‹ Examen du bassin du Trent [microforme]Chapitre 48 sur 70 · RECENSE- RECENSE- RECENSE- RECENSE · texte numérisé non relu

RECENSE- RECENSE- RECENSE- RECENSE

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On voit par ces chiffres que la population a diminué de 15.2 pour cent. Déterminer la proportion due aux causes, qui ont contribué à la baisse de la population rurale dans tout l'Ontario, serait chose difficile, mais on peut dire que la réduction moyenne dans les autres parties de la province n’a été que de 4.2 pour cent. Comme il fallait s’y attendre, ce sont les fermiers les plus actifs et les jeunes qui ont le moins d’attaches et qui partent les premiers.

En conversant chaque jour avec les colons, pendant toute la saison, j'ai trouvé qu'ils sont unanimes à reconnaître que ‘ce pays n'aurait jamais dû être ouvert à l’agriculture” et qu’ ‘“‘ils seraient disposés à le quitter, s'ils le pouvaient.” Ils m'ont posé beaucoup de questions sur les avantages qu'offrent le Nord de l'Ontario et les prairies de l'Ouest, et ils enviaient le sort de l'immigrant établi sur ces sols fertiles.

Je puis le dire ici tout haut que les fermiers de cette région sont tous armés de courage : ce sont des travailleurs infatigables et industrieux, obligés de lutter contre des conditions tout à fait défavorables. Ce sont, en général, des émigrants venus du sud, attirés par l'appât de terres gratuites En outre, en ce temps-là, il y avait du travail dans les coupes de bois, ce qui leur permettait de subvenir à leur existence. Une étude de l'occupation de ces terres montre que 75 pour cent des parcelles avaient été concédées, et que le permissionnaire avait droit de disposer du boïs sans même reserver le pin. Nul doute qu’une grande partie des terres avait été concedée pour le bois qu'elle sa portait, et non pour valeur agricole. Mais, quand le bois a disparu, le colon s'est vu obligé de vivre de cultures agricoles. C’est ce qui explique en grande partie l’état actuel des choses.

La vente annuelle, par le trésorier du comté, des terres dont le taxes étaient impayées depuis trois années, est la fin de ia lutte

CHAMP PARSEMÉ DE ROCHES CALCAIRES, ENTRE LESQUELLES IL POUSSE CEPENDANT DE L'HERBE

PAUVRE PÂTURAGE : LA PROFONDEUR MAXIMUM N'ATTEINT PAS MÊME DOUZE POUCES

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