‹ Examen littéraire et grammatical des deux dernières traductions de TaciteChapitre 10 sur 101 · Prona in eum aula Neronis, ut similem · texte numérisé non relu

Prona in eum aula Neronis, ut similem

« Agréable surtout à la cour de Néron , auquel il ressemblait. » Bf.

Le commencement de cette phrase présente une amphibologie. D'ailleurs le texte est mal rendu : « auquel il ressemblait » ne traduit pas ut similem. Le traducteur n'exprime ici qu'une observation tout accessoire et sans portée. La cour de Néron lui était favorable, parce qu'il ressemblait à Néron.

M. Panckoucke a fort habilement traduit ce passage , difficile pour l'expression.

XV. 23. Igitur Galba, apprehensa Pisonis manu, in hune modum locutus fer lu r.

ce Quand Pisonfut entré, Galba lui prit la main et lui paila , dit-on , de celte manière. » Bf.

C'est surtout quand Tacite s'élève que l'infériorité de ce traducteur éclate. Le discours de Galba à Pison le prouve bien. C'est un des endroits les plus mal écrits dans tout le travail de M. Burnouf.

La phrase que nous citons , et qui précède le discours , est plate et mauvaise. « Quand Pison fut entré » n'est pas dans le texte, c'est un remplissage inutile. « Dit-on » ne se rapporte qu'à « lui parla , » ce qui n'est pas ainsi dans l'auteur , oiifertur se rapporte à tout ce qui précède : c'est une faute encore.

Et tibi insigne , etc. — « Ce serait pour toi un beau privilège, » dit M. Burnouf. Le « privilège, » et surtout le « beau privilège, » nous paraît ici déplacé. Pourquoi ne pas dire simplement : il serait honorable pour loi, quand le texte ne dit pas autre chose?

^4- Sed Augustus in domo successorem quaesivil; ego, in republica.

« Toutefois Auguste chercha un successeur dans sa maison, moi dans la république. » Bf.

C'est à coup sûr un mot à mot très-bien fait , comme on dit en humanités j mais il reste encore à mettre la phrase en bon français, ce dont M. Burnouf s'abstient fort mal-à-propos. Il faut écrire dans sa langue.

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