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vertu seule rapproche les hommes de Dieu. Cette idée se trouve encore plus clairement exprimée dans une autre circonstance où une femme qui déjà préludait à l'engouement de l'Ëglise pour la mère de Jésus , s'écrie : « Heureux le ventre qui t'a porté et les mamelles que tu as sucées (Luc, xi, 27). Mais Jésus lui répond : Bien plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent (1). » Il rabaisse ainsi sa mère au rang du vulgaire et condamne implicitement les honneurs qu'on aurait pu être tenté d'accorder à la mère du Messie : ce titre n'est rien, l'attachement à la parole de Dieu est tout. Il n'y a donc pas lieu à exalter Marie pour sa maternité; elle ne pourrait l'être qu'autant qu'elle aurait Tait preuve de vertus éminentes> ce qui ne résulte nullement des Évangiles. 5<» Aux noces de Cana, le vin venant à manquer, Marie le fait remarquer à Jésus qui lui répond très-grossièrement : « FemmCy qu'y a-t-ii entre toi et moi? Mon heure n'est pas encore venue (Jkàn, II, 4). » Cette scène, jointe à celle dont nous venons de parler, prouve que la sainte famille ne brillait ni par l'union ni par l'affection réciproque de ses membres. 6<* Le quatrième évangile place Marie au pied de la croix de son fils qui lui dit, en lui montrant son disciple chéri : « Femme , voilà ton flis. » Il dit ensuite au disciple : « Voilà ta mère. » Cette anecdote ne prouve aucunement en faveur de Marie ; et du côté de Jésus, tout en louant le sentiment qui le fait parler, on peut lui reprocher la sécheresse du langage; et l'appellation de femnu n'annonce de sa part ni affection ni respect. 7« Enfin il est dit aux Actes des apôtres (i, 14), que Marie se tint en prières avec les apôtres pendant les quarante jours qui ont précédé la descente du Saint-Esprit. Après quoi, on la perd de vue complètement, et les épîtres apostoliques ne font aucune mention d'elle.
Dans cette vie si simple et si peu remplie, on cherche en vain matière à glorification ; on se demande quels faits ont pu servir de prétexte aux panégyriques ampoulés dont l'obscure Marie est journellement l'objet. Si, conformément aux intentions de Jésus, on la
(1) L'Église a en la maladresse de placer ce texte dans l'office de la présentation de la Vierge.
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Classe suivant ce qu'elle a fait pour la cause du christianisme, on la mettra bien au-dessous des apôtres et des martyrs. Les béros selon Jésus, ce sont ceux qui ont tout quitté pour le suivre et qui ont donné leur vie pour le salut des bommes. Mais Marie n'a fait de sacrifice d'aucun genre. Ses vertus, si elle en a, sont purement négatives, ce ne sont que des manques de vices ; mais il n'y a ni grandeur ni dévouement. SI tes auteurs du Nouveau Testament eussent eu d'elle la baute idée qn'en a maintenant l'Église, s'ils avalent connu sa qualité de Mère de Dieu, et qu'ils y eussent vu un droit à la plus baute dignité où puisse s'élever une créature, certes ils n'auraient pas manqué de Taire connaître de pareils sentiments, ils se seraient exprimés sur elle avec admiration et respect; ils lui auraient donné , au moins une fois, sa qualification éminente de Mère de Dieu,
Article 3. — Du culte des images.
