‹ Examen du bassin du Trent [microforme]Chapitre 49 sur 70 · CONDITIONS SOCIALES · texte numérisé non relu

CONDITIONS SOCIALES

entreprise pour arracher le pain quotidien de ce Sol impropre à l'agriculture. Ces ventes révèlent incidemment le peu d'argent Payé pour ces terres par leure possesseurs.

Les chiffres Suivants ont été pris dans les listes officielles de 1912 :

L Comré pe PETERBOROUGH :

NouBre pes ToraL Des FERMES Mises SUPERFICIE Taxes EN Townsuies : EN VENTE ToTaLE 3 ANs RS Arr ee 6 1,000 $ 69.28 Le AN PEUEE 6 639 110.57 T 6 592 81.26 ne 9 900 59 .69 en US 4 400 44 .99 Lrebés LE POS EU 4 430 53.03 35 3,961 $418.82 IT. Couré pe HasriNes ji Townsurps PRE ni 35 4,517 8 289.55 PS 4 532 54.00 RÉ. te 17 965 131.78 nn en 27 2,325 239 .30 CU TEE 23 1,140 297.75 106 9,479 $1,012.38

IT. Comré pe HaziBurToN (LISTE DE 1911) :

Townsurrs Re 7 700 $ 222.89 ét RP RO SL 1 100 25.36 PR ne 1 64 33.61 Camorgsn. "°°" 6 552 210.62 se DS ES 2 162 20.42

à 3 200 69.97 Lutterworth, ,, 17777" 7 332 176.89 Déden. 5 434 273.74 Monmenth, "te 13 1,318 409.15 Snowdog. .. tt 8 783 304 .44

Ce qui forme un ensemble de 194 fermes d’une superficie totale de 18,085 acres, mises en vente Pour trois années d'impôts se montant à $3, 178.29, soit moins de 6 cents Par acre annuellement.

Conditions Sociales

Les conditions économiques étant telles que décrites ci-dessus, il va de soi que l’état social de ces habitants est plus ou moins dégénéré, et plusieurs STOupements d'hommes en cette région sont une preuve qu'ils ne font Pas exception à Ja règle. Ona PU constater un peu

partout de la dégénérescence physique et intellectuelle, la condition morale en certains endroits était même trés aléatoire. Il faut en attribuer la cause non pas aux habitants, mais à la difficulté de l'existence.

Pour la même raison, le niveau de l'éducation laisse beaucoup à désirer dans la majorité des townships. Ces groupements épars, et le maigre rendement du sol sont un obstacle à l'entretien de bonnes écoles. On a trouvé que certains maîtres d’école n'étaient pas légalement qualifiés ; ailleurs les écoles étaient fermées ; souvent même les habitants étaient dans l'impossibilité de subvenir aux frais de l'éducation.

Nous avons constaté journellement, pendant la saison d'examen, la triste désespérance de gens qui s'efforcent de vivre du produit d'une terre à peine capable de faire pousser du bois. La somme d'énergie humaine, dépensée en vain à cette fin, représente une perte incalculable pour la province. Ce n’est qu’un autre exemple d’une occupation, mal éclairée, ou plutôt aveugle, de townships que l'on n'aurait jamais dû ouvrir à la colonisation, et la faute retombe sur un gouvernement qui faillit à un devoir dont il est coupable d'ignorer l'importance.

Situation Révélée de Longue Date.—dL'ignorance des conditions locales n’est pas une excuse de ce qui est arrivé. Depuis longtemps les commissaires des terres de la Couronne ont décrit la situation en leurs rapports, et des investigations ont été faîtes à la demande de membres du Parlement. Des extraits de deux de ces recherches montrent assez clairement que même en ce temps-là, il se trouvait des hommes qui comprenaient la nécessité de séparer les terres arables de celles qui n'étaient propres qu'à la production du bois, et de mettre celles-ci en réserves forestières. Dès l’année 1855, un comité de la Chambre des Communes, dont l’Hon. A. T. Galt était président, rapporta, entre autres choses, ce qui suit : ‘Par les renseignements que l'on a obtenus, il appert que la colonisation a été poussée irraisonnablement en certaines localités absolument impropres à l'établissement permanent d'une population rurale. On signale surtout le cas de concessions gratitutes des terres qui se trouvent entre les eaux de l'Ottawa et le lac Ontario. Votre comité, se basant sur les témoignages, recommande au gouvernement de s'assurer de l’état d'une région, avant d’en ouvrir une partie quelconque à la colonisation, afin que les terres qui ne sont pas propres aux cultures agricoles ne soient pas mises à la disposition du public. Les opinions émises par les personnes appelées à rendre témoignage diffèrent beaucoup sur les localités sous considération. Le comité conclut donc que le gouvernement devrait en ordonner l'examen

Page 1