COMMISSION
pour recevoir des plans et exécuter les travaux nécessaires à l’amélioration des eaux intérieures du district de Newcastle. Au cours de la même année, le premier levé fut fait, et le coût des travaux fut estimé à $033,780. Le levé de la deuxième portion de la route fut effectué en 1835, et le coût du travail porté à $1,048,271, soit une somme de $1,982,000 pour la totalité des travaux.
En 1836, une loi du Parlement autorisa une subvention de $64,000 pour les travaux de la rivière Trent, et, en 1837, une autre subvention de $310,030, applicable à la division intérieure. En cette année, le Receveur Général réserva une somme de $136,266 pour commencer les travaux de la rivière Trent.
Antérieurement à l'union des provinces, en 1841, les travaux avaient avancé lentement, et, de fait, ils furent souvent arrêtés, on s'en prit, dit-on, aux maigres déboursés que fit le Receveur Général aux commissaires. Les dépenses totales antérieures à cette date s'élevaient à $177,592.
Pendant les premières années qui suivirent l’union des provinces, on abandonna l’idée d’une route directe, mais on continua à développer le régime local des eaux, en vue de l'exploitation forestière, jusqu’à ce que, en 1855, le coût de l'entretien des glissoirs, des estacades flottantes et d’autr.s travaux, excédant les revenus qui en dérivaient, ces ouvrages furent concédés à une corporation—le ‘Trent Slide Committec’”’—qui devait les entretenir en bon état, en prélevant un péage sur le bois flotté. Le montant dépensé par le comité, entre les années 1841 et 1867, s'élevait à $492,486, mais de cette somme ii ne fut déboursé que $47,000 pour les chemins et ies ponts, ce qui porte à $445,269 la somme totale appliquée au cours d’eau, pendant cette période. Ce chiffre, ainsi que les $177,592 dépensés avant 1841, portent les dépenses totales à $622,86r, à venir jusqu’en
Pendant les premières années qui suivirent 1860, on s'empressa de prendre possession des coupes de bois que renfermait ce bassin ; et, dès 1863, environ 1000 milles carrés de pin avaient été aliénés, et le gouvernement provincial n’en retira aucun profit, ou seulement un revenu nominal ; et cependant il avait fait construire, Çà et là, des écluses et des barrages, pour encourager l'exploitation du bois. En 1870, une inondation détruisit plusieurs de ces ouvrages qui furent alors partiellement abandonnés.
Quelques exploitants essayèrent, mais en vain, de faire revivre le projet d'un canal, bien qu'il existât, en 1872, vingt compagnies d'expioitants de bois à l'œuvre, avec une production annuelle excédant de beaucoup 100 millions de pieds de bois de pin. Toute-
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HISTOIRE DE LA RÉGION 9 ———————————— moe
fois, l'eau emmagasinée par les barrages continuait à rendre service à l'exploitation.
Les travaux du canal furent repris de 1883 à 1888 ; mais, ce n'est qu'en 1896 qu'une ère nouvelle commença. À partir de cette année, des subventions annuelles de plusieurs centaines de mille dollars furent dépensées en travaux ; et, en 1909-10, le montant atteignit un million ; en 1971, $1,750,000 ; eten 1912, $1,938,136.48.
C'est en 1892 que, pour la première fois, le rapport du Surintendant du canal reconnaît la nécessité de la possession de l'eau pour les besoins du canal. Li écrivait : ‘Vu l'immense étendue du bassin déjà déboisée, et l'abandon, par les exploitants de bois, des barrages qui servaient à retenir l'eau, il est à craindre, à moins que l'on ne fasse quelque chose pour les maîtriser, que les grandes crues du printemps endommagent plusieurs ouvrages le long de la route. Ceux qui s'intéressent à la navigation et aux forces hydrauliques, se réalisent que la nécessité de prendre possession des réservoirs supérieurs se fait chaque a:née plus impérieuse.”' Toutefois, ce n'est qu'en 1905 que, par un arrêté du conseil, la province céda, au gouvernement du Dominion, tous ses droits sur les ouvrages con- Struits dans les lacs d'en amont, et sur les eaux de surface de toutes les rivières, cours d’eau et lacs, tributaires de la rivière Trent, au nord de Peterborough, à l'exception du bassin de la rivière Crow ; et c'est seulement alors qu'elle consentit aussi À lui vendre, à soc. de l’acre, les terres non concédées, situées le long des eaux de surface. Le Dominion s'est approprié, jusqu’à présent, deux milles acres, en vertu de cette disposition.
