AU SUJET DE LA TUHDE
France , un peu moins de celui des régions riveraines de la Méditerranée. Chacun des pays producteurs apporterait son blé au consommateur le plus naturel , celui qui est le plus à sa proximité. La somme générale des frais de transport serait diminuée. Ce serait une combinaison conforme à ce qu'on nomme , dans la mécanique transcendante , le principe de la moindre action, et favorable à tout le monde. En faisant ces observations au sujet de l'impuissance où serait le blé étranger de faire baisser les prix du blé en France , je tiens à ce qu'on ne se méprenne pas sur ma pen* sée. Je ne regarderais pas comme un malheur que l'intervention du blé étranger sur notre marché y occasionnât une baisse sensible. A mes yeux, je le déclare hautement, ce serait un bien. Je suis persuadé que l'agriculture française , stimulée par cet aiguillon , ferait ce qu'accomplit maintenant l'agriculture anglaise ; elle se perfectionnerait rapidement, et produirait à meilleur marché. En fin de compte, consommateur et producteur, chacun y trouverait de l'avantage; mais les circonstances du cas sont telles , que rien n'autorise à présager la baisse du blé , si ce n'est , par exception , dans le petit nombre de départements que j'ai signalés, et c'est ce que j'ai tenu à exposer.