‹ Examen des doctrines médicales et des systèmes de nosologie, précédé de propositions renfermant la substance de la médecine physiologiqueChapitre 84 sur 148 · CXVÎ1J PROPOSITIONS DE MEDECINE · texte numérisé non relu

CXVÎ1J PROPOSITIONS DE MEDECINE

CDLXV.

Considérer la succession des symptômes que l'on a observés comme la marche nécessaire et invariable d'une maladie , et en faire des caractères essentiels à son diagnostic, et par conséquent à son traitement, c'est créer une entité factice, puisque les affections des organes se comportent différemment, suivant leur irritabilité, leur sensibilité et les modificateurs qui agissent sur eux; c'est se mettre dans l'impossibilité de traiter cette maladie avant sa terminaison , sans être en contradiction avec ses propres principes. C'est toujours faire de l'ontologie.

CDLXVI.

Adresser des remèdes à une entité morbide factice , sans apprécier leurs effets sur les organes qui les reçoivent , et sur ceux qui sympathisent avec ces organes , c'est guérir ou exaspérer une maladie sans en connaître la raison physiologique.

CDLXVII.

Celui qui guérit une maladie sans avoir apprécié avec justesse les modifications physiologiques au moyen desquelles il a opéré cette cure, n'a pas la certitude de reconnaître ni de guérir la même maladie lorsqu'elle se présentera de nouveau; d'où il résulte nécessairement que ni les succès ni les revers des ontologistes ne peuvent servir ni à les rendre bons praticiens , ni à leur donner les moyens d'en former d'autres.

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