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primitive. Encore avons-nous consulté sur ces points délicats plus d'un compatriote du célèbre Prussien.
Pourquoi dissimulerions-nous que nous nous sommes occupé, d'une manière spéciale et personnelle , de cette traduction ? Précédé , dans ce travail , dès l'année 1 796 , par M. Peyer Imhoff , nous avons cru que , si cet écrivain possédait la langue de Rant , il n'était pas suffisamment familiarisé avec la nôtre. La version française que nous devons au jeune littérateur déjà cité, et qui livre les loisirs d'un état laborieux à des études philosophiques , nous a été beaucoup plus utile ; mais nos propres réflexions n'ont pas laissé de nous apprendre qu'elle était encore insuffisante pour donner une véritable idée de l'original. A quelques parties près que nous en avons conservées, la traduction que nous offrons au public , dans ce qui concerne sa rédaction française , est toute entière de notre main. Nous espérons qu'après avoir constamment rendu honneur à la pensée de Kant, nous aurons contribué à la naturaliser parmi nous. Les nobles sentiments qui germent dans
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les âmes , les belles actions qui font passer ceuxci à la réalité de la vie animée , et les heureux essais des arts, par lesquels ils renaissent, soit sur la page des livres , soit sur la pierre et la toile historiques , sont la première et la plus précieuse propriété des peuples ; il n'est permis d'en approcher qu'avec respect. Scrupuleux observateur de cette loi, nous avons donné, à la production du professeur de Rœnigsberg , les soins qu'eût pu attendre de nous celle de notre meilleur ami ; c'est sur leur succès que les lecteurs sont appelés à prononcer, dans leur justice quant à nos intentions , et dans l'indulgence à laquelle ils ont bien voulu nous accoutumer , sous le rapport de nos moyens.
Nous regrettons qu'un arrangement typographique , auquel nous ne saurions apporter d'excuse , puisqu'il provient uniquement de notre faute , ait obligé à placer notre travail particulier, avant celui du célèbre penseur allemand, qui devait naturellement prendre sur nous la préséance. On y suppléera à la lecture, en rétablissant l'auteur des Considérations sur lé sentiment duBES.ii et du sublime , dans un droit
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de priorité dont il nous appartenait moins qu'à tout autre , de dépouiller le second fondateur de la philosophie germanique.
Une traduction de l'ouvrage de Rant, que nous avons pris pour sujet de nos propres méditations, est mise au jour, en même temps que nous pubUons ce volume : c'est dire que nous avons perdu le droit de la juger; ce droit est passé au tribunal devant lequel nous comparaissons nous-méme.