Les sources des principaux cours d'eau de ce bassin sont situées sur des terres, appartenant à des particuliers, dans la partie centrale du comté de Haliburton, surtout dans les townships de Sherborne, Havelock, Eyre, Stanhope, Guilford, Harburn, Minder, Dysart et Dudley. Ces sources sont formées par une série de lacs reliés entre eux, dont la surface d'eau est d'au moins 130,000 acres, et qui ne sont pas en la possession du gouvernement Fédéral. Les cours d'eau qui alimentent le canal, et sur lesquels le Fédéral exerce sa juridiction, se trouvent en neuf différents bassins, d’une surface d'eau de plus de 100,000 acres. Les deux plus grands cours d’eau de ces neuf bassins sont les rivières Gull et Burnt ; viennent ensuite, par ordre d'importance, les criques Mississagua, Jack, Eels, Deer Bay, Nogie, Buckborn, et Squaw. Si l'on fait exception des lacs Simcoe et Couchiching (dont la surface d'eau est de 283 milles carrés), la surface totale des ” aux du canal, y compris les tributaires, couvre environ 300 milles carrés.
Lorsque le gouvernement du Dominion a pris possession de ces cours d'eau, il a immédiatement réparé les vieux barrages en bois, ou les a remplacés par des constructions en ciment, organisé une administration systématique du régime des eaux. Il a doublé ainsi la quantité d'eau à l'usine génératrice le Peterborough et aux autres, améliorant du coup, au lieu de leur nuire, les opérations des exploitants de bois.
Dans l'intervalle, l'industrie de l'exploitation de bois tombait à un dixième de ce qu’elle était en 1872 : le nombre de pieds de bois de pin abattu en 1911 était inférieur à 18 millions, alors que le nombre total de pieds coupés s'élevait à 42 millions, mesure de planche. Lorsque le dernier pin sera abattu, ce qui peut être fait d'ici à cinq ans, ou environ, on viendra de mettre en pratique un transport peu coûteux qui aurait rendu possible une sage administration forestière.
La première partie du problème consiste à savoir comment il sera possible de fonder et de maintenir de petites industries, sur une distance d’au plus 160 milles de voie d’eau terminée, afin d’utiliser la plupart des forces hydrauliques,* et ce qui reste du bois d'œuvre debout ; la seconde partie traite des moyens à prendre, en vue de produire du bois pour le trafic futur par le canal, de la manière de conserver l’eau, pour la production des forces hydrauliques sur le parcours de ce canal, et une quantité d’eau suffisante pour les besoins du canal une fois terminé.
Le défrichement agricole de la plus grande partie de la région s'est opéré en même temps que l'exploitation du bois, ou à sa suite ; et souvent, sinon presque toujours, les colons ont dû compter sur cette industrie pour subvenir à leurs dépenses. Le pays, par suite de sa composition géologique, ne possède que peu de sols réellement propres aux cultures agricoles. Le Dr. Coleman a décrit comme suit la géologie de cette region : ‘Le mélange de coteaux graveleux et de roches erratiques avec des couches de sable pur, d'où émergent quelques collines formées de roches archéennes, rend cette région absolument impropre à l’agriculture, et bonne seulement à la production du bois. L'action glaciaire, au nord des roches paléozoïques, a eu pour résultat la formation de sols maigres, dépourvus de grès et d'éléments argileux, sauf en quelques endroits isolés où l'on trouve des couches de grès et d'argile.”
Pendant que l'exploitation du bois était en activité, et qu'il y avait des marchés à proximité, le cultivateur pouvait subsister sur ces pauvres terres : car il récoltait et vendait des pommes de terre, de l'avoine, du foin et de la viande. Mais, quand ces marchés disparurent, les difficultés commencèrent, et maintenant ces fermes
“Plus de 100,000 h.p.
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