DES ANCIENS EGYPTIENS
JLj 'auteur de ce Mémoire poae pour base de tout ce qu'il avance , que t{ c'est seulement lorsqu'épiphi reprësentoit le capricorne, que les noms et tes. figures ont pu coïncider avec les phénomènes -, car^ ajoute-tril , depuis que le solstice en rétrogradant ^ a porté le commencement de l'amiée ou de l'été dans un autre signe , les noms et les figures ont cessé d'être l'appellation et la peinture de ce qui se passoit dans chaque mois. »
Il parle d'un groupe d'étoiles renfermé, sur le zodiaque, qu'il nomme primitif et égyptien d'apcèâi Dupais , dans l'image d'pù , sielon lui ,, le solstice d*été a rétrogradé de plus de sept sigqes , c'est-à-' dire, dans le taureau; et il en conclut que l'époque da^ cette inyention remontoit à environ quinze mille ans.
Si dans l'aii^née actuelle 182.2,. un seul de nos,
(0 Monumens d^Egypte^ description , tome i.
livres révolutionnaires pénétroit chez une nation jusqu'à] présent inconnue y qui ignoreroit notre révolution et toutes ses circonstances ; et si cette nation pouvoitlire dans ce livre le mois vendémiaire répondant au signe de la balance^ elle ne manqueroit pas de dire que ce mois du calendrier nominal et primitif de la France répondoit , lorsque ce livre a été composé, au temps où Féquinoxe d'automne tomboit au commencement de la vraie constellation de la balance ; et elle conclucroit que notre révolution date de ce temps-là. Or l'équinoxe d'automne arrive maintenant à la fin de la constellation de la vierge, par la précession des équinoies : cette nation croiroit donc en rôaa que notre révolution s'est passée, depuis 4^20 ans, parce qu'elle supposeroit vcn demi aire ^ mois de la vendange , à l'équinoxe d'automne dans la véritable constellation de la balance qui pourtant est actuellement de deux signes ou 60 degrés loin de l'équinoxe d'automne. Cette nation transportefoit donc , par cette méprise, la révolution française et la vendange de France à l'an aSoo avant Jésus-Christ, c'est-à-dire à une époque où il n'y avoit ni France ni vignes, ni par conséquent de vendange en Gaule, qui n'étoit alors habitée que par des peuples celtiques dont Ja vie sauvage et barbare ressembloit à celle des anthropophages de l'Amérique.
Il en est de même pour le mois Epiphi des Egyptiens ', l'auteur du mémoire dit que ce mois est le premier^ et que ce x^qxn signifie le capricorne^ pre«
mîer ibois du solstice d'été , du ao iuia au ao juillet environ , d'où il conclut que ee Holstiôé n'ayant pu être dans le capricorne^ que depui$ iSooo ans passés^ l'Egypte a été civilisée plusieurs sîèdes avant IVpoque assignée à la création du monde.
