‹ Examen des doctrines médicales et des systèmes de nosologie, précédé de propositions renfermant la substance de la médecine physiologiqueChapitre 133 sur 148 · DU SEIZIEME SIECLE · texte numérisé non relu

DU SEIZIEME SIECLE

de ce viscère , d'où les nerfs étaient censés tirer leur origine. Enfin Ton vit s'établir solidement l'idée que le cerveau est le siège des facultés intellectuelles et le moteur des mouvemens volontaires. Servet pensait que l'âme réside dans l'aqueduc de Sylvius , que les ventricules latéraux reçoivent les images des objets extérieurs , enfin que le troisième est le siège de la pensée, et le quatrième celui de la mémoire.

On suivit aussi les nerfs dans leur distribution avec beaucoup plus de soin qu'on ne l'avait fait auparavant , quoiqu'on laissât encore bien des choses à désirer, comme l'ont prouvé les recherches des anatomistes subséquens , puisque même aujourd'hui on n'est pas encore fixé sur le nombre et sur les fonctions des différentes paires de nerfs. Quant au nerf intercostal ou grand sympathique, la plupart le regardaient comme une continuation de la paire vague. Quelques uns cependant en firent un nerf particulier.

Tel était l'état de l'anatomie au commencement du dix-septième siècle. La théorie des maladies n'y avait encore rien gagné : c'est ce qu'il nous importe de remarquer pour comprendre comment les idées mystiques de Paracelse ont subsisté dans ce siècle , et cc*mment la médecine n'a cessé d'être cabalistique que pour devenir théologique , sans pourtant se séparer de cette chimie avec laquelle le même Paracelse lui avait fait contracter une alliance aussi étroite.

3a8 OHÉMIATRIE THÉOLOGIQUE.

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