‹ Examen médico-légal du procès de Pierre Duval dit BarbinasChapitre 19 sur 24 · QUI VEUT LA CONSOLATION FACILE DU DERME R MOT · texte numérisé non relu

QUI VEUT LA CONSOLATION FACILE DU DERME R MOT

M. le Rédacteur,

En réponse à l'écrit du Dr. Coderre publié dans le Courrier du Canada, du 16, M. Larue oifre en défense une diatribe écrite dans un style vulgaire, pédant et insulteur, rempli de réticences, de fauxfuyants et de détours comme s'il voulait prouver ce que dit tout le monde : " que c'est dans un tel langage qu'est la raison de ceux qui n'en ont pas à donner."

Le Dr. Coderre ne condescendra pas sans doute à repondre à un adversaire qui lui dit en préambule^ v vous êtes un charlatan outrecuidant en médecine et en science."

Mais nous pouvons, nous, faire réfléchir M. Larue sur l'inconséquence qu'il y a de vouloir manier le ridicule lorsqu'on n'y entend rien, surtout dans des discussions scientifiques où la vanité blessée obscurcit le jugement.

lo. Le Dr. Coderre n'a pas dit un mot pour justifier la fine tirade de procédés différents et de réactifs différents pour les avocats, les notaires, les tempéraments, et autres incongruités. En disant que la cliimie qu'enseigne et pratique M. Hunt n'est pas celle du médecinexpert en matière criminelle, il n'a fait qu'exprimer l'opinion de tous les médecins et avocats non prévenus, ou plutôt la lettre et l'intention de la loi, à savoir : que dans une expertise médico-légale, l'analyse pure et simple de substances toxiques, fût-elle faite par un chimiste habile comme M. Hunt, lors même qu'elle constaterait la présence d'un poison dans l'estomac d'une personne dite empoisonnée, ne saurait prouver le fait sans l'identité, qui exige des travaux préliminaires essentiels dont M. Hunt ne s'occupe point. Ainsi les absurdités supposées ne sont pas du Dr. Coderre, mais inventées par M. Larue, et nous en sommes peiné pour lui.

2o. Dans cejmragraphe, nous ne relèverons pas les grosses comparaisons de M. Larue, elles sont trop grosses.

" Lorsque l'estomac fut vidé, l'atten-

" tion de M. L fut frappée par la

k< présence d'un certain nombre de pe-

" tits grains ('trente) durs au toucher, " invisibles à l'œil nu, mais qu'il sentait " distinctement en promenant ses doigts " sur la muqueuse ; ils avaient le vo- " lume d'une tête d'épingle."

" Comment!M.Coderre,ditM.Larue, " vous ignorez que. dans ces inflamma- H tions il se fait parfois une sécrétion abon- " dante de mucus (je vais dire liquide " visqueux puisque vous ne savez pas ce " que c'est que du mucus) sur les mem- " brane^ et que ce fluide (comprenez li- " quide) peut même atteindre l'épaisu seur d'un demi pouce /"

" Or, M. Coderre, si au fond de cette " couche épaisse il existe des grains de " la grosseur d'une tête d'épingie, les " verrez-vous V9

Mais non, dirait le Dr. Coderre, sous ce voile épais et opaque, je ne verrais pas ces petits grains, pas même de papules pour en indiquer la présence.

Mais, vous, au palper, les sentiriez-vous sous votre doigt. 1. . .Allons donc ! vous voulez jouer de finesse. Et si je ne comprends pas ce phénomène, mais . . .

mais. . .c'est parce que vous êtes le phénomène.

3°. Ici c'est un mystère. Nous croyons que M. L. . .est un peu astrologue, ce qui pourrait bien ne pas convenir aux sciences positives.

Il voit des poudres impalpables, qui se composent de cristaux microscopiques, et personne que lui n'a vu cela ! à son âge ! Puis vient le savant épicier du savant Dr. Coderre, (aussi bien payé que celui de M. Larue l'est par l'Université Laval, à laquelle il n'a peut-être pas encore remboursé l'intérêt de ce qu'il lui coûte,) et plusieurs autres impertinences préméditées et indignes d'un professeur quelconque.

Mais voici tout-à-coup une lumière, un phare que le grand toxicologiste canadien vient apporter à la faible intelligence du Dr. C. Ecoutez !

" Mettez une cuillerée à soupe de " cette poudre darsénic (il veut dire " d'acide arsénieux) en touche mince, " sur une feuille de papier, promenez " vos doigts sur cette poudre, et dans * l'espace de cinq minutes, vous pour- " rez isoler au moins trente de ces petits " grains."