Mais ce nom d'épiphi ou capricorne auroit été donné an mois du solstice d'été y bien des stèdet après que le capricorne n'auroit plus correspondu au solstice d'été y si jamais ce solstice eût été auparavant dans cette constellation. Car le mois ëpiphi y placé comme il l'est dans le mémoire p suppose le mois thùîhy premier mois de l'annéfi ég^jrptienne fixe^ çonmiençant au ag août. Or le commencement ou premier jour thoth de l'aniiM égyptienne n'a été fixé au ag août , que dans la einquièâie année du règne d'Auguste ^ ( 0omnie ja l'ai montré dans mon volume de la chrotiologie de Ptolemée ) y lorsque le solstice d'été tomboit dàoii la constellation du cancer. L'auteur du mémoire est donc tombé dans un anachronisme inexeu-^ sable y dont la conséquence est d'assigner de fausses époques à tous les autres mois de Fannéa égyptienne. U auroit dû se souvenir qu'i^ipbi est Epapbus y îAé de Jupiter et d'Io. $elon la fable j^ Epaphus fonda la ville de Memphis en Egypte ù^ il régna ^ et où U fut adoré après ésl mort, et figuré, par le boeuf qui le représentoit sous le nom d'Apis^ La vague ou vadis lo sa mère y poui*suivie par Jun non y s'étoit sauvée en Egypte où elle mit au mond^
Ëpajibtis. Et dôiîioiej à calettlcr par gép^aUç^iti^
humaines de 3a années > Jupiter n'a purëgner en^^ Thessalie sur le mont Olympe , après avoir exterminé les titans^ que dans le dix-ncuvième siècle avant Jésus-Christ , vers la fin de la vie d'Abraham, il s'ensuit que le. nom d'Epaphus ou Epiphi a été donné par les Egyptiens à un de leurs mois , plusieurs siècles avant que ce mois fût fixé au solstice d'été, d'où le capricorne étoit alors éloigné de six signes vers l'orient. ,
Le Verseau, /we5or, oumesori, est le.second mois , de l'été, selon l'auteur du mémoire , mais le dernier de l'année égyptienne fixe, selon le Père Kircber, qui ajoute un passage grec où on lit que pour célébrer la fête du Nil , et les écoulemens d'Osiris , on porte en pompe et en procession le Phallus exposé aux regards du public. Mais ce mois mesor ne pouvoit être constamment du 20 juiliet au 20 août j comme le dit l'auteur du mémoire, que dans l'année fixe , car dans l'année vague il rétrogradoit pendant 1 460 ans au bout desquels il recommençoit au 20 juillet. Or c'est dans l'année vague qu'il faut considérer ce mois et les autres , et non dans l'année fixe, puisque ce mois étoit celui de la fête du Nil, et que les fêtes dévoient parcourir tous les jours de l'année, ce qui faisoit en remontant de mois en mois, l'espace de 1 460 ans. Mesor ne demeuroit donc pas constamment le second mois d'été, à moins qu'on n'ajoutât un jourà chaque quatrième année (i),
^)).BaiabndgG fej^siic^ue avec raison que Tannée n^rak
et -dès-rlors Tannée devenoit fixe> et la fête se cel^ broit ?comme nous la lisons décrite en ces termes que- j'emprunte d*Amiot(i), dans sa traduction de l'intéressant roman grec de Théagène et Gharidée. « Us lui exaltèrent et magnifièrent divinement 1^ solennité du JNil^le nommans Orus^ c'est-à-dire le soleil, et Zedeas, qui donne.vie, et nourriture,, l'appelant aussi le sauveur de la haute Egypte, et le père et créateur de la basse , qui tous les ans ramène du nouveau limon pour fumer les terres , dont il a eu le nom de Nilus , parce que tous les ans il ramène neanjrUn , c'est-à-dire en langage grec , nouveau limon , et disent oultre plus , que c'est luy qui Qotifile les saisons de l'année, premièrement l'esté, quand il croist et regorge, l'automne quand il descroist et se retire, la primevère par les fleurs qui croissent au long de ses rives ( certaine herbe et fleur péculiere au fleuve du Nil , semblable au lis , qui s'appelle lotus ) : et qu9qt et quant parce que lors les crocodiles font leurs œufs. Brief, ilz lui afTermoient que l'année n'est aultre chose que le Nil. Ce que le nom mesme déclare et conferme. Car qui mettroît ensemble la valeur de toutes les
Aes Egyptiens qui commeDçoit avec le lever de la canicule , avoit tous les quatre aus un jour intercalaire , sinon la canicule se se^oit levée un jour plus tard chaque quatrième année.
(i) Le roman grec de Thëagène et Clariclée sous le titre| d'Histoire Ethiopique , a été composé par Héliodore évéque grec de Trica en Thessalîe ; et traduit en français par .\miot évéijue d^Àuxerre en France,
lettres grBùqixei, qui sont en oette diction nmlos>^
il trouveroit qu'elles feroient eà nombre trois cents
soixante et cinq , autant comme il y à def jours en Fan.»
3o 1 \^ ^^* ^ ^^® n'àvoient pas Farithmëtique jQ Q i décuple dont nous nous servons. )
365 veikoç
C'etoit donc l'année rurale , qui en Egypte ëtoit désignée par le nom grec du INil. Son commencement rcculoit d'année en année de plus en plus relati* vement à celui de l'année sidérale ou use, en même temps que l'équinoxe aussi vers l'occident.