Les observations que nous avons faites sur le culte des Saints, s'appliquent de tout point au cuite des iniages. II n'y a pas, dans l'Ancien Testamen'h, de loi plus formelle et plus fréquemment répétée, que celle qui probibe d'bonorer des simulacres et même d'en fabriquer dans un but quelconque. Jebovah dit du baut du Sinaï : « Vous ne ferez point d'image taillée, ni aucune figure de tout ce qui est en haut dans le ciel, et en bas sur la terre, ni de tout ce qui est dans les eaux sous la terre. Vous ne les adorerez point et ne leur rendrez point de culte (Ex,, xx, 4, 5). » Le culte des Images n'est autre chose que l'idolâtrie, crime pour lequel Jebovah est sans pitié; c'est là la cause de l'extermination des Cananéens et de tant de milliers d'Israélites oublieux de la défense promulguée par Dieu. Les chants hébreux sont remplis d'Imprécations contre ceux qui fléchissent le genou devant les images, et de dérisions insultantes contre des dieux fabriqués : « Les simulacres des nations sont d'or et d'argent, ouvrages de la main des hommes; ils ont une bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient pas, des oreilles et n'entendent pas, des narines et ne sentent pas, des mains sans pouvoir palper, des pieds sans pouvoir marcher; de
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leur gosier ne peut sortir aucun cri. Puissent devenir semblables à eux ceux qui les fabriquent et tous ceux qui mettent leur confiance en eux,.. Mais, pour nous, noire Dieu est dans le ciel ; tout ce qu'il a voulu, il Pa fait (Ps. cxiii, v. 3-8) (i). » C'est un spectacle (les plus bizarres que celui des catholiques qui chantent ce psaume chaque dimanche , se prosternent ensuite devant leurs simulacres (Vor et d'argerit, devant ces ouvrages de la main des hommes, et encensent des statues muettes qui ont des yeux sans voir et des oreilles sans entendre ; ils prononcent ainsi eux-mêmes leur propre condamnation.
Si Jésus eût voulu déroger sur ce point à l'ancienne loi, il s'en fût exprimé, il aurait fait des images et les aurait proposées à ses disciples comme objet de culte; il leur aurait présenté la sainte Trinité comme on la voit figurée dans nos églises, par un vieillard à longue barbe, un homme moins âgé et moins barbu, et un pigeon ; il aurait offert à leur vénération les Images de têtes bouffies représentant les chérubins et les séraphins, d'hommes ailés représentant les anges et les archanges, et des portraits et reliques de saints; il leur aurait donné à porter des médailles miraculeuses, des scapulaites, des chapelets et autres amulettes dont Dos dévots sont toujours couverts. Mais non : Jésus prie Dieu seul, le Dieu suprême, unique, infini et invisible, et il ne méie aucun simulacre à ses prières. Quand il dit que le ciel et la terre passeront plutôt quHl ne soit rien changé à la loi, et quHln^ensera retranché ni un point ni un iôla, il est bien clair qu'il veut la maintenir intacte, au moins dans sa partie essentielle et fondamentale; et que si, malgré ses solennelles protestations, ses disciples se sont crus autorisés à retrancher de la loi ce qui peut être regardé comme étant de discipline locale et temporaire, ils ont dû au moins respecter les articles du Décalogue, les dix commandements écrits par Dieu lui-même sur la pierre, et qui contenaient la substance de toute morale et de toute religion.
Aussi les premiers chéliens étaient-ils sans simulacre et avaientils en horreur toutes les images auxquelles les nations rendaient
(1) Voyez anssi ane déclamation irès-viralente contre le culte des images dans Barach, ch. vi.
un culte; c'étaient pour eux autant d'idoles. Jamais on ne voit, dans les Actes des apôtres, figurer aucun portrait de saint ou autre image dans les assemblées de prières ; jamais les apôlres, dans leurs épîlres, ne disent rien qui puisse autoriser les fidèles à s'écarter des anciennes règles ; l'analhème prononcé par le Dieu de Moïse subsiste toujours contre Vidolâtrie et toutes ses variétés. Au concile de Jérusalem, Tapôtre Jacques dit qu'il faut avant tout recommander srux néopliytes de se garantir de la souillure des simulacres {Act. ap., XV, 20). t Les bommes, dit Paul, sont devenus insensés; ils ont transféré l'bonneur qui n'est dû qu'au Dieu incorruptible, à l'image d'un bommc corruptible, d'oiseaux, de quadrupèdes et de serpents (fîom., i, 22, 23). Dieu n'est point honoré par les ouvrages de la main des hommes, comme s'il avait besoin de ses créatures, lui qui donne à tous la vie, la respiration et toutes choses {AcLap.f XVII, 25). » Jean termine ainsi sa première épître : « Mes petits enfants, gardezrvous des simulacres. » Cet arrêt est sans distinction et s'applique à toute espèce d'images.
