RASE PE
pas changé mais le pubis s’est abaissé et la perpendiculaire sera en P”” sur l'horizontale A B. Distance entre les deux perpendiculaires, 23 centim., par exemple (distance moyenne maximum entre la crête iliaque et le pubis).
Nous voici donc en présence d’un moyen géométriquement vrai pour mesurer l'élévation ou l’abaissement du pubis par rapport à un point fixe du squelette: Voyons comment dans la pratique nous ferons cette ménsuration. La façon de procéder que nous avons employée est la suivante : La femme étant dans son lit (il y a tout avantage à la laisser couchée) dans le décubitus dorsal absolu, c'est-à-dire sans oreiller et dans la rectitude parfaite, on recherchera le bord supérieur de la symphyse pubienne ; puis, prenant un ruban métrique ou un cordon quelconque on le placera par ce bord, perpendiculaire à l'axe du corps, de part et d’autre sur les parties latérales du bassin, Si l’on craint de manquer de coup-d’œil ou d'habitude, on peut se servir en guise d’équerre d’un objet quelconque offrant un angle droit. On fait ensuite avec un crayon dermographique ou simplement avec l’ongle, un trait sur la peau au niveau de la région trochantérienne. Enlevant alors le ruban métrique on fait retourner la femme sur le flanc tout d’une pièce et dans la rectitude toujours complète, puis, portant d’une part l’extrémité du ruban sur le bord de l'os iliaque qu’on sent fort bien sous la paroi abdominale latérale, on mesure la distance qui sépare ce bord du trait que l’on a fait.
Cette distance ne sera pas mesurée, il est vrai, sur le plan A B (fig. 1) qui serait le plan du lit, mais nous savons que deux perpendiculaires à une même droite sont parallèles
et par conséquent également distantes en un quelconque de leur point.
Les données fournies par ce procédé pourront être entachées d'erreur dans le cas par exemple de rachitisme