XC
« Il passait pour emprunter les talens de Tiachalus dans les affaires civiles. » Bf. — On ne dit point en pareil cas « emprunter les talens, » mais le talent, si le verbe emprunter luimême peut s'employer ici. S'agit-il d'ailleurs des talens de Galerius dans les affaires civiles , ou faut-il dire que pour les affaires civiles Othon empruntait les talens de Galerius? Il faudrait écrire plus clairement.
(( Les acclamations du peuple, inspirées par la flatterie , en eurent l'exagération et la fausseté. » Bf. — Phrase lourde , pénible et obscure. 11 fallait dire tout naturellement : « les acclamations de la multitude, toujours adulatrice, furent aussi Lusses qu'exagérées, » comme traduit M. Panckoucke.
71. Quasi dictatorem Cacsarem aut imperatorem Augustin!) prosequcrenlur, ita sludiis votisriue cer-
tabant; nec metu aut aniore , sed ex libidine servitîi , ut in familiis, privata cuique stimulatio ,* et vile jain decus publicum.
« Le dictateur César et l'empereur Auguste Sauraient pas excité un plus bruyant concert d1 applaudis s emens et de vœux. Et ce n'était ni crainte ni amour : une émulation de servitude éveillait, comme dans les troupes d'esclaves , toutes les bassesses privées ; pour l'honneur public , on n'y songeait plus. » Bf.
A cette paraphrase lourde et prétentieuse , opposons la traduction simple et grave de M. Panckoucke, afin de mieux faire ressortir cette peinture de la dégradation romaine :
« Comme si l'on eût conduit en triomphe le dictateur César ou l'empereur Auguste , on rivalisait de transports et de vœux : ce n'était ni crainte ni affection , mais une passion de servitude ; chacun y apportait une émulation particulière, comme parmi les esclaves d'une maison , et l'honneur public n'y était pour rien. »