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une sanction qui lui manquait et qui en consacre le triomphe définitif, celle de l'assentiment de ses adversaires.
De ce moment on est fondé à dire que, en tant que doctrine, le protectionisme n'existe plus. C'est un régime qui a fait son temps. Chez tous les peuples qui comptent dans la civilisation, la question n'est plus que de savoir quelle capitulation sera accordée aux protectionistes ; et, pour les esprits clairvoyants, il n'y a plus de difficulté que celle de la transition qui doit être sagement ménagée.
En France cependant, tels sont les préjugés que les protectionistes ont accrédités, tel est l'ascendant qu'ils ont eu jusqu'à ce jour, et qu'ils possèdent encore, qu'une réfutation en règle de leur système reste indispensable. Le travail de H. Michel Chevalier, malgré l'influence considérable que ne peut manquer d'exercer partout la déroute définitive du protectionisme en Angleterre, garde donc toute son opportunité.
Nous Pavons fait suivre d'un Appendice composé de quelques-unes des lettres que l'auteur avait adressées de Londres au Journal des Débats, sur l'Exposition universelle l'industrie. Parmi ces lettres, que le public avait remarquées, nous avons reproduit celles qui font ressortir le degré d'avancement industriel auquel la France est parvenue, en comparaison de tous les autres peuples, et surtout de l'Angleterre , et qui tendent ainsi à établir que l'industrie française est aujourd'hui pleinement en mesure de supporter l'épreuve de la liberté du commerce. Nous en avons aussi reproduit une qui traite particulièrement de l'industrie des fers, et montre de quel avantage il est, pour une société industrieuse, d'avoir ce métal à bas prix.
A titre de Pièces justificatives nous présentons au lecteur deux lettres qui furent publiées , à l'occasion de la proposition Sainte-Beuve, par M. Jean Dollfus, de Mulhouse, dont tout le monde connaît la haute position commerciale et le caractère éminemment honorable. Ces deux lettres avaient produit une véritable sensation. M. Jean Dollfus ne s'est pas livré à la discussion des principes, il s'est proposé d'établir que les restrictions
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excessives dont notre tarif est hérissé ne sont plus désormais que des entraves pour l'industrie française ; et il a demandé, avec l'autorité qui lui appartient, qu'on procédât à les amoindrir dans une forte proportion.
Nous faisons suivre les deux lettres de H. Jean Dollfiis d'un extrait d'une notice sur l'industrie des papiers peints par un autre de nos manufacturiers les plus habiles et les plus honorables, M. Jean Zuber fils, propriétaire de la grande fabrique de papiers peints de Rixheim (Haut-Rhin). H. Zuber conclut de même que les stipulations du tarif des douanes françaises sont aujourd'hui surannées, et qu'il est indispensable de le réformer afin de le rendre plus libéral. Nous y joignons une courte lettre d'un de nos armateurs les plus éclairés, M. F. de Coninck , du Havre, relativement à l'industrie maritime, à laquelle la prétendue protection porte maintenant un grand préjudice.
EXAMEN
DU
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