Vraiment, M. Larue s'est livré à des travaux immenses depuis peu de temps pour nous apprendre tout ce qu'un bourgeois gentilhomme doit savoir. Mais dites-nous : s'il y avait, par hasard, une couche de mucus' dun demi pouce d'épaisseur par-dessus cette poudre, pourriez-vous isoler ces trente têtes d'épingle 1

Nous affirmons avec la chimie que des cristaux impalpables d'arsenic (acide arsénieux) ne se rassembleront pas pour former dans l'estomac un cristal plus gros, étant désintégrés. — Les lumps de Taylor ne sont pas des cristaux d'une tête d'épingle.

Nous affirmons encore avec tous ceux qui connaissent la pesanteur de l'acide arsénieux, que 30 petits grains de la grosseur d'une tête d'épingle pèseront beaucoup plus que t? ois quarts de gmins.

Dans tout ce paragraphe, M. L. nous donne à penser qu'il serait bon qu'il retournât en Europe pour y faire sa logigue aux frais de l'Université.

4° Vous citez, pour faire accepter votre brun miroitant, M. Galtier, que ni M. Coderre ni nous ne connaissons, mais aussi nous n'avons pas l'avantage de puiser à une bibliothèque où l'on peut consulter tous les livres connus et inconnus pour devenir Docti cum libris.

Mais nous croyons qu'il y a quelque chose de sous-entendu dans votre citation que voici : " Leur couleur est ordinairement d'un brun jaune, brun chocolat, gris ardoise, ou gorge de pigeon." Quoi ? leur, un anneau métallique dans l'intérieur d'un tube, au-dessus du charbon, d'où il s'est échappé? ce n'est pas leur couleur, Monsieur, qu'il faut dire, mais sa couleur. Il y a malentendu ou quelque autre chose. ..Pour nous, cet anneau n'aura pas d'autre couleur première que celle gris-blanc d'acier, luisant et émanant l'odeur d'ail. Car nous l'avons vu, de nos yeux vu, comme vous dites, plusieurs fois dans les expériences réitérées de nos professeurs et dans les nôtres, et jamais autrement. Nous ne parlons pas d'examiner les bords du tube. Il n'est pas besoin de voir les bords, si l'expérience est bien faite. Vous voulez porter Vétonnement chez votre adversaire, qui ne comprendra pas, dites-vous encore. Mais, sans doute, à cause de l'inanité de ce qui se lit dans cet alinéa.

5J V authenticité du Dr. Coderre. Allons :

[Tant de fiel entre-t-il dans l'âme des savants.]

Tout homme qui sait lire ne reconnait-il pas la feinte typographique tout aussi facilement qu'il reconnaît plus haut les fautes de grammaire que se permet le savant professeur?

M. le Dr. Coderre n'était pas, ne vous en déplaise, de ces médecins qui confondirent des os de moutons avec des os humains, dans l'opinion d'un magistrat qui ne connaissait pas son devoir, dans le doute. Si ces médecins se fussent trouvés dans l'erreur, ils l'auraient honnêtement reconnu. Il y a des Orfila, des Magendie, des Roux, et autres qui ont reconnu qu'ils s'étaient trompés 5 mais ce ne sera jamais l'ignorant ou le pédant qui affirme toujours pour son compte et qui nie toujours à l'adresse du mérite et des connaissances d'autrui, sachant qu'une fois sur cinquante l'exception sera pour lui, et qu'en l'exploitant il pourra faire son petit bonhomme de chemin.

Le document Talbot- Coderre est, sans contredit, n'en déplaise à M. Larue et à ses chauds amis, un des meilleurs plaidoyers qui se soient produits en ce genre dans ce pays, et il dépasse de cent coudées les écrits scientifiques de ce monsieur, jusqu'à présent.

A cette phase de notre critique nous prenons le professeur qui oublie ses belles-lettres pour se donner la satisfaction de faire du bel esprit sarcastique. Il ne sait pas que l'on dit le vase pour son contenu comme on dit un damas pour un couteau de Damas, et il assure hardiment ses lecteurs, qu'il prend tous pour des oies, apparemment, que le Dr.

Coderre veut faire dissoudre tous les vases par des procédés chimiques avant de faire l'analyse du contenu! Mais passons sur ces misères. Nous n'aimons pas assez les écrivains qui jouent sur les mots. Il nous paraissent ressembler aux gens qui frappent leurs adversaires par derrière de peur d'être vaincus en les combattant loyalement en face.

■ " Taylor (concilierait le Dr. Coderre) " à'\i en petite quantité ; or huit grains " et trois quarts sont une grande quanw vite ; donc l'arsenic à cette dose n'est " pas un poison."

Non, monsieur, jamais le Dr. Coderre, que vous faites parler comme bon vous semble, pour consoler, pour reconforter votre vaniteuse susceptibilité blessée ne pourrait déraisonner de la manière que vous le faites en ce moment. Ou vous ignorez ou vous feignez d'ignorer votre toxicologie en disant que huit grains et, trois qunts sont une grande quantité relativement aux poisons en général.