Ce n'est que longtemps après, que le culte des images parvint à s'introduire chez les chrétiens : les Pères des trois premiers siècles, tels qu'Origène, Tertullien, Arnobe , etc. , adressent aux païens , relativement à leur culte, des railleries mordantes qui maintenant seraient d'un à-propos parfait, appliquées aux catholiques (1). Mais
(1) « Noas n'adorons point, dit saint Justin, les ouvrages de Thommc placés dans les temples soiis le nom de quelques divinités. De vains simulacres y sans âme et sans vie, ne peuvent être Vouvrage du vrai Dieu... Établir les hommes gardiens des dieux, ne voyez-vous pas que c'est une impiété, non seulement de le faire, mais même de le penser (I Apol,, eh. ix)? » Minutius Félix atteste que de son temps les chrétiens n'avalent ni temples, ni autels, ni images {Octavius, ch. xxxi). Gelse faisait la même déclaration (Grigène, Contra Cetsum, liv. VI, ch. lxii). Origène en reconnaissait Texactitude et ajoutait : « Nous faisons un crime à Gelse et à tous ceux qui avouent que les simulacres ne sont pas des dieux, de rendre un culte apparent à de stupides effigies {id., ch. lxvi). » Il prohibait donc toute espèce d'hommage rendu aux images. « Il faut être ignorant, esclave et stupide pour s'imaginer que de la maûi d'un artisan peut sortir la représentation ou la ressemblance de la divinité. Les moins
plus tard, les chrétiens qui avaient crié si fort contre les païens idolâtres, les ont imités en tout, ont copié leurs dogmes, leurs cérémonies et jusqu'à leurs superstitions les plus ridicules. Il est conna que plus d'une statue de dieu romain est devenue un saint chrétien (i), grâce à une nouvelle étiquette, et a continué de recevoir
éclairés d'entre nous ne sont jamais descendus jusqu'à ce degré d'ignorance et de stupidité {id., liv. VI, ch. xiv). » Voyez aussi saint Irénée {Adv, hceres, i, 25), saint Épiphane {Hœres. xxvii, 6), et Edsèbe, Lettre à la princesse Constanlia. Le concile d'Elvire (36<^ canon) défendit de reproduire sur les murailles, ce qui est l'objet du culte et de l'adoration des fidèles. Saint Ëpiphane ayant trouvé, dans une église une draperie où était peinte l'image de Jésus-Christ ou de quelque saint, la déchira avec indignation, défendit aux prêtres d'exposer rien de semblable, déclarant qu'une telle coutume était scandaleuse et contraire à la religion (Fleurt, Hist. ecdés., liv. XIX, p. 635).
Voyez dans Gibbon {Histoire de la Décadence de VEmpire romain^ cb. XLix), rhistoire intéressante de l'introduction des images dans le culte chrétien, et Dioron, Histoire de Dieu, p. ^7-251.
(1) « Le christianisme apporta d'abord si peu de changements dans les habitudes de la vie intime et de la vie sociale, que pour une foule d'hommes considérables des iv<: et v« siècles, il reste incertain s'ils furent païens ou chrétiens ; plusieurs paraissent même avoir suivi une ligne indécise entre les deux cultes. L'art, de son côté, qui formait une partie essentielle de l'ancienne religion, n'eut à rompre avec presque aucune de ses anciennes traditions. L'art chrétien primitif n'est réellement que l'art païen en décadence ou pris dans ses régions inférieures (*). Le bon Pasteur des catacombes de Rome, copié de l'Aristée ou de l'Apollon Nomios, qui figurent dans la même pose sur les sarcophages païens, porte encore la flûte de Pan ao milieu des quatre saisons demi-nues. Sur les tombeaux chré^ tiens du cimetière de Sainte-Calixte, Orphée charme les animaux ; ailleurs, le Christ en Jupiter-PIuton, Marie en Proserpine reçoivent les âmes que leur amène, en présence des trois parques, Mercure coiffé du pétase et portant en main la verge de psychopompe. Pégase, symbole de
(*) C'est ce qui résulte de la collection de monuments figurés par laquelle M. Guiguaut a essayé de montrer la transition de la symbolique païenne à la symbolique chrétienne : Les religions de V antiquité' considérées principalement dans leurs formes symboliques et mythologiques, de Creuzer, ouvrage traduit et refondu par Guignant, t. IV, fig. 908 et suiv.
