XLVII
« Othon ne goûtait pas ces conseils guerriers. » Bf. — Ceci n'est pas français. Le texte porte : Ipse aversus a consiliis belli. Il faut traduire, comme fait M. Pauckoucke : « Othon lui-même se refusa à tous projets de guerre, »
Objicere nimis grande vitœ meœ pretium puto. — « Ce sejait mettre à ma vie un plus haut prix qu'elle ne vaut. » Bf. — Si celte fin de phrase est française, elle est au moins peu élégante. *
Çua?ito plus spei ostenditis si vivere pîaceret. — « Un avenir plein de ressouices, » Bf. , nous semble trivial.
Ut de principalu certaremus ai mis , ïnitium illicfuit ; ne pluquant semel certemus , pênes me exemplum erit; hinc Oihonem posteritas œstimet. — « Si nous avons tiré le glaive pour la possession de l'empire , la faute en est à lai. Ne l'avoir tiré qu'une fois est un exemple qu'on me devra ; que la postérité juge Othon sur cet acte. » Bf. — M. Burnouf semble avoir horreur du naturel et de la simplicité. « Tirer le glaive » est ici pour combattre , et fait un triste effet par la répétition de tiré h la phrase suivante, etc.
Plura de extremis loqui pars ignaviœ est. — « Parler trop longuement de sa fin (en français on dirait : de sa mort), c'est déjà une lâcheté. » Bf. — Pars ignaviœ n'a pas été compris. — « Parler davantage de mes derniers momens serait un reste de faiblesse , » dit très-bien M. Panckoucke.