX ; mais il traduit avec une égale exactitude le texte hébreu. Puis vient une interpolation qui ne se retrouve ni dans l'hébreu ni dans les LXX : irpo TcpodwTcou cou ; et enfin les derniers mots de la citation diffèrent compléteinent du texte des LXX, tout en traduisant (sauf le changement de [/.ou en cou, sur lequel nous aurons à revenir) assez littéralement

rhébreu. Il semblerait donc probable que TÉvangéliste, ici comme tout à l'heure (VIII, 17), eût fait lui-même sa traduction plus ou moins librement d'après l'original. Une seule chose nous empêche d'accepter cette opinion: c'est l'emploi du mot xaTadxe'jàaei. Si notre auteur avait traduit lui-même le texte hébreu, il l'aurait traduit avec les mots de son vocabulaire habituel. Or /•aradJceuadÊt est un dcTuaÇ etpYif/ivov ; tandis que le verbe Itoijaûc^w est au contraire fréquemment employé dans le premier Évangile (III, 3 ; XX, 23; XXII, 4; XXV, 34, 41 ; XXVI, 17, 19). De plus, >caTa(j)ceuà2:co est un axaÇ non seulement chez Matthieu, mais encore chez Marc et chez Luc qui ne donnent ce verbe qu'une seule fois chacun, dans cette même citation. Nous sommes donc disposés à adopter l'opinion de M. Mounier {De locm nonnullis, etc., p. 83) et à dire que la citation est faite ici d'après une version grecque, (à notre avis probablement une variante des LXX), dont le texte est maintenant perdu, mais que les Évangélistes connaissaient.

Remarquons le changement fait par TÉvangéliste du pronom de la r® personne en celui de la 2^ Le sens de la phrase est modifié. Chez le prophète, c'est Dieu qui parle lui-même de luimême ; chez l'Évangéliste, c'est Dieu qui fait une promesse. — Remarquons aussi la précision des termes de la formule d'introduction : ouToç Igtiv Tuept oO ysypaïuTai.

N*» 21. (Matth. XII, 3-4.) — N» 22. (Matlh. XII, 5.)

Matthieu.

3 Oùk àvéyvwTs xi èîcoÎYjjev AaueiS, 5t£ èxeivadev /.al ol [ast' aÙTou;

4. xôç eiOYjXôev etç tov oTy.ov tou Ô£ou xai xobç àpTOUç T^jç Tcpoôéaewç l^aYov (cf. 1 Sam. XXI, 6.)

5. Obx, àvéyvwTs èv tw v^fJLW Sit toiç (Ji66a5tv et Upetç èv to) hp^ xb (yi!6aTov PsPyjXouaiv >tat àvaCtioC efotv ; (cf. Nombr. XXVIII, 9.)

Ce ne sont pas ici de véritables citations. Nous donnons cependant ces passages parce qu'ils sont précédés de formules d'introduction catégoriques. Ce sont des allusions à deux faits, l'un contenu dans les livres historiques, l'autre dans les livres de la Loi, qui sont donnés comme arguments dans une discussion. Mais les faits seuls sont cités, et non pas les termes dans lesquels ils sont racontés dans l'Ancien Testament. Il n'y a Ueu de faire aucune comparaison de textes.

V, », flfaîtà XIL 7 ;

Képétiti<m^ avec une fonnole d'inirodaction analogue à la première ^d il irçf^pxixizt 'zi l^rtv . . .,, de la citation d*Osée cpie nous avon$ déjà reacootrée et examinée IX, 13; n* 19.

Matthieu.

ttç iv T«îç iç)*aTe(«tç

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