« C'estoit la saison eu laquelle le égyptiens célébroient leur grande solennité ^ qu'ils appellent Niloa^ environ le solstice et ]es plus grands jours; de l'esté, au temps que le fleuve du Nil commence à croistre et déborder , et est la feste que les Mgyjp^ tiens solennisent le plus* Pour ceste raison ils esti*^ ment que le Nil soit un dieu y et le tiennent comme souverain entre tous les autres , l'appellants par un nom superbe et magnifique Emulateur du ciel, comme celuy qui sans nuées et sans pluyes tomr' bantes de l'air arrouse leur labourage , et destrempé leurs terres tous les ans ; sans faillir, k certain temps (1). »
(i) Hist. Ethiop. d'Héliodore qui vivoit «ooft \e^ ElDp* Thëodose et Arcade dans le lY*. siècle de notre ère. Trad»
d'Amiot.
T%oth est appelle par l'auteur du ménioire , les poissons et le troisième mois de Tété , du ao août au ao septembre, contre toute l'antiquité qui le dit le premier de Tannée et de l'été tout à la fois. Son premier jour et celui de l'année rurale égyptienne étoit le le^er du chien ou canicule. G'ctoit Merqure ou Hermès désigné sous le nom de Thoth, comme ordonnateur de l'année chez les Egyptiens^ selon Diodore, Ëusèbe , Hérodote ; et Plutarque ajoute que le a2« jour du premier mois, les Egyptiens célébroient la fête de Mercure, en mangeant du miel et des figues ^ et en disant : Xh ! combien la vérité est douce* L'auteur du mémoire a donc été séduit par ses étymologies d'ailleurs très peu séduisantes , quand il a fait de Thoth le troisième mois de l'été^ malgré tous les auteurs qui s'accordent à témoigner que c'étoit le premier mois de l'année. C'est ce qu'on verra surtout par l'article suivant. . Phaophij le bélier, à ce que dit l'auteur du mémoire, du 20 septembre au 20 octobre est le premier mois d'automne. Cependant le bélier , au temps d'Ëudoxe, suivant ce que nous lisons dans le conunentaire d'Hipparque sur Aratus, étoit à l'équinoxe du printems, quatre à cinq cents ans avant l'ère chrétienne. Pour pouvoir en faire le mois de l'équinoxe d'automne lors de la formation de ce zodiaque prétendu nominal des anciens Egyptiens , il laut supposer à ce zodiaque une antiquité de près de i3ooo ans avant le siècle d'Eudoxe. Car le signe du bélier, dans cette supposition n'a pu'
remonter de l'automne au printems/ qu'eu vertu dt la précessioD des équinoxes qui k raison d'un degré eh 7a ans, feroit pour les six signes d'intervalle, i2()6o ans c'est-à-dire près de i35oo ans avant nôtre ère; mais il n'existe dans le monde aucun monument égyptien ou autre qui nous montre le coliire des équinoxes passant dans le béher poui^ l'équinoxe d'automne. C'est .donc à tort et bien gratuitement, et sans aucune autorité, que l'auteur du mémoire met phaoplii, c'est-à-dire le bélier^ Automne.
jàthyi' y le taureau , le second mois d'automne , selon l'auteur du mémoire , est celui du labourage et du bœuf Apis. Nous avons déjà vu qu'Epiphi ou Epaphus , en qualité de fils de la vacbe lo , étoit adoré en été , comme veau sans doute ; mais en automne, devenu bœuf ou taureau il avoit encore part . en cette qualité aux honneurs du culte. Les Egyptiens qui faisoient de leur /^f>., la lune, la terre, l'Egypte , avoient bien le droit de faire du même personnage un bœuf après en avoir fait un veau, mais bœuf ou veau , il est de nos jours tout prés d'être le premier de l'été ; et s'il eut été le second de l'automne, lors de la formation du zodiaque égyptien , il seroit donc remonté de six signes , et par conséquent il auroit treize à quatorze mille ans d'antiquité, ce qui est contraire à tous les monumens antiques. Ces zodiaques prétendus égyptiens ont donc une autre origine, et effectivement, il faut la chercher en Ethiopie au- delà de l'équatéur,
6ù toils les {)h^aomèDes s'exëcutept naturellenlrjilt en sens inverse de TEgypte, qui est en deçà, et alors tout cadre et tout s'explique^
Choiac y les gémeaux , que l'agitèur du mémoire fait de dififérens sexes, et brùlans d'amour l'un pour l'autre^ tandis que S. Clément d'Alexandrie les peint comme deux frères ennemis dont l'un a tué l'autre.
