NUMÉROTAGE DES VERRES
valle régulier entre les difiTérents verres, d'une part le défaut de concordance des verres suivant les pays, à cause des différences dans la longueur du pied, et d'autre part la diflBlculté de faire rapidement les petits calculs dont on a constamment besoin dans la pratique et qui consistent à additionner ou à soustraire des verres, ces opérations devant alors porter sur des fractions ordinaires. Aussi avait-on à tout moment à la main la règle à calcul dont étaient munies les boîtes de verres d'essai.
Notation métrique.
L'introduction du système métrique dans le numérotage des verres a réalisé un véritable progrès. Après un long débat, on a enfin admis comme unité de force réfringente la lentille de 1 mètre de foyer, et on l'a désignée sous le nom de dioptrie. Si le verre n° 1 correspondait à une lentille de 1 mètre de foyer, le n** 2 devait s'appliquer à un verre de m. 50 de foyer, le n** 4 à un verre de m. 25 de distance focale, etc. La dioptrie constituant un intervalle trop considérable, eu égard aux besoins de la pratique, sur-
1*6 EXAMEN FONCTIONNEL DE l/CEIL
tout pour les verres faibles, on a intercalé, par -exemple en 1 et 2 dioptries, des verres intermédiaires, mais on a fait usage de fractions décimales; on a eu alors 1,25, 1,50, 1,75. De même, au-dessous de 1 dioptrie, il existe les numéros •0,25, 0,50 et 0,75. Par contre, en arrivant aux verts forts, il a été possible, sans inconvénient, de faire choix de verres allant de 2 à 2 dioptries ; ainsi les trois derniers verres des boîtes ordinairement en usage sont les numéros 16, 18 et 20. Grâce à ce mode de notation, les additions ou soustractions de verres se font avec une extrême facilité. Si Ton additionne deux verres convexes, ou concaves, Tun de 3, Tautre de 2 dioptries, le total est 5 dioptries. Un verre convexe de 3 dioptries, superposé à un verre concave de 2 dioptries, correspond à i dioptrie convexe. Où Ton peut rencontrer quelque diflBculté, c'est lorsqu'il s'agit de passer d'un nombre de dioptries déterminé à la dislance focale correspondante, ou, inversement, d'une longueur focale donnée au numéro équivalent. Si l'on a affaire à un nombre de dioptries, tel que 2 ou 4, ou à une distance focale, comme 0,50 ou 0,25, la chose est fort simple; mais, si l'on se propose de rechercher la
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longueur focale du verre n« 1,75, il faudra diviser 1 mètre, foyer du n"* 1, par 1,75, ce qui donne m. 571. De même, si Ton veut savoir à combien de dioptries correspond un verre de
m. 285 de foyer, il faudra encore diviser 1 par 0,285 : soit 3,5 dioptries.
En sorte que, si, par suite de l'emploi du nouveau système, la règle à calcul est devenue inutile, il faut dans nombre de cas recourir à une table {échelles métriques) pour trouver tout faits les calculs analogues à ceux que nous venons d'indiquer.
Passage d'un système à l'autre.
Dans la période de transition que nous traversons, l'usage du système métrique étant loin d'être encore général, on a souvent besoin de connaître la concordance qui existe entre les numéros de l'ancien et du nouveau mode de notation. On passera d'un système à l'autre en divisant 37 , nombre de pouces contenus dans
1 mètre, et par conséquent numéro ancien correspondant à une dioptrie, par le numéro ancien, ou nouveau, connu. Si, pour simplifier, on adopte
le chiflfre 36, les calculs deviendront même souvent fort simples : ainsi un 12 en pouces correspondra à un 3 métrique;- un 9 métrique représentera un 4 en pouces ; le 6 sera le même dans les deux systèmes. Mais il ne s'agit là, bien entendu, que d'une approximation.
On trouvera dans les échelles métriques une table où sont indiqués en regard les numéros métriques, leur foyer en millimètres et les numéros anciens notés en pouces correspondants. Cette triple indication placée en regard des verres, dans les nouvelles boîtes d'essai, rend d'ailleurs . inutiles les recherches dans la table et constitue un utile perfectionnement.
Les verres cylindriques, dont on fait usage pour la correction de l'astigmatisme, sont aussi numérotés en dioptries, qui représentent la force réfringente pour la direction perpendiculaire à l'axe, ces verres dans le sens parallèle à l'axe n'ayant aucune réfringence.