LXVIII
Jgitur duobus miUlibiis^ altero legionis quintœ , altero e Gallis auxiliaribus. — ce 73eux soldats, un de la cinquième légion , l'autre des cohortes gauloises. » Bf. — S'il n'y a pas faute d'impression, il y a faute de langue : il faut l'un.
LXX!. 5o. Neronem ipsum Vîtellias adraîralione
celebrabat, seciari ç aman te m solitus, non uecessi-
taie, qua honestissimns quisque, sed Juxu, et sa* ginae rnancipalus emptusque.
« Néron lui-même était Y objet des continuelles admirations de Vilellias ( « admirations » n'est pas français dans le sens que lui donne ici le traducteur) qui le suivait jadis sur les théâtres, non par nécessité, comme tant d'hommes honorables , mais par dissolution et vendu en esclave à qui l 'engrais* serait. » Bf. — Cantantem n'est pas traduit ; « vendu à qui l'engraisserait » est une expression non moins inexacte que grossière : sagina veut dire simplement nourriture.
Mettons en regard la version de M. Panckoucke : Yitellius osait louer Néron avec enthousiasme , accoutumé qu'il était à le suivre fidèlement lorsqu'il chantait au théâtre ; non par cette nécessité à laquelle durent se plier les plus hommes de bien, mais par dissolution, étant esclave de sa gloutonnerie, et vendu à quiconque y pourvoirait. Pk.
Pedanius Costa omiltitur, ingratus principi, ut adversus Neronem ausus et Virginii ex stimulât or. — « Pedanius Costa fut retranché; il déplaisait au prince, pour s'être déclaré contre Néron et avoir sollicité Virginius. » Bf. — « Retranché, » en style biblique , veut dire mis à mort , ce dont il n'est pas question ici; « avoir sollicité Virginius » ne présente pas de sens : sollicite', de quoi? Tacite dit : excité à la révolte, ou « encouragé dans la révolte , » comme l'a très-bien entendu M. Panckoucke.
Actœque insuper Vitellio gratiœ consuetudine scrvitii. — « Et l'on remercia Vitellius par habitude de servilité. » Bf. — Insuper n'est pas traduit , ce qui donne à la phrase un air équivoque, et à faire croire que le traducteur ne l'a pas comprise.
Il y a au commencement de ce chapitre une expression qu'il nous paraît impossible d'admettre : « des troupeaux d'histrions et d'eunuques, etc. » Tacite emploie le mot grèges, mais le génie de sa langue le permettait ; la nôtre ne supporte pas la traduction qu'en donne ici M. Burncuf.