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rencc, 39,990. La moyenne, pendant la période décennale de 1837-16, avait été de P,315 importés, et 15,064 exportés. A celte même époque, ta France importait 144,889 cochons de lait, et en expédiait au dehors 11,960: différence, 1M,9M. En 1850, elle en a imporié 86,303, et en a exporté 33,743; différence, 63,460, c'est-à-dire le double seulement du nombre des porcs , tandis que le rapport de valeur, qui donne une idée approximative de la quantité de nourriture contenue dans l'une des deux bêles par rapport à l'autre, est de 7 à 40, ou à peu près de 6 a 1. Ainsi, loua lei renseignements concordent k prouver que la ressource offerte à notre consommation par les pays qui nous avoisinent est devenue insigoî liante.
Nous Importons aussi un certain nombre de mou Lons ; mais nousen exportons un nombre médiocrement différent. En 1850 , par exemple , l'Importation a été de 79,157 moutons ou agneaux, et l'exportation de 54,134 ; différence 35,023, au lieu de 132,833 moyennement de 1837 à 1836. Or, la quantité de viande neile que donne un mouton n'est que la treizième partie d'un bœuf.
Enlln, nous exportons beaucoup plus de salaisons que nous n'en importons. En 1850, l'importation a été de 138,391 kilogr.', l'exportation de 3,585,946 ; différence, 3,4»T,eso kilogr., ce qui ferait au moins 1,M0 btéufe.
Vainement depuis 1846, par la substitution du droit au poids au droit par tête, sur la frontière du sud-est, on a adouci de ce côté les conditions de l'importation : le changement a été sans résultat. Lors même que nous supprimerions la barrière des douanes, les contrées de la rive droite du Rhin et la Suisse ne pourraient non plus nous livrer beaucoup de bétail, ni nous le donner à bas prix. Elles le consomment elles-mêmes. La population et l'aisance moyenne s'y sont accrues dans une plus forte proportion que les existences en bétail. Sur plusieurs points, la production a diminué, dans les montagnes de la Suisse par exemple, ainsi que Ta constaté le savant professeur d'agriculture du Conservatoire des arts et métiers , M. Moll, dans un voyage qu'il a fait par ordre de M. Cunin-Gridaine , ministre du commerce ; le défrichement ou le morcellement du sol ont provoqué cette diminution. En somme , le prix du bétail diffère peu aujourd'hui , dans les pays qui nous environnent, du prix moyen de la France. M. Moll , en 1842 , évaluait la différence à un cinquième ou un sixième à peine * ; depuis le voyage de M. Moll , le nivellement s'est continué. La libre introduction du bétail ne bouleverserait donc pas les prix de vente sur nos marchés , elle n'aurait même aucun effet sur la plupart des quatre-vingtsix départements ; mais l'Alsace , Lyon , et la Provence , qui est la plus dépourvue , éprouveraient quelque soulagement.
Pour la viande, notre ressource extérieure principale et presque unique réside au loin, dans le nouveau continent, malgré la largeur de l'Océan que les approvisionnements auraient à traverser pour se rendre delà sur notre marché, et c'est sous la forme de salaisons et de conserves qu'ils nous arriveraient. Les Etats-Unis pourraient nous en fournir de grandes quantités. Les pays neufs, où les terrains disponibles sont presque sans limites, se prêtent ad-
1 Journal d'agriculture pratique , mai 184S.