TjbiyXe cancer, premier mois de l'hiver, txo décembre, selon l'auteur du mémoire qui avoue que soii art étymologique est ici en défaut. Mais il n'en tient pas moins à faire venir l'écrevisse tjrbi d'un verbe arabe qui signifie reculer y ou solstice d'hiver. Macrobe dit que la constellation du solstice d'hiver a été nommée capricorne , parce que le soleil semble remonter de sa déclinaison australe la plus basse ^ vers Téquateur, pour arriver à l'équinoxe du priatems. Mais l'auteur du mémoire ayant dit que le solstice d'été était dans le capricorne , a mis , pour être conséquent, le solstice d'hiver dans le cancer.
Mechiry le lion , deuxième mois de l'hiver, ao janvier ; jusqu'à présent on a cru que la constellation du lion avoit reçu ce nom de l'ardeur du soleil au solstice d'été , mais l'auteur du mémoire nous apprend que c'est du froid de l'hiver , que vient cette dénomination.
Phamenothy la vierge, 20 février, troisième mois d'hiver, ne signifie une femme qui vend ou tient des épis de blé, qu'en arabe , et non en égyptien. Cette vierge phamenoth étoit plutôt, suivant le
P» Kircher^ l'Isis égyptienne qui avoit enseigné à FEgypte Tarrl de cultiver le blé et de le moissonner; et on la représentoit sous la forme de trois épis coupés par une faucille, parce que dans ce pays on fiiisoit jusqu'à trois, moissons par an*
Pharmouthi, la balance y premier mois du printems j 20 mars , suivant l'auteur du mémoire , qui ajoute que le mot radical pliarmoutb, signifiant une règle d'égalité, exprime l'égalité du jour et de la nuit à l'équinoxe du printcms. Mais cette étymologie est également applicable et convient de même à l'équinoxe d'automne, et qui, en faisant de thoth le premier mois de l'année, tombe en mécbir.
Pachom, deuxième mois du printems , 2ô avril, selon Fautjur du mémoire, que je fais toujours marcher en première ligne à chaque article. Ce mot a de l'analogie avec le mot hébreu pa^am, aperuity comme d*apnlis vient auril , ouverture de l'année. C'est nisan, premier mois judaïque^ en mars et avril où tombe la jaque. May se dit que c'est la fête du passage de la mer Rouge j et Dupuis , que c'est le passage du soleil par l'équateur-C'étoit, selon Piutarque, dans le mois pacliom qu'on immoloit les bœufs roux comme Typhon, sur lesquels on iniprimoitun cachet portant la figure d'un homme agenouillé, les mains bées derrière le dos , et la pointé d'une épée contre la gorge. Mais l'auteur du mémoire aime mieux en faire un scorpion pour signifier les maladies pestilentielles qui naissent selon lui de Textréme sécheresse avant et non après léis ardentes
clialears et l'inondation. Ce sont pourtant les terrei» restées faumides qui par les vapeurs qui s'en exhalent après laretraite des eaux produisent la peste.
