‹ Examen du christianismeChapitre 41 sur 49 · II · texte numérisé non relu

II

les portes à qui il loi plaît et sans être tenue de rendre compte de ses arrêts. Qu'elle se retranche dans son arbitraire, à la bonne heure. Biais qu'elle cesse d'alléguer les nécessités Immuables de la justice divine. Car si cette justice ne souffre aucune atteinte par rintrodnction dans le ciel d'un certain nombre d'individus totalement étrangers au christianisme par leurs croyances et leur conduite, cette même justice pourra se concilier avec l'introduction de tous les autres Individus placés dans ta même position, et alors il faudra supprimer les limbes et ouvrir les portes du ciel à tous les enfants non baptisés... Mais pourquoi vouloir compter les inconséquences de l'Église ? On aurait plutôt fait de compter les grains de sable du désert ou les gouttes d'eau de l'Océan.

Examinons maintenant le sort de l'humanité depuis Jésus. Il a toujours existé et il existe encore de nombreuses nations auxquelles le christianisme est entièrement Inconnu, et sur lesquelles il n'a exercé aucune influence. Étrangères à la fol et aux sacrements sans lesquels il n'y a pas de salut possible, elles ne peuvent participer en aucune manière à la grâce de la rédemption. Ce fait seul accuse le dogme chrétien ; car si Dieu eût apporté une loi aux hommes, il eût su la rendre manifeste à tous, et il répugne de penser qu'il eût été si avare de ses dons et eût laissé un si grand nombre de ses enfants plongés dans les ténèbres de l'ignorance et du péché, et voués fatalement aux flammes éternelles.Mais il y a plus : non seulement ces nations n'ont rien gagné à l'avènement du Christ, elles y ont encore perdu. En effet, elles pouvaient auparavant se sauver par une vie vertueuse jointe à l'espoir d'un futur sauveur, du moins si l'on admet l'opinion la plus douce sur les conditions du salut chez les anciens. Mais depuis Jésus, cette fol à un futur sauveur ne peut plus être d'aucun secours; bien plus, c'est une erreur et une Impiété; c'est précisément l'erreur des Juifs qui, attendant un messie, nient qu'il ait paru et refusent le caractère messianique à Jésus. Ainsi, quoiqu'il ne se soit fait aucun changement dans l'état de ces peuples et qu'aucune révélation ne les ait éclairés, il est survenu cette singulière et déplorable détérioration de leur sort, que la foi en un futur sauveur, qui jadis suffisait pour sanctiûer leurs vertus et leur ouvrir les portes du ciel, est devenue fausse et blasphématoire, et que, ne pouvant se

ratlacher par aucan lien à ia communion cbrélienne, ils sonl en masse la proie de Satan; de sorte que le même homme qui aurait été sauvé s'il eût vécu deux mille ans plus tôt, sera damné aujourd'hui, sans que cette différence radicale dans son sort pour réternité ail d'autre cause que le hasard qui a flxé l'époque de sa naissance. Voilà quel est, pour les générations de l'ère moderne, le résultat de la venue du prétendu rédempteur mort pour tous les hommes.

