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} ‘uns on tâche de déterminer le genre de difformité qui existe ». Et il passe alors en revue la mensuration externe #0 et les pelvimètres.
En 1839, Naegelé (1), instruit par ses nombreuses recherches, dit « qu’on peut bien se représenter par une vue de l'esprit des bassins beaux, c'est-à-dire tout-à-fait réguliers; mais en réalité ils comptent parmi les choses rares. Un bassin peut être regardé Comme bon au point de vue obstétrical quand il se laisse traverser lors de l’accouchement par un fœtus à terme et bien développé sans préjudice ni danger pour la mère et pour l'enfant ». Après avoir énuméré les renseignements à prendre sur les antécédents, il conclut en disant: « En un mot les signes du bassin normal qui résultent de l'examen général du corps. sont les suivants : bonne conformation du corps, taille bien prise, direction normale des cuisses et du tronc, démarche naturelle, largeur suflisante des hanches, dépression modérée à la partie inférieure de la région lombaire, voussure normale des régions pubiennes et sacrée, situation régulière de la vulve ». | DER En 1862, Pajot (2), au chapitre des vices de coniorma- GE: tion du bassin, dit «que la première chose à faire est de jeter un regard d’ensemble sur la jeune fille et de juger par cet examen général de ce que peut être son bassin ». $ Malheureusement il est sobre de détails et ne recherche ne vs que les caractères propres à faire le diagnostic du genre « de viciation, En 1869, Hubert de Louvain (3) s'étend davantage dans | son chapitre : Pelvimétrie ou diagnostic de la conforma- Ya tion du bassin. Après avoir passé en revue lès commémo-
Re x À
(1) Naegelé. Tr. d’accouchements. * (2) Pajot. Accouchements, 1862.
(3) Hubert de Louvain. Accouchements, 1869:
ratifs et l’état général du squelette, il dit : « Arrivant au
bassin, on examinera :
4° En arrière : la chute des reins, la direction et la
convexité du sacrum, la direction et la mobilité du coccyx ;
20 Sur les côtés : La largeur des hanches entre les crêtes iliaques, entre les épines antérieures et supérieures, leur hauteur, leur situation propre et relative ou comparée, celle des trochanters :
3 En avant : La forme du mont de Vénus, la situation de la symphyse pubienne ; |
n° En bas : La distance qui sépare les ischions et qui s’apprécie assez bien en faisant accroupir la femme ou en la placant horizontalement et en lui faisant fléchir fortement les cuisses. | Lorsque, dans les commémoratifs, l'examen général et la mensuration externe du bassin, on trouve à peu près les conditions ordinaires d’une bonne conformation, on rassurera la famille et on bornera là ses recherches ».
Charpentier (1), dans son Traité d’accouchements de 1883, donne bien la description des parties molles du bassin, mais pour les extérieures il n’est fait aucune mention de la configuration de la peau et de ses accidents, plis, saillies et dépressions. Il ne parle ensuite de l’examen du bassin qu’en faisant le diagnostic de chaque viciation et c’est la méthode qui, après lui jusqu'à nos jours, a été adoptée par tous les auteurs de traités d’accou-
Chements.
2et 3 Procédés pour mesurer les dimensions ertérieures et l'inclinaison du bassin (cliséométrie), — La pelvimétrie externe est apparue en obstétrique lorsqu'on à commencé à reconnaitre l'importance de l’examen externe du bassin. Nous n'irons pas passer en revue tous les instruments qui
(1) Charpentier. Traité d'acciuchements, 1883.
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ont été proposés à ce sujet et qui ont «enrichi sinon encombré l'arsenal : obstétrical ». Pinard (1). Nous résumerons seulement avec Frey (2) l’histoire de la pelvimétrie en la divisant en trois périodes.
Première période. (Pelvimétrie externe el mensuration digitale). En 1770, Stein invente le premier pelvimètre et quelques années après, Baudelocque apporte son compas d'épaisseur.
Plus tard, Toralli le modifie en changeant la place de l’échelle graduée, Davis le rend portatif et Kluge v ajoute un cliséomètre. D
2e Période. Elle est caractérisée par la prédominance de la pelvimétrie interne. C'est là que le génie mécanique et inventif se donne libre cours et nous voyons tour à tour apparaître les pelvimètres internes dont nous ne nous oCccuperons pas et les mixtes que nous ne ferons que citer. L’intro-pelvimètre de Me Boivin, le pelvimètre de van Huevel à deux tiges, l'une interne ou vaginale, lautre externe, ceux de Hubert de Louvain, de Crouzat, etc. Tous- ont surtout pour but la recherche du diamètre antéro-postérieur du bassin dont nous n’avons pas à nous occuper ; ils ne servent, que comme complément, de compas d’épaisseur.
3e Période. Dans cette période qui est l'actuelle, une réaction se fait et on tend à retourner aux simples et anciennes mesures de la première période qui ont au moins l'avantage d’être à la portée dé tout le monde. « Malgré les avantages partiels que peuvent présenter les pelvimètres, il en résulte en définitive de l’expérience faite de ces instruments que tous offrent à divers degrés
(1) Pinard,, Thèse Paris, 1874.
(2) Frey. Thèse de Strasbourg, 1880.
soit des complications, soit des imperfections qui en réduisent l’usage à une médiocre utilité et les font généralement écarter de la pratique (1) ».
On pourrait dire de l’inclinaison du bassin ce que nous venons de reprocher à la pelvimétrie: contemporaine de l’étude des diamètres extérieurs, la recherche de l’inclinaison a été entreprise par Van Deventer (2) en 1701. Plus tard en 1770. Stein décrit un instrument auquel il donne le nom de cliséomètre (Ac inclinaison, wercov mesure) mais il ne fournit que des résultats imparfaits. Après eux Smellie Levret ont récours à la géométrie pour déterminer l’axe et l’inclinaison du bassin, mais Rœderer (3) avouera après eux encore que « la détermination exacte de l’inclinaison du détroit supérieur est une chimère qu'il est désormais inutile de poursuivre ». En effet, tous les cliséomètres basés sur les variations d’un pendule, sur la mesure par rapport au sol au moyen de fils à plomb, proposé par Nagelé, sur la perpendiculaire abaissée de lapophyse épineuse de la dernière vertèbre lombaire sur la ligne joignant le pubis au sternum, proposée par Charrier (4), etc., tous ces instruments ne donnent que des mesures angulaires difficiles à évaluer et nécessitant des connaissances mathématiques un peu spéciales. (Et pourtant, comme Île dit si bien Capuron, la connaissance de ces lignes imaginaires est de la plus grande utilité pour l’art des accouchements et l’on ne saurait trop recommander aux élèves de se la rendre familière ; car si elles indiquent la marche que suit le fœtus pour traverser le détroit supérieur, pour passer du grand dans le petit bassin et sortir de
(1) Depaul. Dict. des sciences médicales.
(2) Van Deventer. Novum lumen..….. 1701.
(3) Rœderer. De axi pelvis. Cœttinghen. 1751, (4) Charrier. Paris médical, 1881.