Nous renvoyons à M. Larue les malheureuses paroles de son avant-dernier alinéa.

" Userait difficile, je crois, de déplo- " yer, en aussi peu de mots, et sur les '• choses mêmes (même) les plus élé- " mentaires, autant d'ignorance que le " Dr. (Larue) a su en montrer dans sa " correspondance. Après tout le Dr.

" (Larue) est un beau cas, et puisqu'il " prête si volontiers le dos à la lanière, " pourquoi n'en pas profite)?'?"

Comme un bon et charitable donneur d'étrivières.

" On trouvera peut-être mon langage " un peu sévère, dites-vous." Mais non, monsieur, il ne respire que pédantisme médical, malice et calomnie: il ne peut donc être sévère.

Votre péroraison seule suffirait pour le prouver, vous qui dites que celui qui avait déjà un nom lorsque vous n'étiez encore qu'écolier, veut s'en fairn un à vos dépens? Votre esprit de conservation et votre charité chrétienne l'en empêcheraient à coup sûr.

Il est fâcheux de le dire, mais jamais écrit plus prétentieux, plus sophistique et plus acrimonieux n'est sorti de la plume d'un homme qui se targue de son instruction classique et de ses fortes études.

ANTI-JAPvNAC.

23 mai 1864.

En terminant l'examen médico-légal du procès de Barbinas, je crois qu'il n'est point hors de propos de faire suivre cet examen de quelques considérations sur certains procédés de la cour en première instance. Ces procédés comportent un fait d'une importance bien grande au point de vue de l'administration de la justice 5 ce fait extraordinaire, selon moi, aurait dû suffire pour engager

les autorités supérieures à faire reprendre en considération le jugement rendu contre le malheureux Barbinas. Voici ce fait. La cour, après avoir ordonné au Dr. Lame de faire certaines analyses, suspendit ses procédés pendant plus de trois heures pour attendre le rapport des analyses chimiques des matières contenues sur des bardeaux et une gazette qui faisaient partie des pièces du procès ; après quoi elle reprit ses procédés, et sur les objections de l'avocat de la couronne, elle aurait refusé, parait-il, à la défense communication du raj)portàe ces dernières analyses. Ce rapport faisant partie des pièces du procès ne pouvait en être retranché sans de graves inconvénients pour la défense; ce fait-là seul suffisait pour que les autorités ordonnassent la re vision du procès. Et je ne puis pas concevoir comment la cour a pu refuser de prendre communication du rapport des analyses qu'elle venait d'ordonner; redoutait-elle les faits qui devaient en ressortir e-t qui auraient éclairé la justice en produisant de nouvelles preuves soit en faveur ou contre l'accusé ? Je ne le pense pas ; mais les objections de l'avocat de la couronne ont donc prévalu sur les intérêts de la société : cet officier en loi, représentant l'autorité, en même temps que la société, doit également sa protection à l'accusé ; et il ne doit, en aucune circonstance, lui refuser les moyens de défense qui peuvent lui être favorables. Malheureusement la chose en a été autrement dans l'affaire-Barbinas. L'avocat qui, dans l'administration de ses devoirs comme premier officier en loi, réussit à faire refuser communication de documents ou de faits qui auraient servi à éclairer la justice, commet un déni de justice propre à lui faire perdre la considération dont il jouit dans l'exécution de ces hautes fonctions. Dans une affaire criminelle, dans un cas d'empoisonnement, par exemple, l'instruction du procès ne sera jamais complète sans la connaissance ou la commi* jjeation de toutes les pièces propres à éclairer la justice sur la nature et les circonstances de l'empoisonnement; aucune partie de ces pièces ne saurait être soustraite à la défeuse sans que la preuve n'en devienne douteuse ; et alors l'accusé doit

avoir le bénéfice du doute. S'il y avait de fortes présomptions de culpabilité, qu'on lui fasse un second procès ; et dans le cas contraire, qu'il soit déchargé : il n'y a point d'autre alternative »pour l'autorité de faire administrer la justice.

Barbinas avait droit à un nouveau procès ou à être déchargé : la commutation de la peine de mort en une détention au pénitencier n'a été accordée, sans doute, que comme un moyen de se retirer d'une affaire dont la procédure était peut-être très embrouillée et plus qu'embarrassante; et malgré ses vastes connaissances légales, le Procureur-Général aurait trouvé l'affaire assez difficile à régler, c'est pourquoi il aurait recommandé à Son Excellence de commuer la sentence. Je ne crois pas que l'on trouve dans les annales criminelles un autre exemple de procédure semblable à celle suivie dans le cas actuel ; je n'ai rien vu de semblable dans les ouvrages de jurisprudence médicale publiés soit en France, en Angleterre, en Allemagne ou ailleurs ; car partout on exige la communication de toutes les pièces propres à éclairer le procès. Je cite à ce sujet un extrait du dernier numéro des Annales d'Hygiène publique et de médecine légale de juillet dernier:

" Relation médico-légale de l'affaire •' Couty de La Pommerais. (*) Empoi- " sonnement par la Digitaline. Par " MM. Ambroise Tardieu, Professeur " de médecine légale et doyen de la fa- " culte de médecine de Paris ; et F.