Parmi les nations chrétiennes, chaque secte s'attribue exclusivement l'orthodoxie et damne toutes les autres. L'Ëglise catholique est la plus exclusive de toutes et enseigne qu'il n'y a aucun salut possible dans les communions dissidentes; elle ne fait exception que pour les enfants baptisés par des hérétiques et morts avant l'âge de raison. Voilà donc la majeure partie du troupeau chrétien repoussée du bercail et dévolue à l'enfer. Le cercle des rachetés se rétrécit d'une manière effrayante et se borne aux membres de l'Église catholique, c'est-à-dire à peine au septième du genre humain. Ce n'est qu'à cette faible minorité que peut s'étendre l'efficacité de la rédemption. Le Christ pouvait l'appliquera tous les hommes, et il en a seulement adopté quelques-uns, abandonnant les autres à leur malheureux sort. Ce n'est point par leur faute que ces derniers sont exclus; car beaucoup d'entre eux sont victimes d'une ignorance invincible et n'ont jamais eu aucun moyen de connaître la loi chrétienne; d'autres connaissent l'existence de cette loi, mais en suivent une autre qui leur a été imposée parleurs pères, et, n'étant pas en état de s'établir juges entre les diverses religions, ont cru, dans la simplicité de leur cœur, que Dieu ne pourrait leur faire un crime d'être restés fidèles à celle dans laquelle ils ont été élevés. D'autres ont cherché de bonne fol la vérité, sont parvenus par leurs efforts à se convaincre de doctrines différentes de celles de l'Ëglise; sont- ils coupables de n'avoir pas trouvé la foi qui est un don surnaturel que Dieu distribue à qui il lui plaît? N'importe, coupables ou non, tous seront damnés ; tel est l'arrêt doux et sensé de notre mère la sainte Église.

Mais au moins, dans cette Église, seule privilégiée, seule dépositaire de la vérité, seule dispensatrice des grâces, tous les hommes ou même la plupart seront-ils sauvés?... Il s'en faut de beaucoup.

11 y a d'abord à retrancber ceux qui ayanl été élevés comme callioliques, conlinueut d'élre classés comme tels, bien qu'ils aient intérieurement repoussé les dogmesde l'Église et se soient soustraits à son autorité; le nombre de ces enfants rebelles est fort considérable. Il faut aussi retrancber, non seulement ceux dont la conduite est vicieuse, mais aussi ceux qui violent un seul des commandements de l'Église, mais aussi ceux qui meurent en état de pécbé mortel, et ceux qui n'ont pas suffisamment expié leurs fautes par la pénitence'et les pratiques dévotes. Les conditions de salut sont tellement multipliées, tellement difficiles, que, de l'aveu des docteurs, il n'est personne qui ne doive trembler sur son sort pendant l'éternité, et que le mérite d'une longue vie de vertus et de sacrifices peut être perdu par un moment d'oubli. Les chances de pert« sont Infiniment plus nombreuses que celles de salut. La vie est comme une loterie où tous les numéros sont mauvais, sauf un quine par-ci par-là ; et pour les joueurs malbeureux, pas de revancbe, pas de recours possible ; le sort est inexorable, c'est l'enfer qui les attend. Si du moins l'bomme avait la faculté de ne pas courir les risques de ce jeu affreux : mais non, telle est la loi; qu'il veuille ou non, son éternité est l'enjeu de la partie dont le diable a les plus beaux bénéfices.

Qu'on applique par la pensée, les règles de l'Église sur le petit nombre des élus, à la population du globe, et qu'on se demande, comme le fit Massillon dans son mémorable sermon, combien peuvent être sauvés : on arrivera à un nombre imperceptible, à quelques Individus clair-semés ;

Apparenl rari nantes in gurgite vasto.

Telle est la part de Dieu ; voilà les seuls épis de froment trouvés même dans le champ étroit qu'il s'était réservé ; le prince de ce monde y le rïMl de Dieu a une part bien autrement large, il recueille l'ivraie à pleines mains, il moissonne abondamment là où Dieu ne fait que glaner maigrement. C'est donc en réalité pour Satan que le monde a été fait, la pauvre humanité n'a été fabriquée que pour lui servir de pâture. Le Rédempteur devait lui écraser la tête, et c'est Saian au contraire qui foule aux pieds le Messie, qui se rit du sang versé sur le Calvaire, et qui, sans avoir été obligé d'immoler