renccDS et les dommages des hommes qui, en déflnilive, onl gardé la même religion sous un nom différent. El, pour comble d'inconséquence, les clirétiens ont conservé avec respect les livres juifs où Dieu menace de sa colère ceux qui rendent un culte aux simulacres !
Arlicle i. — Absiinenee de» viandei,
La loi de Moïse avait établi une nombreuse catégorie d'animaux réputés Impurs, et dont il était défendu de manger la cbair {LeviLy xi). Quoique cette prescription n'ait eu probablement, dans l'origine, qu'un motif d'hygiène, du moment qu'elle fut consacrée par la religion, elle prit rang parmi les préceptes les plus importants, les Israélites ne cessèrent de l'observer scrupuleusement, et ils y sont encore fidèles aujourd'hui. Daniel et ses compagnons se réduisirent volontairement à une nourriture végétale pour ne pas se souiller en mangeant des viandes qui avalent été servies à la table deNabuchodonosor, et qui sans doute appartenaient à la classe des mets impurs (Dan., i). Le saint vieillard Ëléazar souffrit une mort cruelle plutôt que de manger du cochon et fut glorifié comme an martyr ; il refusa même le moyen de salut qu'on lui offrait et qui consistait è manger des viandes licites en feignant de manger des viandes prohibées (II Mac,,\i); le supplice fameux des sept frères MachabéeS et de leur mère (id., vu) n'eut pas d'autre cause. Voilà de l'héroïsme singulièrement placé, et qui prouve de quelle importance était chez les Juifs la distinction légale des viandes.
Jésus parait faire assez bon marché de celte loi ; en effet , les Pharisiens lui ayant reproché que ses disciples transgressaient la tradition des anciens en omettant de se laver les mains avant le repas, il répond à ce reproche par un autre, et leur demande pour-
Tapothéose, Psyché, symbole de rame immortelle, le ciel persomiifié par un vieillard, le fleuve Jourdain, la Victoire figurent en une foule de monuments chrétiens. Qui n*a pu voir sans émotion ces églises de Rome composées avec les débris des temples antiques, comme les centons de Proba falconia avec les vers de Virgile? »
Renan, Études d'histoire religieuse.
quoi ils violaient le précepte bien plus important du devoir envers les père et mère (Mât., xy). Ce n'est pas là répondre, mais éluder, li pouvait sans doute rappeler à ceux qui l'interrogeaient, la nécessité d'observer les devoirs envers les parents; mais il n'en devait pas moins s'expliquer sur la force obligatoire de la tradition dont ses disciples s'écartaient. Ce qui vient ensuite, prouve quelle était là dessus sa pensée secrète qu'il voulait sans doute dissimuler par prudence. 11 s'adresse à la Toule et s'exprime ainsi : « Écoutez et comprenez. Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souiUe Vhomme; mais c'est plutôt ce qui sort de la bouche de l'bomme .qui le souille (v. 11). » Les Pharisiens n'ont pas de peine à voir dans ces paroles le mépris, non seulement de lajradition, mais de la loi même; aussi se scandalisent-ils, comme le lui annoncent ses disciciples. Ceux-ci, moins inteiligenls que les Pharisiens, ne comprennent pas ces paroles, quoique parfaitement claires, et le prient d'expliquer ce qu'ils appellent abusivement une parabole. Jésus leur dit alors : « Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche, descend dans le ventre et est jeté ensuite dans un lieu secret. Mais ce qui sort de la bouche, part du cœur, et c'est là ce qui rend rbomme impur (V. 15-20). » Jésus, sans s'expliquer formellement sur la distinction des viandes, posait un principe fort sensé qui la détruisait. —- Quand il envoie ses disciples en mission, il leur dit : « En quelque ville que vous entriez et oie Von vous aura reçus, mangez ce que Von vous présentera (Luc, x, 8). » Celte recommandation ne peu! avoir qu'une signiflcalion, c'est qu'ils ne doivent regarder aucun mets comme prohibé, et qu'ils peuvent manger de tout sans souiller leur conscience ; et c'est ainsi que Tentend le bon sens populaire, même dans les pays catholiques (1).