" Zacharie Pwoussin, Professeur agrégé " de chimie et de toxicologie à l'école " impériale de médecine militaire.

Après avoir fait un exposé des faits avec examen secondaire d'objets divers, voici ce qu'ils disent, dans leur rapport: " Enfin nous a^ons reçu de M. le juge " d'instruction communicatio7i de toutes " les pièces de la procédure propres à " éclairer quelques points des questions " qui nous étaient posées, notamment " la correspondance de la veuve de " Pauw, les dépositions des hommes de " l'art et des autres témoins qui ont pu

(*) La Pommerais a été condamné à mort le 11 mai dernier, devant les assises de la Seine, pour le meurtre de la veuve de Pauw, empoisonnée par la digitaline^

" donner des renseignements sur son " état de santé habituelle et sur ses " derniers moments."

On voit donc ici que communication a été donnée des pièces propres à éclairer quelques points des questions posées devant la justice, et qiC aucune partie ne lui a été retranchée. Dans un examen complet,, des faits, la société est satisfaite, et l'accusé certain qu'on a épuisé tous les moyens propres à lui faire rendre justice. Néanmoins, s'il arrivait que l'accusé fût condamné injustement, on n'aurait point à se reprocher de lui avoir refusé les moyens de compléter sa défense.

Ce qu'il y a encore de bien important, et qui ne peut avoir que des conséquences très graves et sur lequel la société ne doit pas être indifférente, c'est que dans un cas d'empoisonnement, lorsqu'il s'agit de la vie d'un accusé, le témoignage d'un seul médecin aurait suffi pour le faire condamner, comme dans le cas deBarbinas, par exemple, lorsque devant une cour de justice, dans les causes civiles comme dans la plupart des causes criminelles, l'on exige pour établir une preuve le concours des témoignages de deux personnes, au moins, dignes de foi ; car les preuves circonstantielles étant vagues, elles ne pouvaient servir à le faire condamner. Il n'y avait donc que les rumeurs ou soupçons d'empoisonnement contre Barbinas ; c'était tellement le cas que, lors de la première enquête, le Dr. Laforge, dans sa déposition, disait devant le coronaire qu'il était d'opinion que la défunte était morte de mort naturelle, et le verdict fut rendu conformément à cette déclaration.

Lors du procès, les preuves circonstantielles étaient donc insuffisantes et le témoignage du médecin-expert a suffi pour établir la preuve de l'empoisonnement, comme on l'a vu plus haut. Le médecin a donc été le seul qui ait dit que la femme Julie Désilie était morte empoisonnée par l'arsenic ! Etait-il ex-

empt d'erreur? Etant sujet à erreur comme tous les autres hommes, comment expliquer et justifier l'oubli de la cour en rendant son jugement d'après le témoignage du Dr. Larue qui, seul, décidait de l'action de la loi. Lorsqu'il s'agissait de la peine capitale, on aurait dû exiger au moins, comme dans tous les autres cas, le concours de plusieurs témoignages ; et si l'accusé a été sacrifié, je crois qu'on ne le doit qu'à une erreur de jugement; et il faut espérer pour l'honneur de la justice, en Canada, que pareille chose ne se renouvellera plus devant nos tribunaux, que les juges comme les jurés exigeront le concours de circonstances qui ne laisseront aucun doute sur la culpabilité de l'accusé, et que dans l'esprit de la justice tous les moyens auront été épuisés afin d'arriver à la connaissance de la vérité : et la vérité ne pourra être connue qu'à l'aide des connaissances de ^jurisprudence médi* cale. Les hommes de loi comme les médecins devraient donc posséder ces connaissances, et pour les acquérir il faudrait se livrer de bonne heure à l'étude des sciences médico-légales qui sont devenues aujourd'hui indispensables pour les uus comme pour les autres : les premiers sont tous les jours appelés à défendre des accusés, soit pour empoisonnement, viol, attentat à la pudeur, etc., etc., les derniers apportent le concours de leur ministère pour résoudre les questions les plus difficiles, et souvent de leur dé* cision dépend le sort de l'aeccusé. Si ces considérations que je soumets humblement à ceux qui me feront l'honneur de me lire peuvent produire quelques bons résultats, j'en serai très heureux j et les hommes de bonne volonté voudront bien continuer des études qui ne sont qu'à peine commencées pour nous, lorsqu'elles sont ai fortement avancées ail* leurs.

J. Emery-Coderrê.

Montréal, août 1864.

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