son fils, setail un Irophée du genre humain, peul insulter à l'impuissance de Dieu et demander dédaigneusement ce qu'a produit rincarnalion divine... Voilà où aboutit la doctrine chrétienne de la rédemption. C'est certainement pire que le manichéisme qui, en admettant, comme le christianisme, une lutte continuelle entre le principe du bien et celui du mal, déclarait néanmoins qu'un Jour viendrait où la victoire appartiendrait au premier, tandis que, dans le système chrétien, le mal est éternel et à jamais prépondérant, le royaume de Satan doit toujours l'emporter sur le royaume de Dieu, et les portes de Venfer prévaloir sur la puissance de l'Ëgilse, en dépit de la prophétie du Christ (Mat., xvi, i8). Le dogme le plus récent est donc inrérieur à l'ancien et n'a pas so s'enrichir de ce qu'il y avait de bon dans les traditions orientales..

g 9. — Du sort des âmes humaines après la mort.

Nous avons vu précédemment (cbap. ix, § 6), combien les idées actuelles de l'Ëglise sur l'immortalité de l'âme diffèrent de celles des premiers chrétiens, et comment l'altération du dogme primitif a introduit la coexistence de deux systèmes entièrement étrangers l'un à l'autre, le jugement individuel de chaque homme après sa mort, et le jugement universel à la fin du monde. Nous allons maintenant nous occuper du système de l'Ëglise, abstraction faite de son origine.

Ce qui nous frappe d'abord, c'est que les hommes survivant à la perte de leurs organes, doivent passer par deux périodes bien distinctes. Dans la première qui s'étend depuis l'instant de la mort jusqu'au jour de la résurrection générale, ils vivent à l'état de purs esprits, sans être unis à aucun organe matériel ; dans la seconde période devant commencer à la résurrection pour durer éternellement, les âmes redeviendront unies à leurs corps. Pourquoi ce double mode d'existence? Les hommes, après leur mort, et quelque sort qui leur soit réservé, sont destinés à vivre dans la société des purs esprits, savoir : les bons avec Dieu et les anges, et les méchants avec les démons. 11 semblerait donc naturel que les hommes participassent de la nature spirituelle des êtres avec lesquels ils doivent

passer l'élernilé; l\ est bizarre que leur existence commencée sur terre avec des organes, se continue pendant un laps de temps plus ou moins long sans organes, et qu'enfln ils reprennent de nouveau des organes pour ne plus les quitter. D'après les idées chrétiennes, l'éta( ùe pur esprit est l'état normal des êtres supérieurs: c'est celui de Dieu, l'être par excellence, et des anges, c'est-à-dire des êtres qui s'en rapprochent le plus; une cause d'inrériorité pour l'homme, c'est l'union de son âme à un corps matériel ; le chrétien prend en mépris ce corps, compagnon passager de son séjour terrestre, il aspire à en être délivré comme un prisonnier du poids de ses chaînes ; le moment du divorce entre les deux substances est considéré par lui comme celui de son affranchissement. Comment donc, de cet état angélique peut-il être contraint de redescendre à l'état humain en reprenant son corps? Il y a là rétrogradation, violation de la loi du progrès. Si la reprise du corps est un désavantage, il ne faut pas l'infliger aux élus ; si c'est un avantage, pourquoi en gratifier les damnés? Dira-t-on que ce sera un avantage pour les premiers et un désavantage pour les derniers, et qu'il s'ensuivra, pour les uns, une augmentation de fécicités, et pour les autres, une augmentation de tourments? Mais, dans cette hypothèse, on peut demander pourquoi Dieu aurait fait attendre si longtemps à ses élus même le& plus chéris (i), y compris la Vierge Marie, la

