‹ Examen philosophique des considerations sur le sentiment du sublime et du beaux d'Emmanuel KantChapitre 27 sur 34 · DES DISPOSITIONS PERSONNELLES · texte numérisé non relu

DES DISPOSITIONS PERSONNELLES

tremblante des étoiles perce les ombres de la nuit, et qu'au milieu de cette pause de la nature , l'orbe de la lune est suspendu à l'horizon. Le jour brillant , tout en excitant à l'activité , inspire un sentiment de joie. Le sublime émeut. Le beau charme. La figure de l'homme , dans le moment où il est dominé par le sentiment du sublime , est grave et sérieuse, quelquefois fixe et étonnée : au contraire , le vif sentiment du beau s'annonce par un éclat extraordinaire dans les y eux, par le sourire, et souvent par une allégresse incapable de se dissimuler. Le sublime luimême se divise en différentes espèces. Le sentiment qu'il cause est quelquefois accompagné d'horreur ou de mélancolie; dans quelques cas , seulement d'une admiration tranquille , et, en d'autres, d'une idée de richesse , pourvu que cette dernière semble se répandre sur un plan large. J'appellerai le premier le sublime effrayant^ le second le noble^ et le troisième Ze magnifique. Une profonde solitude est sublime, mais d'une manière qui tient de la terreur (i);

(i) Je ne veux donner qu'un seul exemple de l'effroi imposant et du frissonnement que peut provoquer la description d'une solitujde absolue. Dans ce dessein je vais placer ici un extrait du songe de Carazan: Ce riche avare,

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