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RÉSULTATS DE L'EXAMEN

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ont été abandonnées et désertées par les plus laborieux jeunes gens d'une nouvelle génération—ces cultivateurs épuisés, trop pauvres et dépourvus d'énergie pour aller s'établir ailleurs, sont donc les victimes de l'imprévoyance administrative qui a laissé s'établir sur des terrains impropres à l'agriculture des hommes qui ignoraient les conditions locales. La conservation de la vie humaine et de son énergie, la conservation de la dignité de la population, la conservation du sol pour des produits utiles, tout cela réclame le redressement de cet état de choses.

L'exposé qu'on vient de faire de la situation des colons en cette région n’a rien d'exagéré ; il est basé sur les statistiques des fermes et le témoignage des habitarts qui occupent ces terres.*

Résultats de l'Examen

Avant de formuler les recommandations, on a fait un résumé des renseignements consignés tout au long par MM. Howe et White dans leurs rapports. Une classification de toute l'étendue, en 18 divisions, est présentée sous forme de tableaux.f Etant donné que les sept townships du nord sont, pour la plupart, encore couverts d'une forêt vierge ou semi-vierge, ils ont été énumérés séparément, et la discussion porte, en conséquence, principalement sur 1,171,614 acres de la partie inférieure du bassin. En cette section 85.3 pour cent sont encore recouverts de forêt, dont 700 acres seulement de forêt vierge, et moins de 90,000 acres ont été légèrement triées ; sur le reste, le bois a été abattu en grande partie, et, en conséquence, on n'y trouve plus guère de bois marchand. Les incendies ont mis à nu environ 60,000 acres de terre. De jeunes arbres et un second peuplement recouvrent environ 580,000 acres ; une superficie inférieure à 12 pour cent, 134,000 acres, a été mise en culture agricole. Un tableau statistique basé sur les rapports des répartiteurs, a été ajouté pour servir de comparaison et donner une idée de la valeur de ces terres.t Les divergences des détails sur la superficie, que fournit l'examen, sont expliquées, en partie, soit par l'inclusion, soit par l'exclusion des diverses étendues sur les deux listes, et en partie par la différence de méthode de calcul. Toutefois, dans leur ensemble, les pourcentages des résultats concordent bien.

Conditions Agricoles—Le fait que cette région, d'une superficie de 2,100 milles carrés, ouverte à l’agriculture depuis un demisiècle, ne compte que 15,000 habitants, et qu’à peine 10 pour cent de la surface des 35 townships, compris dans l'examen, on. ‘“4

* Voir p. 104 et l'annexe, p. 130.

+ Voir p. 23-30.

+ Voir p. 31.

12 COMMISSON DE LA CONSERVATION RE RS RER PC PR défrichés pour la culture agricole, prouve qu'elle est improore à cette fin. En réalité, si l'on excepte les cinq meilleurs townships. Chandos, Marmora, Minden, Somerville et Wollaston, les autres ne renferment, guère plus, en moyenne, que 8 pour cent de terres défrichées, et à peine 1.5 pour cent de champs labourés ; les 6.5 autres pour cent restent en pâturages plus ou moins bons. D'autres preuves des insuccès de culture, sur des rochers ou de minces couches d'apports glaciaires qui les recouvrent, sont fournies par les fermes abandonnées, que l’on rencontre en grand nombre dans toute la région, et que l'on vend de temps à autre, moins de 6c. l’acre, pour recouvrer le paiement de l'impôt.* Donc, pendant la dernière décade, le chiffre de la population a baissé de 15 pour cent, tandis que celui de la population rurale de toute la province n'accuse que « pour cent de réduction. Il va dc soi que cette diminution est une solution désirable du problème, car on espère que ceux qui partent réussissent mieux ailleurs qu’au maintien d’une précaire existence : la terre qu'ils abandonnent, n'étant bonne qu'à la production du bois, se reboise naturellement.

On peut, naturellement, avancer pour excuse, qu'il était impossible de prévoir ces résultats ; que la province avait besoin des revenus des coupes de bois, et que, pendant la prospérité de l’exploitation forestière, la culture agricole de ces terres semblait tout naturelle. On pourrait donner aussi comme autre excuse que, durant ce temps, le travail dans les chantiers était une aide à la subsistance de cette prpulation. Admettant pour vrai tout ceci, il importe cependant de dire qu'il est temps d'apporter ui. réforme à l'administration actuelle. Voici une nouvelle population qui, certes, mérite plus d’égards que les immigrants nouvellement arrivés. Il s’agit ici de recouvrer une ressource naturelle pour la seule fin à laquelle :lle soit adaptée.

Conditions Forestières—Le pin de choix ou un mélange de bois dur et de pin blanc formaient les deux tiers de la forêt ; l'autre tiers était composé seulement de bois dur, dont l’érable et le hêtre comptaient pour 75 à 8s pour cent, et le sapin noir 2.s pour cent. Tout le pin blanc a été enlevé ; et, sauf les 700 acres encore vierges, toute la partie inférieure du bassin a été plus ou moins déboisée. La pinière a été incendiée au moins une fois, et en certains endroits plusieurs fois.

Cette énumération ne fait pas entrer en ligne de compte les coupes de bois de la Canada Land and Immigration Company, dans les environs des sources des cours d'eau. Cette contrée est mon-

* On a mis en vente 194 de ces fermes en 1911.

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