‹ Examen philosophique des considerations sur le sentiment du sublime et du beaux d'Emmanuel KantChapitre 9 sur 34 · PREFACE. XIX · texte numérisé non relu

PREFACE. XIX

de nous être défavorables. Dans sa Critique du jugement y\\ dit d'une manière expresse (i): que ridée du beau naît , en nous, d'un jugement | f de réflexion ; ailleurs, que la forme en est pré- '/ cise et déterminée , que cette forme doit toujours répondre aune destination ; que la quantité en est une partie intégrante ; qu'il fait un appel direct à une sensation de plaisir; et que, si le SUBLI3IE vient nous remuer jusque dans les profondeurs de notre ame, où réside sa source mystérieuse, le beau au contraire existe par soi, et résulte de la nature même de l'objet qui en réveille le sentiment.

L'auteur des Considérations a bien plus négligé cette fois de flatter le goût des idéalistes; nous nous félicitons , malgré cet oubli , de ce

(i) Pulchrum naturae formam spectat rei objectae, quae

cernitur in finitione in pulchro directe inest sensus pro-

movendàe vitae pulchritudincm naturae dicemus , in se se

consistentem , convenientiam in forma sua continere , quâ res objecta facultati judicandi nostrae quasi praedeterminata videatur, atque ita perse rem esse complacentiae obnoxiam... pulchritudinis ratio extra nos quaerenda, sed sublimitatis

solum in nobis modoque cogitandi etc., etc.

Immanuelis Kantii Opéra y volumen III, apag. 209

usque adpag. '272. Lipsiœ.

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