(!) Les seules exceptions admises par TÉglise concernent Hénocb que Dieu enleva vivant {Gen., v, 24 ; Eccli.j xliv, 16; xlix, 16; //a6r., xi, 5), el Ëlie qui monta au ciel dans nn char de feu traîné par des chevaux de fen (IV Rois^ ii). Ces deux hommes, les seuls pourvus de corps dans le royaume des esprits, doivent y faire une singulière figure, et il serait difficile de rendre raison d'une telle distinction que n'ont pas obtenue les suints les plus éminents du christianisme. Ce qui est bien plus embarrassant, c'est le fait de leur admission dans le paradis, sans la condition de passage par les limbes, et bien avant la venue du rédempteur. II faut donc qu'ils aient été rachetés en vertu de décrets spéciaux de Dieu, sans qu'il y ait au besoin pour eux d'incarnation divine, ni d'immolation de victime divine. Donc l'intervention d'un Messie n'était pas nécessaire, et Dieu pouvait, sans se faire crucifier, racheter tous les justes, comme il a racheté Hénoch et Ëlie.

masse complète de bonhear à eux destiné; et aussi comment rhomme ennobli en devenant pur esprit pour quelque temps, ne pourrait dans cet état atteindre le degré de bonheur le plus élevé que comporte sa nature, cl n'aurait la possibilité d'y parvenir qu'avec un corps, tandis que les anges placés beaucoup plus baut dans la hiérarchie des êtres, arrivent sans organes à un bonheur supérieur et doivent précisément une partie de leur supériorité à cette absence d'organes. Si, au contraire, on prétend que la reprise des corps ne change rien au sort des hommes, il en résultera, chose étrange, que le passage d'un état à un autre où les conditions d'exisdence seront essentiellement opposées aux premières, n'influera en rien sur la condition des individus qui seront soumis à cette transformation radicale, et qu'ils n'en seront pas plus modifiés qu'ils ne le seraient d'un changement de costume. Mais alors pourquoi cette transformation, et quel en est le but? Les théologiens ont répondu : lo Que le jugement dernier servirait à manifester la gloire et la justice de Dieu; 2» que l'homme ne rend compte, lors du jugement individuel, que de ses actes personnels, et que , lors du jugement universel, il aura, en outre, à rendre compte de tout le bien ou le mal qu'il aura pu produire par ses leçons et ses exemples ; 3« que le corps ayant participé au bien ou au mal fait par l'homme, il était juste qu'il participât h la récompense ou au châtiment (1). Le premier de ces arguments confond deux choses bien distinctes, le jugement universel et la résurrection ; ces deux opérations pourraient se faire l'une sans l'autre. Puisque les théologiens admettent un monde de purs esprits, où toutes les communications d'idées se font avec bien plus de perfection que dans notre monde matériel, rien ne serait plus facile à Dieu que de convoquer toutes les âmes humaines et de faire au milieu de cette assemblée, non pas le jugement universel, puisque toutes les âmes alors auront été jugées irrévocablement, mais une nouvelle promulgation de tous les jugements rendus depuis le commencement du monde. Le but qu'on attribue à Dieu serait ainsi atteint avec économie de moyens, et on lui épargnerait l'inconséquence d'opérer sur l'homme des méta-

(1) Catéchisme de Montpellier.

morpboses que rien ne justifie. D'ailleurs, celte prétendue nécessité de manifester publiquement la justice divine ne se conçoit pas du moment qu'il ne peut en résulter aucun bien pour les spectateurs. Cette manifestation serait très-utile si elle avait Heu à une époque où les hommes pussent encore profiter des enseignements qu'ils reçoivent pour améliorer leur conduite : mais au moment où s'accomplit le dénoâment de la vie terrestre, le sort de chacun esl fixé à jamais, le juste ne peut plus faillir, le méchant ne peut plus revenir au bien, toute leçon est donc superflue. Que chacun acquière, n'importe comment, la connaissance de l'ensemble des jugements prononcés, cela suffira pour compléter le désespoir des réprouvés et la joie des élus (si toutefois c'est un surcroît de bonheur pour ceux-ci d'apprendre que l'Immense majorité de leurs frères esl condamnée aux supplices de l'enfer). La solemnllé d'un jugement universel n'a donc aucun but. Mais c'est un tableau imposant el terrible, propre à frapper l'imagination ; il fournil de riches images à l'artiste et de pompeuses déclamalions au prédicateur, c'est pour le prêtre un puissant moyen d'agir sur les esprits; l'Ëglise conserve donc dans son arsenal celte gigantesque fantasmagorie que malheureusement la raison fait évanouir.

