ATOME
ayant diminué la hauteur des ilions, mais nous aurons alors plusieurs points de repère nous indiquant si le pubis est réellement porté en avant ou en arrière: l’orifice vulvaire le premier, aura suivi le mouvement de bascule et au lieu d’être peu apparent sera au contraire très relevé; d'autre part, la ligne tracée par le ruban métrique, vient, sur un bassin normal de femme, aboutir à deux travers de doigt environ au-dessous du grand trochanter ; sur le squelette elle rase le bord inférieur du col du fémur et passe entre les deux trochanters. Si cette ligne passe sur le grand trochanter ou au-dessus on peut en conclure à priori que le bassin est en rétroflexion sauf toutefois luxation en bas ou en avant du fémur.
Il faut enfin tenir compte de la taille de la femme ; la moyenne de 19 cent. ne peut-être appliquée à tous les squelettes, aussi verrons-nous, après avoir cité les mensurations que nous avons pratiquées, quelle moyenne d’inclinaison il faut prendre pour chaque longueur de fémur correspondante.
Les chiffres maxima d’inclinaison seront : 23 cent. en moyenne, ce qui correspond à la plus grande distance comprise entre le bord supérieur de l’os des iles et 0 cent. pour le cas exceptionnel où le pubis sera en rétroflexion sur la perpendiculaire P.
L'influence que cette inclinaison vicieuse du bassin exerce sur l’accouchement a été diversement interprétée par les auteurs classiques. Me Lachapelle (1), exprimant les idées de son époque, disait : Qil restera fort douteux que l'inclinaison soit fâcheuse, à moins qu’elle ne soit partiellement unie à un vice de conformation du détroit ».
Lobstein (1) cependant, dans un mémoire qu’il écrivit en 1817, déclare que la connaissance de cette inclinaison
(1) Mv: Lachapelle. Loc. cit.
(2) Lobstein. Mémoire sur la viciation des bassins. 1817,