Mais les disciples de Jésus, malgré les explications qu'il leur donnait, avaient l'esprit trop lourd pour saisir du premier coup une idée qui s'écartait des préjugés reçus, et surtout pour tirer euxmêmes les conséquences d'un principe. Pierre, le principal apôtre,
(i) Les personnes qui n^observent pas régulièrement les prescriptions de rÉglise sur les jeûnes et les abstinences, disent familièrement et avec raison : Je fais comme les apôtres, je mange ce que je trouve.
lors de sa vision dODl nous avons déjà parlé, voit une grande nappe, liée par les quatre coins, et sur laquelle se trouvaient toutes sortes d'animaux à quatre pieds, de reptiles terrestres et d'oiseaux du ciel. Et il entend une voix qui lui dit de les tuer et d'en manger. Pierre répond qu'il n'a garde de manger rien d'impur et de souillé. Mais la voix lui répond : N'appelez pas impur ce que Dieu a purifié (Act. ap,, x). Pierre fit connaître à toute l'Ëglise cette révélation; dès lors il n'y eut plus, pour les chrétiens, de viandes Impures, et les anciennes règles à ce sujet furent enveloppées dans l'abolition générale prononcée par le concile de Jérusalem. Paul revient souvent sur la vanité des distinctions de mets et s'élève avec force contre ceux qui tenteraient de les ressusciter. « L'un croit qu'il lui est permis de manger de tout; que l'autre, qui est faible, mange seul. Que celui qui mange de tout, ne méprise point celui qui n'ose manger de tout ; et que celui qui ne mange pas de tout, ne condamne pas celui qui mange de tout. Celui qui mange indistinctement, le fait pour plaire au Seigneur; car il rend grâces à Dieu ; et celui qui ne mange pas, le fait aussi pour plaire au Seigneur. Je sais et je suis assuréy selon la doctrine du Seigneur Jésus, que rien n^est impur de soi-même et n*est impur que pour celui qui le croit tel. Le royaume de dieu ne consiste pas dans le boire et le manger y mais dans la justice. N'allez pas, pour la nourriture, détruire l'œuvre de Dieu : toutes les nourritures sont pures (Rom,, xv), mangez de tout ce qui se vend à la boucherie, sans vous enquérir d^oii il vient, par un scrupule de conscience; car la terre est au Seigneur, avec tout ce qu'elle contient. Si un infidèle vous prie à manger chez lui , mangez de tout ce qu^on vous servira, sans vous enquérir d'où il vient (I Cor», x, ^). Que personne ne vous condamne pour le manger ou pour le boire ou sur le sujet des jours de fête, des nouvelles lunes et des jours de sabbat ; puisque toutes ces choses n^ont été que Vombre de celles qui doivent arriver, et que le Christ en est le corps (Col., ii, 16, 17. Voir aussi V. 21-^, et Bebr,, xiii, 9). L'Esprit enseigne que, dans les derniers temps, il y aura des hommes qui abandonneront la foi, suivront les esprits d'erreur et les doctrines diaboliques, interdironU Vusage des mandes que Dieu a créées pour être reçues