Pàjnij le sagittaire^ est^ suivant l'auteur du më^ moire ^ un àne sauvage qu'on immoloit j selon Plu-tarque aussi ^ mais dans le mois phaoplii. Payni Eut la conclusion à^s étymologies qui ne sont ni justes ni heureuses du moins pour l'Egypte ^ quoi* qu'elles puissent être bonnes pour l'hémisphère austral* Car à nous en tenir au capricorne ( épiphi \ où l'auteur du mémoire dit d'après Dupois^ que lie sobtice d'été se trouvoit^ ^1 y ^ quinze mille ans y épiphi qu'il dit venir de hebheb y mot arabe qui signifie selon lui bien des choses dfiBérentes^ Z'^rzu'ore^ un cheureaUy lésfeil, une apparence £eauy un moussement çàetlày un vent qui souffle y commencementy un accouplement y enfin tout ce qu'on voudra , car pour le dire en passant^ avec M. Delambre y chacun peut dpnner des zodiaques égyptiens l'explication qu'il veut y parce qu'en effet ils- ne signifient rien relativement aax dates chronologiques qu'on ^i veut dédoire» Mais supposons avec l'auteur du mémoire^ le chevreau pour la signification étymologique de hebheb y racine d'épiphi. L'autaur prétend cpiQ cette étymologie de laquelle dépend celle de tous les autres noms des mois égyptiens y ne peut avoir eu lieu qu'au temps où le solstice d'été étoit anciennement dans le ciq>ricorne y pour faire convenir les aignificaiioDs âes autres noms des iBois, avec le climat et le ABnye d'Egypte y avant que; la préces-
sion des équinoxes eut déradgé celte . prétendue ' correspondance primitive des noms avec les travâiux ruraux. Mais le cliovreau monte toujours de roc en roc pour brouter, et c'est là le motif qui a. fait donner à la constellation où arrive le solstice d'hiver , le nom de capricorne , parce que le soleil part de là pour monter toujours vers l'ëquateur ; aa lieu que depuis le 'Solstice d'été , le soleil patoît •descendre de jour en jour en reculant vers Véquateur. Si donc un solstice étoit dans la constellation du capricorne lorsque les zodiaques égyptiens ont été formés , c'étoit le solstice d'hiver , et non celui d'été. Or le solstice d'hiver se fait actuellement dans le sagittaire , donc il ne peut y avoir qu'un signe ou 3160 ans d'intervalle entre nous et la formation des zodiaques égyptiens, et en ôtant les 182a ans actuels de notre ère, nous trouvons que ces zodiaques ne datent que de trois à quatre siècles avant Jésus-Christ > ou tout au plus de a5oo ans> si l'on veut supposer deux signes d'intervalle.
L'auteur du mémoire roule donc ici dans un cercle vicieux ; il veut prouver la justesse de ses étymologies des noms de mois égyptiens ^ par la supposition du solstice d'été dans le capricorne, lors* que ses( étymologies , dit'-il , convenoient à l'état qu'elles indiquent des choses et des lieux ; et il vent prouver par la justesse de ses étymologies supposées convenables à cet état, la vérité de la supposition du solstice d'été dans le capricorne. Mais quand même l'une et l'autre supposition seroient
possibles ^ il ne s*en suivroit nullement qu'elles se-roient arrivées réellement Car elles étoient possibles de toute éternité , mais elles ne pouvoicnt arriver réellement que depuis la création. Or rien ne prouve qu'elles soient arrivées réellement , donc on ne peut pas les admettre, donc elles ne prouvent pas Pantiquité infinie du monde.
Et c*est la raison pour laquelle M. Delambre (i) conclut que cesaodiaques peuvent s'expliquer comme on voudra. En effet, par des suppositions gratuites, par des hypothèses montées sur les systèmes que l'on s'est bâtis, on peut trouver le pour et le contre dans un même sujet. Pour nous, qui avons prouvé que ces zodiaques ne représentent que les travaux de chaque mois , nous sommes persuadés qu'il n'y a aucune époque chronologique à en déduire , vu que les Egyptiens ne connoissoient ni la précession ni ses- effets, et que s'il y avoit quelqU'époque cachée sous ces figures énigmatiques , elle seroit de bien plus fraîche date que celle dont nos adver-* saires se sont opiniâtres à soutenir la réalité , malgré toutes les démonstrations du contraire , données par les Legentil , les Biot , les Delambre , et autres lu*mières de l'Académie de Sciences.