PREMIÈRES TRACES DES DOCTRINES
Je ne prétends point m'engager dans des recherches minutieuses pour découvrir les premières traces de l'art de guérir, soit dans de vieux manuscrits, soit dans d'obscures inscriptions. J'estime et j'apprécie ce genre de travail ; mais il n'est point de mon objet. Je négligerai même des sources un peu moins obscures, telles que la médecine des anciens peuples de l'Orient, celle des Indous, celle des Chinois, celle des Guèbres, des Druides, etc., parcequ'elles ne s'enchaînent pas avec les médecines antiques d'où découle celle de nos jours. Il me suffira de partir des documens historiques les plus connus, pour remplir la tâche que je me suis imposée, et qui consiste à suivre les gradations par lesquelles l'esprit humain a dû passer pour ériger en une véritable science l'art de rétablir et de conserver la santé.