‹ Examen des citations de l'Ancien Testament dans l'Évangile selon Saint MatthieuChapitre 9 sur 31 · xal T(|) 4vi|/.aTi a&ToD lOvY) IX^totiaiv · texte numérisé non relu

xal T(|) 4vi|/.aTi a&ToD lOvY) IX^totiaiv

N« 24, (Matth, ru, 16-21.;

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2. Ou xexfiçr:«ioù3l iv^9£( oOîl ixoudNjae- Tat l$w tj ç(»)vrj (XÙTou.

3. KiXa;iiov Te6Xaoptévov cô 9uvTp{^et x<xl a(vcv xatrvt2^é(i€yov eu atféoet, iXX' eJ; iXiQ- Oeiav iÇoCaet xp(atv.

Opau(76if]aeTai, Scua &v Oî^ Iwi Tijç xf\^ xp((Jtv • xal iTct T({) ivéïJuxTi auToi3 èOvr^ iXTcioujiv.

(Es. XLII, 1-4.)

Hébreu.

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Nous allons relever dans cette citation des éléments empruntés tantôt au texte hébreu, tantôt à celui des LXX:

'I^p^Twa est une traduction originale de lOnS- Les LXX ont traduit par avTiXY(^o(jLai, dont chez eux la signification la plus fréquente est secourir. Le verbe hébreu signifie aussi bien prendre^ choisir, que soutenir, secourir, L'Évangéliste a choisi le premier sens ; les LXX ont choisi le second.

XyainiTdç rend très mal ^Tn3 sans rappeler davantage les

Ki; Sv Y)uÂdxY)96v ii ^\jrf^ (jlod est une traduction originale de Thébreu, moillouro que celle des LXX, et indépendante d*elle.

©vÎGw To iD/eO(jLa jjlo'j é-rc' aÙTov est encore une traduction indépendante de celle des LXX, et par le temps des verbes (l'Évangéliste emploie le futur, les LXX mettent l'aoriste), et par le choix des mots (Wcrw, lâwxa). Nous ferons une remarque analogue pour xpÎGiv Toîç eôvgdiv iTzocyyùzi ; il n'y a pas de rapport entre le iTçayyekv, de TÉvangéliste et le èÇowet des LXX ; Tun a rendu le sens du mot hébreu, les autres en ont traduit la forme (s^a^'^).

Au verset 19 de Matthieu (v. 2 d'Ésaïe), se trouve Texpression oix épicrci, qui n'a de correspondante exacte ni dans les LXX ni dans rhébreu. C'est (comme âyainjToç tout à l'heure) un élément subjectif introduit par l'Évangéliste dans son texte.

Matthieu traduit littéralement yin3 parév luXaTeiaiç, plus littéral en cela que les LXX, qui disent simplement e^w.

Au verset 20 de Matthieu (v. 3 d'Ésaïe), nous relevons au contraire deux ressemblances entre l'Évangéliste et les LXX : Il nous semble que l'emploi du mot (ruvT8Tpi(jL(jLevov , a été suggéré à notre auteur par le souvenir du verbe eiuvTpt^et des LXX (xa>.a(AOv Te8>.aG(;ivov où (TuvTpt^ei) ; — et que de même, c'est par analogie avec le xaTuvi^ojjievov des LXX qu'il emploie l'expression Tuçojjievov, car dans le texte hébreu il n'y a rien qui évoque Tidée de fumée : nnD signifie simplement /iziJ/^, c'est-à-dire ici, près de s'éteindre, sans que rien indique, entre tant de métaphores possibles pour exprimer cette idée de faiblesse, le choix de l'idée de fumée. Aussi les versions de Symmaque, d'Aquilas et de Théodotion disent-elles simplement â[jiaupov.

Puis l'Évangéliste omet une ligne du texte, et il devient difficile de dire à quelle version il se conforme. L'expression ewç av èxPaXyi ei; vïxo; tyjv xpiGiv n'a d'analogue ni dans le texte hébreu ni dans celui des LXX. C'est encore un élément subjectif.

Enfin, le verset 21 (v. 4 d'Ésaïe) est évidemment emprunté aux LXX. Avec eux notre auteur traduit en son nom, au lieu de en sa loi et il rend d'une façon très-large n^^^< par eOvYi. Symmaque, Théodotion et Aquilas disent au contraire littéralement : xai tô vojjwj) aÙToG vYÎ(Toi è>.xio'j>(Tiv. Matthieu adopte la traduction originale des LXX, traduction probablement faite d'ailleurs sur un texte où on lisait ^QH^h ^^ lieu de "^niinS*

En résumé, la citation XII, 16-21 indique donc la double connaissance du texte des LXX et du texte hébreu, et la combinaison de ces deux textes. L'Évangéliste substitue un texte à l'autre, suivant qu'une expression de l'un des deux lui vient plus vite sous la plume.

Matthieu.

"ûaxep Y^p ^v 'la)vàç èv vfi xotXia Tou xi^touç xpeiç tj|Ji.épaç xat xpctç vyxxaç, oStwç....

N» 25. (Malth. XII, 40.)

"TIv 'l(i)vaç èv TY) /.oi-

•JjjjLépaç /.al Tpetç vuxTaç.

(Jonas II, 1.)

Hébreu.

La citation est tirée des LXX. Gela se voit : P à la manière dont est transcrit le nom de Jonas : Iwvà;, l'hébreu disant lôneïA ; 2® et surtout à l'emploi du mot xyîto;, baleine. Le texte hébreu dit simplement le poisson^ nn*

Matthieu.

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