‹ Examen des doctrines médicales et des systèmes de nosologie, précédé de propositions renfermant la substance de la médecine physiologiqueChapitre 87 sur 148 · LES PHILOSOPHES ETUDIENT LA MEDECINE · texte numérisé non relu

LES PHILOSOPHES ETUDIENT LA MEDECINE

Leclerc, auquel j'emprunte la plupart de ces faits, remarque, dans son Histoire de la Médecine, que ce ne fut que vers la quarantième olympiade, environ Tan du monde 354o, que les philosophes commencèrent à sentir combien il leur importait d'étudier l'homme physique avec l'homme moral. Dans ce but, ils cherchèrent de quelle manière s'exécutent les différentes fonctions , et jetèrent ainsi les premiers fondemens delà physiologie. Jusqu'alors la médecine avait été pratiquée par toute sorte de personnes , et surtout par les prêtres, ainsi que je l'ai déjà dit; mais sa réunion à la philosophie la rendit d'un accès moins facile pour le vulgaire.

Toutefois , les premiers d'entre les philosophes qui se livrèrent à ces sortes de recherches, n'avaient pas pour objet l'exercice de la médecine ; ils n'étudiaient les phénomènes vitaux que dans le but d'éclairer les hautes questions de la science , ou pour servir de base aux préceptes de la sagesse. Pythagore ne pratiqua point l'art de guérir, et parmi ses nombreux disciples, on ne cite quEmpédocle qui ait opéré des cures médicales.

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