Le second argument, ainsi que le premier, n'est pas applicable à la résurrection des corps, mais seulement au jugement universel. On veut que le jugement rendu à la mort de l'individu soit, non pas revisé, car il est bien entendu qu'il est définitif, mais seulement renforcé de nouveaux motifs tirés de l'influence que le justiciable a eue sur ses semblables. On pourrait atteindre ce but par un second jugement individuel, sans qu'il y ait nécessité de joindre toutes les causes. Mais il serait plus simple que Dieu qui a la prescience universelle, en procédant au jugement qui suit immédiatement la mort de chacun, portât au compte de l'accusé tout le bien ou le mal devant résulter jusqu'à la fin des siècles, de son enseignement et de sa conduite.

Quant au troisième argument, que les corps doivent participer au jugement à rendre sur les faits dont ils ont été les instruments, il n'a rien de sérieux ; car ce qui doit être jugé, c'est l'être pensant el libre-, c'esUsi personne; si celle personne, aujourd'hui revêtue d'or-

um ganes, vient à les perdre sans cesser de continuer sa vie et de confoiipiii server son individualité, elle est toujours identique à elle-même, pi-ciat(ff toujours complète, bien que séparée d'un corps qui n'était pas un iaeé|i*j^ élément essentiel de son être et n'en formait qu'un accessoire temob f poraire ; c'est à cette personne, élevée maintenant à l'état de pur (oui) esprit, à répondre de l'emploi qu'elle a fait de sa volonté. Quant au lacos t corps auquel elle avait été unie, ce n'est plus qu'un vêtement jeté au mi fi rebut, une guenilky c'est une matière inerte qui lui est étrangère; icft faire le procès à cette matière, à ce composé informe et rongé des sm vers, ce serait aussi déraisonnable que de citer en jugement le poiproof^ gnard de l'assassin ou la coupe de l'empoisonneur.— EnGn, en supirpop posant que le corps doive prendre sa part du jugement sur la perres es sonne. Il ne s'ensuit pas que l'âme et le corps doivent être séparés eoifiii pour être plus tard réunis, Il s'ensuivrait seulement qu'ils doivent jold subir en commun le sort mérité par les actions qui leur sont comojrfi munes ; et puisque les hommes doivent, après le jugement dernier, être envoyés, en âme et en corps, soit dans le paradis, soit dans erre l'enfer, il serait plus simple de les y envoyer de suite en cet état, oiii- plutôt que de les y mettre d'abord en âme seulement, et de renvoyer longtemps après chaque corps rejoindre son âme; si ce pro- '(>i cédé eût été adopté, après la crise appelée mort, le corps de l'indié. vidu disparaîtrait de la terre, ce qui aurait encore l'immense a avantage de fournir aux hommes une preuve palpable et permanente p- de la perpétuité de la vie humaine. Ce genre de démonstration i£ pourrait être porté jusqu'au plus haut degré d'évidence s'il était donné à tout homme de voir distinctement ce que deviennent ses i • semblables après la mort, d'assister à leur interrogatoire devant le juge suprême, de contempler le bonheur des élus et les supplices des damnés. Certes, alors il n'y aurait ni sceptiques ni incrédules; les hommes n'auraient pas besoin pour croire, du don surnaturel de la foi qui n'est concédé qu'à quelques uns, tous verraient la vérité de la religion aussi clairement qu'ils voient le soleil ; nul ne pourrait douter, nul ne manquerait de suivre une loi dont l'autorité serait aussi patente. Si Dieu eût réellement voulu nous imposer l'obligation d'une croyance sans laquelle nous encourons les peines éternelles, Il nous aurait manifesté sa volonté, soit par le moyen

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