‹ Examen des revenus publicsChapitre 28 sur 29 · PRODUITS COLONIAUX · texte numérisé non relu

PRODUITS COLONIAUX

Enfin /pour compléter le tableau des {produits oomprb dans le Imdget de l'État, il tant mentionner, Clément ponrordre, lesrevenusd'outrede la possession d'Alger et de nos anciemies

cioloiiîes^l les premi^^s s'éi^ent à peine à ja œîl*liom, et les seconds ne s'expriment dans notre Gon^ptabilité l^isbtÎTe que pour le milUon que l'Angleterre paie à h France^ en échange de plusieurs concessions faites à son eommerce de l'InA^^

Chaque année » les a millions de produits lo- Revenu» csmt de l'Algérie oonaourent à fonder les bases de notre élablissemc^Eit en Afrique ^ arec les 3o milli<ms que le Gouvernement consacre à soutenir l'honneur de cette conquête ^ et à encouragw les espérances de son avenir* Nous faiscm» des voeux pour que ces sacrifices annwls, dont le montant s'élève déjà à plus de 4ûa millions^ donnent à h France en puissance militaire , politique et cona* p^erciale^ une prochaine compensation de ses généreuses avances. Mais il est difficile de croire qiœ la proximité de cette longue oôte^ sans abri pomr nos flottes^ resserrée étroitement entre le désert et la Méditerranée, et presque dépourvue de population^ favorise le dévdbppem^it de notre navigation et de notre force maritime ; que le succès même de ses différentes cultures n'ajoute pas aux embarras de notre surabondance pour les produits indigènes , et puisse utilement remplacer, pour les denrées exotiques^ celles de no& possessions lointaines fqi:^ ses habitants peu ag«

Ii4 BXAMBN INSS REVBNVS PUBUCS.

glomérës, et dont les croyances résistent à la ci- Tilisation , <^&*ent un débottchë important à nos marchandises; enfin ^ qne cette position isolée et sans ressources assure à notre pavillon une plus grande influence en Europe.

Redevance Nous cToyons dcYoir rec^nmander encore à l'Inde l'^ittention du Gouyem^nent la demande présentée dans le dernier rapport de la Cour des Comptes y pour que^ d'aj»^ les r^les générales de la comptabilité publique, tous les revenus des colonies soient rattachés au budget de rÊtat, connue le sont aujourd'hui tous les produits des d^[>artements de la France. L'analc^ie qui existe entre ces deux services justifie suffisamment cette mesure d'ordre, qui aurait, nous n'en doutons pas, des conséquences très-favorable» à la protection de ces {«lieuses dépendances de notre patrie. Tcmt ce qui tend à séparer ces possessions nationales de l'action directe et de la surveillance générale des pouvoirs de l'Etat, à les soustraire à l'examen et à la prévoyance de la l^islature, semble relâcher les liens qui doivent les unir à la métropole et les associer constamment à toua les avantages de leur communauté d'intéréts.

Nous sommes persuadé que l'isolement de leur régime financier, que le défistut de clarté de leu^^

o(»npti^ilité spéciale a contribué souvent à désintéresser les regnicoles et à détourner l'appui tntélaire qui doit s'étendre sur ces possessions lointaines comme sur toutes les parties de l'adminfstration intérieure du pays. Toutes les réti« cences qui sont opposées au droit du plus fort, par la méfiance du plus faible, sont impuissantes pour préserver ce dernier, et le privent ordinairement de l'assistance qui lui est nécessaire. Nous n'espérons pas cependant que cette amélioration de comptabilité procure à nos ancieimes colonies, à ces précieux auxiliaires de notre bien-être et de notre puissance navale, des fav^irs ^ussi généreuses que celles qui sont accordées à la nouvelle occupation de l'Algérie; mais nous pensons qu'elle nous disposerait à Bsieux remplir toutes les conditions du contrat mutuel qui les unit à la France comme des départ^aents maritimes.

Page 1