‹ Examen des doctrines médicales et des systèmes de nosologie, précédé de propositions renfermant la substance de la médecine physiologiqueChapitre 88 sur 148 · PYTHAGORE · texte numérisé non relu

PYTHAGORE

Pythagore peut passer pour le fondateur de l'hygiène. Il conseillait, comme moyens auxiliaires à la pratique des vertus dont il faisait un devoir à ses auditeurs, le régime végétal et la modération dans la quantité des alimens. Il nous intéresse encore sous un autre rapport: c'est à lui que nous devons cette théorie des nombres qu'il avait, dit-on, apprise

des Chaldéens, et qui, consacrée par Hippocrate, a exercé tant d'influence sur la pratique des médecins. Le philosophe voulait une juste mesure en toute chose ; il enseignait que la santé dépend de l'harmonie , et croyait que les nombres doivent puissamment concourir à entretenir Tune et l'autre. Selon lui, les impairs sont les plus importans; ils ont une plus grande force, et doivent être considérés comme les mâles , tandis que les nombres pairs ne sont que des femelles. De tous les nombres , celui de sept est sans contredit le plus parfait, comme le prouve la grande influence qu'il exerce sur la destinée de l'homme ; car chaque septième année apporte de grands changements dans notre organisation physique, nous expose à des maladies, ou amène quelque changement dans notre fortune. Ces années septénaires portèrent le nom d'années climatériques. C'est en vertu de cette théorie que le nombre sept exerça, dans plusieurs théories subséquentes, tant d'influence sur les maladies, et que tous les changemens favorables furent attribués aux jours impairs.

Page 1